Un collectionneur saoudien de voitures classiques ouvre au cœur du désert un chapitre d'histoire

Le Dr Nasser Al-Massari, universitaire saoudien et ancien attaché culturel auprès des États-Unis, transforme son amour et sa passion pour les voitures classiques en un musée privé dans sa maison de Riyad. (Photos AN par Yazeed Alsamrani)
Le Dr Nasser Al-Massari, universitaire saoudien et ancien attaché culturel auprès des États-Unis, transforme son amour et sa passion pour les voitures classiques en un musée privé dans sa maison de Riyad. (Photos AN par Yazeed Alsamrani)
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Le Dr Nasser Al-Massari, universitaire saoudien et ancien attaché culturel auprès des États-Unis, transforme son amour et sa passion pour les voitures classiques en un musée privé dans sa maison de Riyad. (Photos AN par Yazeed Alsamrani)
Le Dr Nasser Al-Massari, universitaire saoudien et ancien attaché culturel auprès des États-Unis, transforme son amour et sa passion pour les voitures classiques en un musée privé dans sa maison de Riyad. (Photos AN par Yazeed Alsamrani)
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Le Dr Nasser Al-Massari, universitaire saoudien et ancien attaché culturel auprès des États-Unis, transforme son amour et sa passion pour les voitures classiques en un musée privé dans sa maison de Riyad. (Photos AN par Yazeed Alsamrani)
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Publié le Mercredi 11 août 2021

Un collectionneur saoudien de voitures classiques ouvre au cœur du désert un chapitre d'histoire

  • C'est à Los Angeles en pleine effervescence des années 1980, que Nasser Al-Massari a commencé à construire sa collection de 36 voitures, dont une Cadillac de 1946
  • Il ne s'agit pas d'une automobile, mais de l'histoire de son concepteur, de son fabricant et de la personne qui l'a achetée

LA MECQUE : Pour certains amateurs de voitures, collectionner des voitures est bien plus qu'un passe-temps. Beaucoup d'entre eux souhaitent ainsi préserver des objets qui semblent figés dans le temps.

Toute voiture classique représente un chapitre d'un livre qui retrace une histoire. Il ne s'agit pas d'une automobile, mais de l'histoire de son concepteur, de son fabricant et de la personne qui l'a achetée.

Mais c'est aussi une histoire de survie: cela fait des décennies que l'industrie automobile produit des voitures plus rapides, moins chères et plus économiques, sans que celles-ci ne possèdent les particularités des véhicules classiques.

Les voitures classiques ont été créées à l'ère analogique, à l’époque où les concepteurs se servaient de crayon et de papier pour dessiner des silhouettes élégantes et des lignes fluides. Ces créations sont difficiles à reproduire dans le monde du design informatisé dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Le Dr Nasser Al-Massari est un universitaire saoudien à la retraite. Il a transformé son amour et sa passion pour les voitures classiques en un musée privé dans sa maison de Riyad. Il y expose avec fierté une collection de 36 véhicules classiques provenant des quatre coins du monde, pour une valeur de 6,7 millions de dollars.

Dans un entretien accordé à Arab News, il raconte que sa plus ancienne voiture remonte à 1929, et que la plus nouvelle a été fabriquée en 1979. Ses voitures sont pour la plupart de fabrication américaine. Il les répare et les restaure lui-même, et accueille chaque semaine les amateurs de voitures classiques de Riyad, la capitale du Royaume.

Sa passion pour les voitures classiques remonte à l'année 1978. Cette année-là, il n'avait que 19 ans et il dirigeait l'entreprise de son père à Florence, en Italie. Là-bas, il a assisté à la célèbre course Mille Miglia de voitures classiques et anciennes. Et là, coup de foudre!

FAITS MARQUANTS

  • Sa plus ancienne voiture remonte à 1929, et la plus nouvelle a été fabriquée en 1979. Ses voitures sont pour la plupart de fabrication américaine. Il les répare et les restaure lui-même, et accueille chaque semaine les amateurs de voitures classiques de Riyad, la capitale du Royaume.

 

  • Sa passion pour les voitures classiques remonte à l'année 1978. Cette année-là, il n'avait que 19 ans et il dirigeait l'entreprise de son père à Florence, en Italie. Là-bas, il a assisté à la célèbre course Mille Miglia de voitures classiques et anciennes. Et là, coup de foudre!

 

  • M. Al-Massari évoque avec humour son passe-temps comme étant « la folie de la chasse aux voitures de luxe », qui l'a amené à se servir du garage de son voisin pour entreposer les véhicules qu'il achetait et ce, pendant son séjour à Los Angeles.

« La beauté des voitures était exceptionnelle ; leurs silhouettes et la finition étaient incroyables. Elles possédaient une beauté particulière », explique-t-il.

En 1983, M. Al-Massari se rend aux États-Unis après avoir obtenu une bourse de l'université du roi Saud pour préparer sa maîtrise à San Diego, en Californie. Un an plus tard, il achète sa première voiture au prix de 4 600 dollars : une Cadillac série 62 de 1946. Il a conduit cette beauté depuis Denver, dans le Colorado, jusqu'à San Diego.

