La Corée du Nord menace d'une reprise des essais de missiles nucléaires

Des gens regardent une émission télévisée avec une image d'archive du lancement d'un missile nord-coréen lors d'un programme d'information à la gare ferroviaire de Séoul, en Corée du Sud, le 20 janvier 2022. (AP Photo/Ahn Young-joon)
Des gens regardent une émission télévisée avec une image d'archive du lancement d'un missile nord-coréen lors d'un programme d'information à la gare ferroviaire de Séoul, en Corée du Sud, le 20 janvier 2022. (AP Photo/Ahn Young-joon)
Kim Jong Un avait annoncé un moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques à longue portée en 2018, affirmant que ses objectifs étaient atteints, mais avait menacé de lever le moratoire après l'échec des pourparlers avec Donald Trump. (AFP)
Kim Jong Un avait annoncé un moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques à longue portée en 2018, affirmant que ses objectifs étaient atteints, mais avait menacé de lever le moratoire après l'échec des pourparlers avec Donald Trump. (AFP)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

La Corée du Nord menace d'une reprise des essais de missiles nucléaires

  • «La politique hostile et la menace militaire des États-Unis ont atteint une ligne de danger qui ne peut plus être ignorée» a rapporté l'agence officielle nord-coréenne
  • La Corée du Nord a déjà procédé cette année à plusieurs lancements, dont deux missiles tactiques guidés, alors qu'elle cherche à renforcer son armement conventionnel tout en repoussant les offres de pourparlers des États-Unis

SEOUL: La Corée du Nord a menacé d'une possible reprise de ses essais de missiles nucléaires et balistiques à longue portée, lors d'une réunion du bureau politique mercredi sous la direction de Kim Jong Un, qui se prépare à "une confrontation de longue haleine" avec les Etats-Unis.


"La politique hostile et la menace militaire des États-Unis ont atteint une ligne de danger qui ne peut plus être ignorée" et la réunion du bureau politique du comité central du Parti des travailleurs "a ordonné (...) d'examiner rapidement la question d'une reprise" de toutes les activités temporairement suspendues, a rapporté jeudi l'agence officielle nord-coréenne KCNA, faisant manifestement référence aux programmes de missiles nucléaires et à longue portée.


Kim Jong Un avait annoncé un moratoire sur les essais nucléaires et de missiles balistiques à longue portée en 2018, affirmant que ses objectifs étaient atteints, mais avait menacé de lever le moratoire après l'échec des pourparlers avec Donald Trump.


Durant la réunion, présidée par le leader de la Corée du Nord Kim Jong Un, a été présenté un rapport analysant les conditions dans la péninsule coréenne et abordant "l'orientation des mesures défensives contre les Etats-Unis pour l'avenir". 


Selon KCNA, "les États-Unis ont calomnié notre État et commis l'acte insensé de prendre plus de vingt mesures de sanctions et la Corée du Nord doit "se préparer à une confrontation de longue haleine avec les impérialistes américains".


La Corée du Nord a déjà procédé cette année à plusieurs lancements, dont deux missiles tactiques guidés, alors qu'elle cherche à renforcer son armement conventionnel tout en repoussant les offres de pourparlers des États-Unis. 


La semaine dernière, Washington a imposé de nouvelles sanctions à Pyongyang, et la Corée du Nord a répondu en multipliant les essais, affirmant son "droit légitime" à l'autodéfense. 


«Activités illégales et déstabilisatrices»
En début de semaine, les Etats-Unis avaient appelé la Corée du Nord à cesser "ses activités illégales et déstabilisatrices".


L'émissaire américain sur le dossier nord-coréen Sung Kim a exhorté la Corée du Nord à reprendre le dialogue, "sans conditions préalables".


Cette possible reprise des essais nucléaires surviennent à un moment délicat pour la région, où une élection présidentielle est prévue pour mars en Corée du Sud, tandis que la Chine, le seul allié majeur de la Corée du Nord, se prépare à accueillir les Jeux olympiques d'hiver le mois prochain.


La Corée du Nord traverse une forte crise économique, aggravée par les sanctions et par la fermeture des frontières qu'il s'est imposé début 2020 au nom de la lutte contre le Covid-19.


Les Etats-Unis ont demandé une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Corée du Nord après les tirs par ce pays de plusieurs missiles depuis une semaine. Cette réunion, à huis clos, devrait se tenir jeudi, a précisé une source diplomatique sous couvert de l'anonymat, en indiquant que le Royaume-Uni, la France, l'Irlande, l'Albanie et le Mexique avait exprimé leur soutien avec cette initiative américaine.


"Nous allons continuer à faire monter la pression sur les Nord-Coréens", avait déclaré mardi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield, lors d'un entretien avec le Washington Post.


Le 10 janvier, la précédente réunion du Conseil de sécurité avait été suivie de peu d'un nouvel essai balistique nord-coréen, qualifié de "provocation" par un diplomate d'un pays membre du Conseil de sécurité.


Dans une déclaration conjointe, six pays - Etats-Unis, Albanie, France, Irlande, Japon et Royaume-Uni - avaient alors appelé Pyongyang "à s'abstenir de toute nouvelle action déstabilisatrice". La Corée du Nord avait ignoré cet appel.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.