Des balises à laser près des sources d’eau dans le désert du Néfoud pour guider les voyageurs

Des balises au laser seront mises en place pour que quiconque se perd la nuit dans le désert puisse voir sa lumière et savoir où trouver de l'eau. (Photo fournie)
Des balises au laser seront mises en place pour que quiconque se perd la nuit dans le désert puisse voir sa lumière et savoir où trouver de l'eau. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 08 octobre 2021

Des balises à laser près des sources d’eau dans le désert du Néfoud pour guider les voyageurs

  • La première des onze balises à énergie solaire a été allumée la semaine dernière, les autres devant être opérationnelles au cours des prochaines semaines
  • En 2020, 142 personnes se sont perdues dans le désert, 28 ont perdu la vie, et 14 sont toujours portées disparues

RIYAD: Pour les voyageurs qui se perdent dans le désert, la dure épreuve consistant à trouver un lieu sûr et de l'eau peut souvent mal tourner. Afin d’éviter de tels scénarios, une nouvelle initiative saoudienne a prévu de créer des balises et des refuges pour ceux qui sont perdus dans le désert.

Le vaste désert de Néfoud, au nord du Royaume, est connu pour ses rares sources d'eau. Débutants ou personnes aguerries peuvent se perdre dans ses immenses étendues arides. Même avec de solides techniques de survie, le désert peut se révéler être un lieu froid et dangereux.

Mohammed Fohaid al-Sohaiman al-Rammali, militant écologiste et explorateur, est à l’origine de  l’initiative consistant à placer des balises à laser près des sources d'eau dans le désert, après avoir fait l’expérience de plusieurs tentatives de sauvetage dans la région au nord de Haïl.

«De nombreuses personnes ont perdu la vie dans le désert à proximité des points d’eau, parce qu'ils ne savaient pas qu’ils en étaient proches», explique-t-il à Arab News. Avec l'aide d'une entreprise spécialisée, sous l’égide du ministère de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Eau, la première des onze balises lumineuses à énergie solaire a été allumée la semaine dernière, les autres devant être opérationnelles au cours des prochaines semaines. Quiconque est perdu dans la nuit pourra donc retrouver un point d’eau.

L’initiative de ce militant a attiré l'attention de l'un des plus importants hommes d'affaires de la région, qui investira suffisamment d'argent pour mettre en place cent balises entre Haïl et Jouf. Le vaste paysage saoudien est composé de divers environnements naturels – notamment des montagnes et des vallées –, mais compte une majorité de déserts sablonneux et rocheux.

Le Royaume possède trois déserts importants. Le Rub al-Khali ou «Quart vide», le plus grand de la péninsule, s'étend sur la plupart des régions du sud-est et du sud du pays, et couvre près de 650 000 km². Pour sa part, le Néfoud, connu localement sous le nom de «Grand Néfoud» couvre environ 64 000 km² de la région nord du Royaume.

Les équipes de recherche et de sauvetage se sont lancées depuis des années dans d'innombrables missions de sauvetage dans les vastes déserts saoudiens. Les personnes les plus chanceuses ont été secourues dans les 24 heures, mais d'autres ont péri, incapables de trouver des points d’eau.

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En juillet dernier, Dhouwaihi Hamoud al-Ajalin a disparu à Wadi al-Dawasir, au sud de Riyad. Après trois jours de recherche, il a été retrouvé à quelques mètres de son camion, inanimé, et prosterné en position de prière. Il était âgé de quarante ans et remplissait sa voiture de bois pour sa famille. Le cas d'Al-Ajalin est un exemple parmi des centaines d’autres.

Selon un rapport publié par Enjad, une équipe de volontaires de recherche et de sauvetage, l'année dernière, plus de 13 000 véhicules ont été signalés comme étant perdus dans les déserts, dont 7 395 dans la région de Riyad, 2 098 à Qassim, 1 335 dans la province orientale, 637 à Haïl et 20 à Jouf.

Parmi les 142 personnes qui se sont perdues dans le désert, 28 ont perdu la vie, et 14 sont toujours portées disparues.

Le Dr Abdelaziz Alshaibani, vice-ministre de l'Eau au ministère de l'Environnement, de l'Eau et de l'Agriculture, a affirmé à Arab News que les points d’eau avaient été marqués de manière à pouvoir être facilement repérés et atteints. Il a ajouté que le ministère cherchait à s'assurer que les balises étaient installées dans les zones les plus reculées, et s'engageait à veiller à leur bon fonctionnement. 

Enfin, le ministre a déclaré que la profondeur des puits d'eau concernés variait d'un endroit à l'autre, mais que le forage ciblait généralement les réservoirs les plus prolifiques du sous-sol. «La profondeur des puits varie de 150 à 1 500 mètres, et les travaux de surface couvrent généralement une superficie d'environ 60 mètres sur 60», a-t-il expliqué.

«Les procédures de maintenance seront exécutées conformément aux contrats signés. Seront présents sur les sites un gardien de projet, un opérateur, une quantité suffisante de carburant, avec des visites régulières effectuées par les contrôleurs.»

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Il a souligné que depuis 2018, le ministère utilisait des signaux à fréquence rouge au-dessus des réservoirs d'eau et des tours pour aider à protéger les installations et guider les voyageurs.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.