En 1989, il obtient un doctorat et un diplôme de l'université de Californie à Los Angeles. Il peut développer sa collection de voitures grâce à son séjour à Los Angeles au début des années 1980; à l’époque, cette ville passait pour le terrain de jeu des acteurs et des stars d'Hollywood et un centre commercial et industriel. M. Al-Massari évoque avec humour son passe-temps comme étant « la folie de la chasse aux voitures de luxe », qui l'a amené à se servir du garage de son voisin pour entreposer les véhicules qu'il achetait et ce, pendant son séjour à Los Angeles.

« Aux États-Unis, les boursiers ont toujours des passe-temps en dehors de leurs études. Certains aimaient faire de la natation, de la randonnée, de la course à pied et bien d'autres sports. Ma passion était de collectionner les voitures classiques, et cette passion l'emportait sur tous les sports ou passe-temps », explique-t-il.

Cela fait plus de 30 ans que M. Al-Massari achète et vend des voitures pour étoffer et renouveler sans cesse sa collection. Il a toutefois gardé 36 véhicules particulièrement exclusifs et rares, parmi lesquels figurent des voitures qui sont les dernières à survivre d'une flotte ou d'une série.

« Impossible de dire quelle voiture je préfère. C'est comme si vous me demandiez lequel de mes enfants j'aime le plus. Mais si je dois choisir une seule voiture de ma collection, je choisirais la Cadillac Boattail Speedster de 1929. Il en reste une seule au monde, et elle n'est pas à vendre », précise-t-il avant d'ajouter que « c'est la crème de la crème des automobiles ».

 « J'avais 15 ans lorsque j'ai acheté ma première voiture et je m'y suis attaché. Je n'hésitais pas à réparer le moindre dysfonctionnement ; c'est de là qu'est née cette passion, à mon avis ».

 

Dr. Nasser Al-Massari

 

Si le dessus du panier de la collection de M. Al-Massari n'est autre que la Cadillac à deux places de couleur bleu étain et bleu marine, son parc de voitures qui trône dans un garage spacieux de 2 000 m² abrite aussi un assortiment impressionnant de Buick, Willys, Fiat, Chrysler, Chevrolet et Corvette. Parmi les voitures remarquables figurent également une Ford Thunderbird rose de 1956 et une Cadillac Séville, qu'il a achetée à Grandeur Motorcar Company, en Floride, et dont il n'existe que 20 exemplaires.

Sa collection laisse entrevoir sa préférence pour la Cadillac. « Comme j'ai vécu aux États-Unis pendant de longues années, je peux dire que la Cadillac est la Rolls Royce des voitures américaines, c'est une voiture formidable », explique M. Al-Massari.

Retraité au terme d'une longue carrière universitaire, il se passionne pour les pièces rares, mais aussi pour les détails fascinants qui caractérisent chaque véhicule. Comme la plupart des objets modernes, les voitures contemporaines ne suscitent pas forcément un intérêt personnel chez lui.

En effet, les voitures modernes utilisent de plus en plus le numérique, elles sont fabriquées en grand nombre et comportent des pièces que l'on ne peut pas retravailler, ce qui déplaît à M. Al-Massari.

« Plus la voiture est rare, mieux c'est. Je raffole de regarder sous le capot, de bricoler et de réparer les voitures, s’il le faut. J'aime leur redonner la splendeur d'antan, les entretenir et coopérer avec une équipe. J'aime retrousser mes manches et travailler moi-même. Il est parfois difficile de trouver les pièces de rechange –  plus le modèle est ancien, plus elles se font rares – mais grâce aux bases de données, aux communautés, aux sociétés, aux groupes et aux clubs qui sont disponibles un peu partout sur Internet, vous trouverez tôt ou tard les pièces souhaitées », affirme-t-il.

« J'avais 15 ans lorsque j'ai acheté ma première voiture et je m'y suis attaché. Je n'hésitais pas à réparer le moindre dysfonctionnement ; je crois que c'est de là qu'est née cette passion ».

Même s'il a acheté un nombre infini de voitures classiques rares, M. Al-Massari raffole toujours d'acheter une belle voiture de collection.

Il confie à Arab News qu'il guette sans relâche les ventes aux enchères de voitures dans le monde entier et surveille de près la fluctuation des prix. Il souhaite par ailleurs convertir sa collection en un véritable actif, à l'instar de l'immobilier et des actions. L'objectif de M. Al-Massari est aujourd'hui de posséder 50 voitures, à condition qu'elles fassent partie des voitures les plus rares au monde. Toutefois, il se heurte à une concurrence acharnée.

« Acheter des voitures de collection rares représente une concurrence ardue, notamment avec les amateurs de voitures aux quatre coins du monde, sans oublier les commerçants et les riches. Des voitures qui valent 500 000 dollars sont susceptibles de passer subitement à plus de 2 millions de dollars en raison de la concurrence », précise-t-il.

Par ailleurs, M. Al-Massari envisage de transformer son garage en un musée officiel une fois qu'il aura obtenu les autorisations requises. Depuis 2014, les personnes qui se rendent au marché de Granada à Riyad ont la chance de contempler les plus belles voitures de la collection d'Al-Massari ; avec un groupe de passionnés de voitures classiques du nom de « Cars and Coffee »,  il présente ses belles voitures au marché tous les vendredsi matin.

Je fais toujours un tour avec mes voitures une fois par semaine. Les voitures sont faites pour qu'on les conduise, pas pour qu'on les expose », dit-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".