Une assistante sociale aide les femmes athlètes du club d’Al-Wehda

Mada Bazaid, assistante sociale, a été récemment engagée par le club saoudien de football Al-Wehda afin d’aider les athlètes à exploiter leur potentiel et à atteindre leurs objectifs. (Photo Fournie)
Mada Bazaid, assistante sociale, a été récemment engagée par le club saoudien de football Al-Wehda afin d’aider les athlètes à exploiter leur potentiel et à atteindre leurs objectifs. (Photo Fournie)
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Publié le Mardi 01 septembre 2020

Une assistante sociale aide les femmes athlètes du club d’Al-Wehda

  • Mada Bazaid, assistante sociale, a été récemment engagée par le club saoudien de football Al-Wehda afin d’aider les athlètes à exploiter leur potentiel et à atteindre leurs objectifs
  • Bazaid, titulaire d’une maîtrise de sociologie, est la première femme recrutée par un club de football professionnel en Arabie saoudite

LA MECQUE: Voilà qu’une nouvelle voix féminine, qui s’est consacrée à la promotion de la santé et du bien-être des sportives, rejoint un club de football pour guider et soutenir ses athlètes.

Mada Bazaid, assistante sociale, a été récemment engagée par le club saoudien de football Al-Wehda afin d’aider les athlètes à exploiter leur potentiel et à atteindre leurs objectifs. Bazaid fait désormais partie du conseil d’administration du club.

Son travail consistera à améliorer le statut de la célèbre association sportive saoudienne  et à attirer de nouveaux membres qui l’aideront à progresser et à se développer.

Le sport constitue souvent un moyen de capter l’attention de la société en mettant en avant des causes sociales, ainsi qu’un outil pour promouvoir la santé. Pourtant, il est nécessaire de canaliser toutes les énergies afin de créer un changement. À présent, les assistantes sociales ont la possibilité de contribuer à ce changement, avec le soutien et la collaboration de différents acteurs de la communauté sportive.

Bazaid, titulaire d’une maîtrise de sociologie, est la première femme recrutée par un club de football professionnel en Arabie saoudite. On attend de son travail qu’il provoque des transformations sociales et psychologiques au cours des prochains jours. Cette décision illustre le rôle positif que jouent les femmes dans plusieurs secteurs, dont le sport. Elle montre aussi les efforts déployés par le Royaume pour l’autonomie des femmes.

Dans un entretien avec Arab News portant sur l’impact du service social sur le sport, Bazaid a affirmé qu’il favorisait le développement de la société et l’expansion des activités. « Le sport est l’un des secteurs où la présence des assistantes sociales est primordiale. Elles aident les joueurs à atteindre un équilibre psychologique et social en recourant à des méthodes professionnelles avancées », précise Bazaid.

L’assistante sociale a évoqué les plus grand défis et les plus grands obstacles qu’elle a rencontrés, en tant que femme saoudienne, ainsi que les moyens qui lui ont permis de les surmonter.

Les Saoudiennes ont atteint des stades très avancés dans plusieurs domaines

« Les Saoudiennes ont atteint des stades très avancés dans plusieurs domaines. Le rejet et l’acceptation sont des phénomènes tout à fait naturels. Cependant, les Saoudiennes ont fait preuve de beaucoup de persévérance. La Vision 2030 du Royaume exige la participation de toutes les composantes de la société sur le marché du travail, surtout lorsque nous parlons d’une société vitale au sein de laquelle les hommes comme les femmes doivent œuvrer afin de répondre à ses aspirations », souligne Bazaid.

Interrogée sur les moyens de créer un équilibre entre les deux sexes dans le monde du sport, Bazaid a signalé que l’idée de créer des groupes d’âges au sein du club Al-Wehda pouvait aider à « former des joueurs exceptionnels, dans un environnement sûr ». Elle ajoute: « Mon rôle en tant qu’assistante sociale des différents groupes d’âge sera de rappeler les objectifs du travail social, thérapeutique, préventif, et relatif au développement. »

La participation des Saoudiennes au monde du sport ne se limite pas aux terrains, aux bancs ou à l’administration. Avec cette décision, les assistantes sociales apparaissent comme de nouvelles actrices qui veillent à intégrer le travail social à toutes les dimensions de l’activité sportive, pour le bien-être des individus et de la société. Cela permet d’attirer l’attention sur les besoins et les défis des athlètes, de développer leurs points forts et de leur proposer des conseils psychologiques, si nécessaire.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".