Philippines: plus de 30 morts suite au passage du typhon Rai

Un habitant passe devant le verre brisé des fenêtres d'immeubles de la ville de Surigao, dans la province de Surigao del Norte, le 18 décembre 2021, quelques jours après le passage du super typhon Rai sur la ville. (Ferdinandh Cabrera/AFP)
Un habitant passe devant le verre brisé des fenêtres d'immeubles de la ville de Surigao, dans la province de Surigao del Norte, le 18 décembre 2021, quelques jours après le passage du super typhon Rai sur la ville. (Ferdinandh Cabrera/AFP)
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Publié le Samedi 18 décembre 2021

Philippines: plus de 30 morts suite au passage du typhon Rai

  • Rai était qualifié de «super-typhon» lorsqu'il a touché terre jeudi, sur l'île touristique de Siargao, accompagné de vents de 195km/h
  • «Il s'agit de l'une des tempêtes les plus puissantes qui aient frappé les Philippines au mois de décembre au cours de la dernière décennie» selon un responsable

SURIGAO: Au moins 33 personnes ont été tuées par le typhon le plus puissant qui ait frappé les Philippines cette année, et plusieurs dizaines d'autres sont portées disparues, ont indiqué samedi les autorités, qui ont fait état de destructions "alarmantes" sur les îles qui ont subi le plus fort de la tempête.


Rai était qualifié de "super-typhon" lorsqu'il a touché terre jeudi, sur l'île touristique de Siargao, accompagné de vents de 195km/h. 


"Tout volait, c'était comme si c'était la fin du monde", a déclaré à l'AFP Raphy Repdos, un tour-opérateur en visite sur l'île au moment de la tempête.


Plus de 300 000 personnes ont dû fuir leurs domiciles depuis jeudi à cause du typhon qui a ravagé le sud et le centre du pays, selon l'Agence nationale des catastrophes naturelles des Philippines.


Il a traversé vendredi en fin d'après-midi le nord de l'île de Palawan, destination touristique populaire, avec des vents de 155 km/h selon l'Agence météorologique nationale, avant de s'éloigner vers la mer de Chine méridionale, en direction du Vietnam.


Des photos aériennes partagées par l'armée montraient des dégâts considérables dans la ville de General Luna, où de nombreux surfeurs et vacanciers avaient afflué avant Noël, avec des bâtiments dépourvus de toits et des débris jonchant le sol. 


«Comme du papier»

L'île voisine de Dinagat a été "rasée" par la tempête, a écrit le gouverneur Arlene Bag-ao sur Facebook, précisant que des maisons, des bateaux et des champs avaient été détruits.


"Les murs et les toits ont été arrachés et soufflés par Odette comme du papier", a déclaré M. Bag-ao, utilisant le nom local du typhon. 


"Nos réserves de nourriture et d'eau s'amenuisent. L'électricité et les télécommunications sont en panne", a-t-il ajouté.


"Il s'agit de l'une des tempêtes les plus puissantes qui aient frappé les Philippines au mois de décembre au cours de la dernière décennie", a déclaré Alberto Bocanegra, responsable de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aux Philippines. "Les informations que nous recevons et les images que nous recevons sont très alarmantes".


Plus de 18 000 militaires, policiers, garde-côtes et pompiers vont se joindre aux efforts de recherche et de sauvetage dans les régions les plus touchées, a déclaré Mark Timbal, porte-parole de l'agence nationale des catastrophes.


"Il y a eu des dégâts importants" à Surigao et Siargao, les régions qui ont subi le plus fort du typhon, a déclaré M. Timbal.


L'île de Siargao compte environ 100 000 habitants et attire de nombreux surfeurs et les vacanciers de passage.


Le bilan a été alourdi après l'annonce du responsable des catastrophes de la province centrale de Negros Occidental, qui a confirmé le décès de 13 personnes, la plupart par noyade, et la disparition de 50 autres dans une zone touchée par les inondations. 


"Nous avons commencé à exhorter les gens à évacuer dès mercredi, mais beaucoup étaient réticents à partir", a déclaré à l'AFP Salvador Mesa. 

Destruction généralisée 
Sur l'île de Dinagat, où le typhon a fait au mois six morts, les habitants "essaient de réparer leurs maisons car même nos centres d'évacuation ont été démolis" a déclaré le vice-gouverneur de cette région de l'Est du pays Nilo Demerey à la chaîne de télévision ABS-CBN.


"Ils ne peuvent pas se réfugier ailleurs... tout a été détruit", a-t-il déploré.


M. Bocanegra a prévenu que les coupures d'électricité allaient affecter l'approvisionnement en eau, suscitant des inquiétudes quant aux conditions sanitaires.


Rai est un typhon particulièrement tardif dans la saison. La plupart des cyclones tropicaux dans l'océan Pacifique se forment entre juillet et octobre.


Les scientifiques préviennent depuis longtemps que les typhons deviennent de plus en plus puissants, se renforçant à mesure que le réchauffement climatique provoqué par l'homme s'accélère.


Les Philippines, considérées comme un des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique, sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons qui sèment souvent la destruction parmi les habitations, les récoltes et les infrastructures dans des régions déjà très pauvres.


Le cyclone le plus meurtrier jamais enregistré aux Philippines est le "super-typhon" Haiyan, qui a fait plus de 7 300 morts ou disparus en 2013.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.