Un nouveau rapport dévoile la contribution de l'aide saoudienne au bien-être des pays en développement

Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Une photo montrant une mère est ses deux enfants dans un camp de réfugiés (Photo fournie)
Une photo montrant une mère est ses deux enfants dans un camp de réfugiés (Photo fournie)
KSrelief a soutenu des cliniques fournissant des prothèses aux victimes de mines terrestres au Yémen. (Photo fournie)
KSrelief a soutenu des cliniques fournissant des prothèses aux victimes de mines terrestres au Yémen. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite soutient la poursuite des opérations de déminage au Yémen. (Photo fournie)
L'Arabie saoudite soutient la poursuite des opérations de déminage au Yémen. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
Des colis de secours humanitaires ont aidé les communautés déplacées à survivre à l'hiver le long de la frontière pakistanaise. (Photo fournie)
KSRelief a financé des projets d'approvisionnement en eau potable dans de nombreuses communautés en Afrique et en Asie. (Photo fournie)
KSRelief a financé des projets d'approvisionnement en eau potable dans de nombreuses communautés en Afrique et en Asie. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Des milliers de patients indigents ont bénéficié d'interventions chirurgicales spéciales financées par l'aide saoudienne dans le monde. (Photo fournie)
Le King Salman Relief Center continue de distribuer de l'aide aux refuges dans un certain nombre de gouvernorats jordaniens. (SPA)
Le King Salman Relief Center continue de distribuer de l'aide aux refuges dans un certain nombre de gouvernorats jordaniens. (SPA)
Short Url
Publié le Samedi 08 janvier 2022

Un nouveau rapport dévoile la contribution de l'aide saoudienne au bien-être des pays en développement

Les écoliers du monde entier ont également bénéficié de l'aide saoudienne. (Photo fournie)
  • Le rapport de KSRelief, «Pourquoi le monde a besoin d'un partenariat avec l'Arabie saoudite» détaille le long bilan de la générosité du Royaume
  • L'Arabie saoudite a fourni des aides significatives à plus de 150 pays depuis plus de 46 ans

DJEDDAH : Depuis que l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution en 1970 appelant les pays économiquement avancés à contribuer d'au moins de 0,7 % de leur revenu national brut aux pays en développement, le besoin mondial d'aide humanitaire et de développement n'a évolué que dans une seule direction : en augmentant.

Le dernier rapport de l'aide humanitaire mondiale montre que 235 millions de personnes sont dans le besoin et font face à un avenir incertain, et que la pandémie de la Covid-19 a déclenché «la récession mondiale la plus profonde depuis les années 1930».

En regardant du bon côté, cependant, les deux dernières décennies ont vu de nombreuses conférences d'aide et événements de collecte de fonds organisés et une augmentation constante du nombre de fournisseurs d'aide. L'aide humanitaire et l’aide au développement fournie par l'Arabie saoudite à elle seule témoigne de l'impact significatif que l'aide étrangère, associée à des politiques claires, à l'efficacité et à la responsabilité, a eu sur la vie des personnes dans les pays bénéficiaires.

En 2020, le service de suivi financier du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a montré que l'Arabie saoudite se classait au sixième rang des donateurs les plus généreux au monde, fournissant 3 % de l'aide humanitaire mondiale. En octobre 2021, le Royaume se classait au troisième rang des principaux donateurs mondiaux, sa part d'aide humanitaire étant passée à 5 %.

Pendant un certain temps, l'aide apportée par l'Arabie saoudite n'a ni reçu la reconnaissance médiatique qu'elle méritait ni pris de l'importance dans les plateformes d'aide internationales. Le Royaume lui-même n'a pas publié de données ou de rapports liés à l'aide étrangère, choisissant de garder un profil bas conformément à la culture saoudienne et à la pratique islamique de préserver la dignité du bénéficiaire lors des dons de bienfaisance.

Mais maintenant, un rapport de recherche intitulé «Pourquoi le monde a besoin d'un partenariat avec l'Arabie saoudite : l'aide humanitaire et l’aide au développement mondial de l'Arabie saoudite» a mis en lumière la façon dont l'aide fournie par l'Arabie saoudite aux pays en développement du monde entier a contribué de manière significative à leur bien-être.

