L'héritier du tsar se marie, cent quatre ans après la révolution

La cérémonie s'est tenue dans l'imposante cathédrale Saint-Isaac, en plein coeur de l'ancienne capitale impériale, Saint-Pétersbourg. (Photos AFP)
La cérémonie s'est tenue dans l'imposante cathédrale Saint-Isaac, en plein coeur de l'ancienne capitale impériale, Saint-Pétersbourg. (Photos AFP)
Deux couronnes ont été brièvement maintenues au-dessus des têtes des futurs époux, conformément à la tradition orthodoxe. Plusieurs jeunes femmes en tenues traditionnelles russes ont porté la queue de la robe de la mariée, sur laquelle étaient brodées les armoiries tsaristes.
Deux couronnes ont été brièvement maintenues au-dessus des têtes des futurs époux, conformément à la tradition orthodoxe. Plusieurs jeunes femmes en tenues traditionnelles russes ont porté la queue de la robe de la mariée, sur laquelle étaient brodées les armoiries tsaristes.
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Publié le Samedi 02 octobre 2021

L'héritier du tsar se marie, cent quatre ans après la révolution

  • Le grand-duc Gueorgui Romanov, 40 ans, a pris pour épouse l'Italienne Rebecca Bettarini, 39 ans, dans l'imposante cathédrale Saint-Isaac à Saint-Pétersbourg
  • Le dernier mariage impérial d'un héritier des Romanov était celui du tsar Nicolas II et de la tsarina Alexandra, il y a 127 ans
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Les futurs époux se sont avancés à l'intérieur de l'édifice avec chacun un cierge à la main, devant des prêtres orthodoxes habillés d'or.

 

C'est une première en Russie depuis la révolution de 1917: un héritier du dernier tsar, exécuté par les bolchéviques, s'est marié vendredi à Saint-Pétersbourg en présence de plusieurs têtes couronnées venues de toute l'Europe.

Le grand-duc Gueorgui Romanov, 40 ans, a pris pour épouse l'Italienne Rebecca Bettarini, 39 ans. La cérémonie s'est tenue dans l'imposante cathédrale Saint-Isaac, en plein coeur de l'ancienne capitale impériale.

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Selon les organisateurs, 1500 personnes étaient invitées, notamment la reine Sofia d'Espagne, le roi déchu de Bulgarie Siméon II et sa femme Margarita, la princesse Léa de Belgique, ainsi que d'autres représentants de familles royales européennes.

 

Les futurs époux se sont avancés à l'intérieur de l'édifice avec chacun un cierge à la main, devant des prêtres orthodoxes habillés d'or.

L'héritier du tsar, fine barbe grise et regard confiant, est apparu en costume noir et veston jaune. Sa promise était, elle, vêtue d'une longue robe blanche portant les armoiries de l'empire russe brodées en fil d'or.

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La grande duchesse Maria Vladimirovna Romanova.

 

Deux couronnes ont été brièvement maintenues au-dessus de leurs têtes, conformément à la tradition orthodoxe. Plusieurs jeunes femmes en tenues traditionnelles russes ont porté la queue de la robe de la mariée, sur laquelle étaient brodées les armoiries tsaristes.

Selon les organisateurs, 1500 personnes étaient invitées, notamment la reine Sofia d'Espagne, le roi déchu de Bulgarie Siméon II et sa femme Margarita, la princesse Léa de Belgique, ainsi que d'autres représentants de familles royales européennes.

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, et son mari, Gauthier Destenay, sont également conviés, de même que la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Parmi les invités, certains portaient des fourrures, tandis que d'autres étaient en uniforme cosaque, parés de médailles. Avant la cérémonie religieuse, un mariage civil avait eu lieu à Moscou la semaine dernière.

Le porte-parole de Vladimir Poutine a toutefois précisé à la presse que le président russe "ne prévoit pas de féliciter les jeunes mariés". "Ce mariage n'est lié en rien à notre agenda", a tranché Dmitri Peskov.

Galina Bobrova, une habitante de Saint-Pétersbourg, observait vendredi matin avec curiosité l'arrivée des premiers invités devant la cathédrale Saint-Isaac, où sont présents des dizaines de journalistes.

"Je leur souhaite d'être heureux. Bien sûr, la monarchie fait partie de notre passé mais c'est intéressant", a-t-elle affirmé à l'AFP.

Le dernier mariage en Russie d'un héritier des Romanov était celui du tsar Nicolas II et de l'impératrice Alexandra, il y a 127 ans.

Né à Madrid et diplômé d'Oxford, Gueorgui Romanov est le fils de la grande-duchesse Maria Romanova, la petite fille du grand-duc Kirill.

Ce dernier était le cousin de Nicolas II, le dernier tsar de la dynastie des Romanov, qui a régné plus de 300 ans en Russie jusqu'à la révolution de février 1917.

Le monarque avait été fait prisonnier par les bolchéviques puis fusillé, un an plus tard, dans l'Oural, avec sa femme l'impératrice Alexandra, leurs quatre filles et leur fils.

Enterrés après leur exécution dans un lieu longtemps tenu secret par le pouvoir soviétique, leurs corps et ceux de leurs enfants ont été transférés en 1998 dans la cathédrale Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg.

Ils ont ensuite été canonisés en 2000 par l'Eglise orthodoxe russe, et reconnus officiellement en 2008 comme victimes du bolchevisme par la justice.

Le grand-duc Gueorgui Romanov, qui a vécu la majeure partie de sa vie en France, comme de nombreux anciens membres de la famille royale russe, a rencontré sa fiancée à Bruxelles, où ils travaillaient ensemble pour les institutions européennes.

Pour lui, Rebecca Bettarini, fille d'un diplomate, s'est convertie à l'orthodoxie et a été rebaptisée Victoria Romanovna.

Installé à Moscou depuis trois ans, près du Kremlin, le grand-duc affirme se consacrer à des projets caritatifs.

Dans une interview au média russe Fontanka publiée mercredi, il a expliqué avoir choisi de se marier à Saint-Pétersbourg pour "beaucoup de raisons": cette ville, a-t-il affirmé, est "l'histoire de la Russie, l'histoire de la maison Romanov".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".