Dubai a l’honneur chez Assouline

Le "Dubaï Frame" vu par le photographe Bachir Moukarzel
Le "Dubaï Frame" vu par le photographe Bachir Moukarzel
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Publié le Vendredi 12 novembre 2021

Dubai a l’honneur chez Assouline

  • Au départ une oasis du désert d’Arabie et une ville portuaire développée autour de la pêche, de la plongée perlière et du commerce maritime, Dubaï est aujourd’hui l'une des métropoles les plus importantes du Moyen-Orient
  • Première marque de luxe dédiée à la culture, Assouline est partie de la conviction qu'un livre savamment conçu, avec un contenu visuel de grande qualité, peut ouvrir le regard et l’esprit

BEYROUTH : Plus qu’une maison d’édition, Assouline est une marque de luxe dédiée au livre d’art et à tout ce que le monde peut offrir de plus exclusif et de plus beau. Cet automne, Assouline publie un ouvrage dédié à Dubai : « Dubaï Wonder ».

Le récit est signé Myrna Ayad et les photos originales sont, entre autres, de Bachir Moukarzel, ShuGa, Adam Browning-Hill,Francesco Luigi Scotti, Hugh Sitton, AlvertArt, Ausra Osipaviciute et Liv Friis-Larsen. Certaines illustrations sont également offertes par les grandes institutions hospitalières et touristiques de Dubaï, telles que le One&Only Royal Mirage, Cipriani Dolci, Atlantis The Palm, Buddha Bar, Jumeirah Hotels &Resorts, ou Caesar’s Palace Dubaï. Cette énumération donne à elle seule une idée du contenu : un ville et son âme, un voyage, une fête, serrés entre les pages d’un livre d’exception.

Vue aérienne de Dubaï par Charbel Moukarzel
Vue aérienne de Dubaï par Charbel Moukarzel

Une ligne d’horizon où culmine la plus haute tour du monde

Au départ une oasis du désert d’Arabie et une ville portuaire développée autour de la pêche, de la plongée perlière et du commerce maritime, Dubaï est aujourd’hui l'une des métropoles les plus importantes du Moyen-Orient. Cette ville-émirat est la plus peuplée des sept émirats réunis par le fondateur Cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyan en 1971.  Grâce à la vision contemporaine de son gouvernement, ("Dubaï ne se contentera jamais que de la première place », a un jour déclaré Cheikh Mohammed ben Rashid Al Maktoum, vice-président et premier ministre des Émirats arabes unis et souverain de Dubaï), Dubaï s’est développée de manière exponentielle, prenant au fil du temps l’aspect d’une ville futuriste redessinée par des stars de l'architecture telles que Zaha Hadid, Foster + Partners ou Santiago Calatrava. Le long de sa ligne d’horizon culmine la tour la plus haute du monde, Burj Khalifa; le géant Dubai Mall ; l'hôtel sept étoiles Burj Al Arab et, extravagance ultime,  l'aéroport international de Dubaï.

Une fillette éblouie par l'aquarium géant de l'Atlantis, The Palm (©Atlantis The Palm)
Une fillette éblouie par l'aquarium géant de l'Atlantis, The Palm (©Atlantis The Palm)

Quartiers méconnus et repères historiques

En feuilletant Dubai Wonder, le lecteur visitera cette ville à travers ses repères historiques et découvrira diversité culturelle et ses quartiers singuliers, notamment Deira, qui abrite le Khor Dubai, la crique dédiée à la plongée et la pêche aux perles sur laquelle l'économie de Dubaï s'est appuyée pendant plusieurs décennies; Al Quoz, le cœur culturel de la ville, centre financier international de Dubaï, et Jumeirah, un quartier en grande partie résidentiel doté, le long de sa côte, des stations balnéaires les plus remarquables de l'émirat.

Cette visite, au fil des pages, nous entraînera vers la scène artistique en plein essor de Dubaï, la foire Art Dubaï et l'avenue Alserkal, un groupe d'entrepôts accueillant des galeries d'art. Dubai Wonder emmène également le lecteur à l'intérieur de la spectaculaire Expo 2020 Dubaï, la plus grande foire internationale de l'histoire, qui a ouvert ses portes en octobre 2021. Centre d'innovation et de premières mondiales, Dubaï incarne une vision pour l'avenir, où tout est possible, comme le démontre chaque page de cet ouvrage, l’un des plus marquants de la série dédiée aux voyages par la maison Assouline.

Une auteure, un éditeur, un objet de décoration vivant

L’auteure, Myrna Ayad, est consultante en arts, stratège culturelle et éditrice, spécialisée dans les arts visuels et la culture du monde arabe, d'Iran et de Turquie. Elle a créé son cabinet de conseil éponyme en 2018 après avoir dirigé Art Dubai Moyen-Orient et Afrique du Nord et la plus importante foire d'art internationale d'Asie du Sud. Ayad a écrit pour le New York Times, CNN Online, The Art Newspaper, Artforum, Artsy, Artnet, Wallpaper* et The National, entre autres, et a contribué à des monographies d'artistes et à des catalogues d'exposition. De 2007 à 2015, elle a été rédactrice en chef de Canvas, le premier magazine d'arts visuels du Moyen-Orient, où elle a supervisé la production des journaux, catalogues et livres d'art. Ayad a été à la fois panéliste et modératrice. Elle siège aux comités d'entités culturelles de la région. Depuis près de quatre décennies, elle est basée à Dubaï, où elle vit avec son mari et ses deux enfants.

Première marque de luxe dédiée à la culture, Assouline est partie de la conviction qu'un livre savamment conçu, avec un contenu visuel de grande qualité, peut ouvrir le regard et l’esprit. Depuis plus de deux décennies, guidés par leur passion pour la connaissance, la culture et les voyages, les éditeurs ont étendu leur vision pour créer tout ce que l'on peut désirer dans une bibliothèque raffinée, y compris des livres richement illustrés et des éditions spéciales qui deviennent des accessoires de décoration vivants.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".