-------------------------------

5 211 331 962 $

Le soutien financier de l'Arabie saoudite à différentes agences des Nations Unies

-------------------------------

Publié par le Centre du Roi Fayçal pour la recherche et les études islamiques, le rapport présente le programme humanitaire et l’aide au développement du Royaume, décrivant les différentes catégories d'aide, où elle est dispersée (par pays et par région), les secteurs ciblés et son évolution au fil du temps. Il met également en évidence l'aide saoudienne aux pays en développement dans leurs efforts dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies, la réponse à la pandémie de la Covid-19 et le soutien apporté aux réfugiés à l’intérieur des pays.

L'auteur du rapport, Makki Hamid, directeur de la recherche et de l'information au Centre d'aide humanitaire et de secours Roi Salmane, a déclaré que le Fonds saoudien pour le développement, le principal fournisseur d'aide du Royaume au développement, avait généreusement financé des projets dans différents domaines, surtout la santé, l'agriculture, l'irrigation, l'électricité et les transports, au fil des ans dans un grand nombre de pays.

«L'aide saoudienne au développement a été fournie sous forme de subventions et de prêts concessionnels et a fourni un financement important sous forme de budget et de dépôts dans les banques centrales de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire», a déclaré Hamid à Arab News. «Ces soutiens budgétaires et ces dépôts contribuent à renforcer et à améliorer l'économie de ces pays».

Comme le constate le document, l'Arabie saoudite a une longue histoire d'aide aux pays en développement touchés par des catastrophes naturelles et aux pays ayant besoin d'une assistance immédiate. Elle a communiqué ses données d'aide à l'Organisation de coopération et de développement économiques et au Comité d'aide au développement pendant de nombreuses années sous la forme d'un ensemble de données agrégées, jusqu'en 2018, lorsqu'elle est devenue membre participant de l'OCDE  et du CAD, représenté par KSRelief.

KSRelief a commencé à rassembler les données des différents fournisseurs d'aide du Royaume pour procéder à l'aide à l'étranger via les services de suivi financier de l'UNOCHA, l'OCDE-DAC et l'Initiative internationale pour la transparence de l'aide.

Actuellement, l'Arabie saoudite fournit plusieurs catégories d'aide publique au développement, à savoir l'aide humanitaire (donnée en cas d'urgence), l'aide au développement (pour améliorer le bien-être économique et social des pays en développement) et l'aide caritative (qui est fournie à des fins culturelles ou religieuses), telles que la construction de mosquées ou le soutien aux pèlerins du Hajj).

L'aide publique au développement (APD) saoudienne est fournie sous forme d'aide financière ou en nature sous forme de biens ou de services à l'organisation ou au pays bénéficiaire. Cela peut s'agir d'aide alimentaire, de véhicules, de soutien logistique, de fournitures médicales, de médicaments et d'équipements. Cette aide est fournie par le biais du Fonds saoudien pour le développement, de KSRelief et d'autres entités donatrices enregistrées dans une base de données unifiée, la plate-forme d'aide saoudienne, fondée par un décret royal en 2018.

En outre, l'Arabie saoudite fournit une aide bilatérale par l'intermédiaire des gouvernements, des organisations non gouvernementales nationales, des ONG internationales et multilatéralement par l'intermédiaire d'institutions telles que les agences des Nations Unies concernées et les organisations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Grâce à des partenariats stratégiques, l'Arabie saoudite, membre fondateur de l'ONU, a fourni une aide financière totalisant 5,2 milliards de dollars à différentes agences des Nations Unies, le Programme alimentaire mondial recevant le plus (1,9 milliard de dollars), suivi de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens au Proche-Orient (955,5 millions de dollars).

«L'Arabie saoudite fournit une aide bilatérale sur la base d'une évaluation rigoureuse des besoins aux pays et aux institutions éligibles pour recevoir une telle aide. Les projets humanitaires et de développement sont soigneusement identifiés et une évaluation des risques est effectuée avant l'envoi des fonds», a expliqué Hamid à Arab News.

