THE ROUNDUP:  pleins feux sur la culture pop de toute la région

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Publié le Samedi 04 septembre 2021

THE ROUNDUP:  pleins feux sur la culture pop de toute la région

  •  «Je voulais faire deux choses avec ce disque: faire le pont entre les cultures du Levant et du CCG et mettre en valeur le lyrisme du rap arabe», déclare Hass à Arab News
  • Ali al-Saeed voulait essayer quelque chose de nouveau qui n'était pas lié à lui ou à Museland en général, pour tenter de toucher un nouveau public

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Le producteur exécutif Big Hass livre une version brillante du hip-hop arabe sur ce nouvel opus avec cinq MC du Levant et du CCG: les rappeurs jordano-palestiniens Shouly et ElFar3i, Edd Abbas du Liban, Maysa Daw de Palestine et Blvxb de l'Arabie saoudite. Chacun des rappeurs interprète son propre couplet sur un rythme créé par le producteur Rayan, basé aux Émirats arabes unis.

«Je voulais faire deux choses avec ce disque: faire le pont entre les cultures du Levant et du CCG et mettre en valeur le lyrisme du rap arabe», déclare Hass à Arab News. «Le rap arabe est vraiment en plein essor en ce moment et il recèle beaucoup d'ambiance et de mélodie, ce qui est vraiment beau, mais je voulais montrer un autre angle.»

«Les quatre garçons ont d'abord enregistré leurs couplets et je souhaitais une voix féminine, mais je ne voulais pas n’importe qui, je voulais mettre en avant un vrai talent et un vrai lyrisme. Alors j'ai appelé Maysa et j'ai dit: “Pouvez-vous casser ce rythme?” Et c'est exactement ce qu'elle a fait, poursuit-il. Elle l'a chamboulé.»

En plus de combler le fossé GCC/Levant, les MC sont également à cheval sur les générations: Abbas et El-Far3i sont tous deux des chevronnés de la scène hip-hop arabe, Daw fait partie des pionniers du hip-hop DAM depuis plusieurs années, tandis que Shouly et Blvxb sont relativement de nouveaux venus.

«Blvxb est, à mon avis, l'un des meilleurs artistes de la région arabe en ce moment», déclare Hass à propos de ce dernier. «Je le respecte en tant que personne, je le respecte en tant qu'artiste. Il s’est bâti une base de fans à partir de rien. En termes de hip-hop, l'Arabie saoudite est tellement axée sur la vieille école; il est arrivé avec cette nouvelle mentalité. Je voulais donc montrer qu'il peut rivaliser avec les meilleurs d'entre eux.»

Le morceau est distribué par la société américaine Empire qui travaille avec Snoop Dogg et Kendrick Lamar et, jusqu'à présent, l’accueil a été, selon Hass, «magnifique».

«J'ai remarqué deux choses: premièrement, le jeune public adore le fait qu'il y a des paroles dans le rap arabe. Deuxièmement: les rappeurs ont fait plus d'adeptes à cause du tapage médiatique autour du disque», dit-il. «Je suis très honoré et très fier.»

LE DISQUAIRE TASJEELAT

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Le jardin Andalus de Manama abrite le plus récent disquaire de la région, Tasjeelat. Le fondateur Ali al-Saeed – également l'homme derrière le label indépendant Museland Records – déclare à Arab News que lorsque la pandémie de Covid-19 a mis fin aux spectacles en direct, il a secrètement commencé à vendre des disques en ligne, via Instagram, sans que personne ne sache qui était derrière ce projet. Il voulait essayer quelque chose de nouveau qui n'était pas lié à lui ou à Museland en général, pour tenter de toucher un nouveau public. Dans tout ce qu’il fait, il cherche toujours à créer un environnement authentique qui encourage l'expérimentation, la découverte et l'engagement. Tasjeelat n'est pas différent. Il veut que ce soit plus qu'un simple magasin de disques - un endroit qui peut également accueillir des sessions et des événements intimes à petite échelle.» La réponse jusqu'à présent a été bonne. «Ce fut un plaisir de voir de nombreux habitants se présenter au magasin, parler de musique, poser des questions sur les platines, et les musiciens et autres artistes passer et simplement échanger», déclare Al-Saeed. «Je plaisante en disant que Tasjeelat est un endroit de fous de musique pour les fous de musique.»

 

FAHAD ABDULAZIZ ALOUDAH

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Le photographe saoudien était l'un des quatre lauréats du concours de photos Instagram du Hamdan ben Mohammed ben Rashid al-Maktoum International Photography Award (HIPA), basé à Dubaï, dont le thème était «Nostalgie». Le secrétaire général de la HIPA, Ali ben Thaith, déclare dans un communiqué de presse: «La nostalgie peut nous faire sourire de joie ou de tristesse en même temps. C'est un thème tellement puissant. Cette image prise à Trinidad à Cuba, en juin 2019, a permis a Aloudah de l’emporter. «Cet homme est un ex-militaire», explique-t-il. «Il est fier des médailles qui lui ont été décernées pour ses engagements militaires.»

 

IDREESI

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Le chanteur et producteur jordanien a sorti le mois dernier «Amman», un nouveau single de son prochain album Wall of Sounds. Le morceau synthpop marque un tournant par rapport à son premier single acoustique «Lahjur Wesalik». Malgré le rythme pop, cependant, «Amman» n'est pas nécessairement un morceau feel-good. C'est, dit Idreesi dans un communiqué de presse, une chanson sur «la fausse ville de béton dans laquelle nous vivons et les gens hypocrites et superficiels qui nous entourent. Il s'agit de rentrer dans le moule de ce que pour les autres nous devrions être afin de maintenir la paix – toute cette pression finit par nous peser trop lourdement.»

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".