-------------------------------

Les 10 principaux pays bénéficiaires de l'APD entre 1975 et 2021 :

Yémen

Syrie

Palestine

Pakistan

Soudan

Liban

Égypte

Maroc

Tunisie

-------------------------------

«Le financement est également versé en plusieurs versements liés à des résultats clairs. Le suivi et l'évaluation sont effectués pendant la période de mise en œuvre du projet afin de s'assurer que l'aide parvient aux bénéficiaires et a l'impact escompté».

Parmi ses nombreuses réalisations, l'Arabie saoudite a joué un rôle de premier plan en 2015 dans l'élaboration du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies, qui vise principalement à réduire la pauvreté d'au moins 50 % d'ici 2030. De 2016 à octobre 2021, le Royaume a donné 24,04 milliards de dollars aux pays à revenu faible et intermédiaire de manière à leur permettre d'atteindre les objectifs de développement durable de l'ONU.

Un rapport de 2016 du Programme des Nations Unies pour le développement a constaté que l'aide fournie par l'Arabie saoudite entre 2005 et 2014 représentait 1,9 % de son APD/RNB, battant le record du pourcentage le plus élevé atteint par un seul donateur.

En novembre 2020, en tant que président du sommet du G20 à Riyad, le royaume a réussi à mobiliser les donateurs pour qu'ils engagent des fonds importants afin de répondre au niveau international à la pandémie de la Covid-19. Selon le rapport de Hamid, la réponse internationale du Royaume à la Covid-19 s'est élevée à plus de 825 millions de dollars gérée par KSRelief, comprenant des vaccins, des fournitures médicales et du matériel médical pour 33 pays.

Un soutien financier supplémentaire de 10 millions de dollars au Fonds de réponse solidaire de l'Organisation mondiale de la santé et environ 300 millions de dollars pour la recherche sur les vaccins ont été fournis par l’Arabie saoudite.

Dans l'ensemble, les archives montrent que l'Arabie saoudite, dont la politique s'inspire des enseignements islamiques depuis sa fondation, a contribué de manière significative au bien-être de plus de 150 pays pendant plus de 46 ans (1975-2021) grâce à une aide totalisant 65,7 milliards de dollars.

-------------------------------

EN CHIFFRES

•             ASSISTANCE DANS LE PAYS AUX « VISITEURS »

•             Exonération des frais d'immigration 6,68 milliards de dollars

•             Soutien à l'éducation 4,96 milliards de dollars

•             Soins de santé gratuits 4,37 milliards de dollars

--------------------------------

«Le Royaume n'est pas un nouveau donateur. Il a fourni une aide humanitaire et une aide au développement importante à de nombreux pays du monde», a soutenu Hamid, mettant en perspective la contribution démesurée de l'Arabie saoudite en tant que fournisseur d'aide.

«Cependant, ces dernières années, l'aide fournie par l'Arabie saoudite a été systématiquement documentée et enregistrée sur les plateformes d'aide internationales. De plus, il y a une augmentation significative de l'aide fournie par le Royaume dans la lutte contre la pandémie et les aides d’urgence aux pays comme le Yémen, la Somalie, la Syrie et la Palestine. Ce sont les facteurs qui ont contribué à la montée du classement humanitaire mondial de l’Arabie saoudite».

Enfin et surtout, comme le montre le rapport, l'Arabie saoudite abrite la sixième plus grande population de réfugiés dans le monde. Les 1,07 million de réfugiés accueillis par le Royaume ces dernières années représentent 5,5 % de sa population.

Contrairement à d'autres pays qui gardent les réfugiés dans des camps spéciaux, l'Arabie saoudite les considère comme des visiteurs, leur accorde une exemption des frais d'immigration, fournit des soins de santé et l’éducation gratuits à leurs enfants et leur donne la permission de travailler.

Cette aide et ce soutien, qui contribuent à la stabilité financière des visiteurs, se sont élevés à 16,01 milliards de dollars de 2011 à 2020.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Short Url
  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Short Url
  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.