«  Magnifiques » mais «  problématiques »: à Rome, l'hiver doux-amer aux côtés des étourneaux

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Publié le Lundi 31 janvier 2022

«  Magnifiques » mais «  problématiques »: à Rome, l'hiver doux-amer aux côtés des étourneaux

  • Ces passereaux "passent la journée en zone rurale, où ils trouvent de quoi manger, et reviennent le soir vers la ville pour y dormir", explique Francesca Manzia, ornithologue
  • Pour limiter les désagréments, la municipalité tente tant bien que mal d'éloigner les volatiles en les effarouchant à l'aide de hauts-parleurs et de lampes torches

ROME: Dans leur combinaison blanche, cinq employés agitent un haut-parleur lâchant une salve de cris stridents en plein coeur de Rome. En un éclair, une nuée d'étourneaux s'envole...


Tous les ans, entre octobre et février, des millions d'étourneaux migrent du Nord de l'Europe vers l'Italie pour passer l'hiver sous des températures plus douces. Et au crépuscule, leurs arabesques aériennes habillent le ciel de la ville éternelle d'ombres ondoyantes, offrant aux passants un spectacle féérique au-dessus des monuments millénaires.

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Tous les ans, entre octobre et février, des millions d'étourneaux migrent du Nord de l'Europe vers l'Italie pour passer l'hiver sous des températures plus douces. (AFP). 


"Je n'ai jamais vu cela de ma vie... C'est grandiose !" s'exclame Eva Osuna, une touriste espagnole, tout en immortalisant le ballet avec son smartphone tandis que le ciel se teinte peu à peu de couleurs rougeoyantes.


Ces passereaux au plumage sombre, mesurant jusqu'à 20 cm, "passent la journée en zone rurale, où ils trouvent de quoi manger, et reviennent le soir vers la ville pour y dormir", explique Francesca Manzia, ornithologue et responsable locale de la Ligue italienne de protection des oiseaux (LIPU), qui insiste sur le caractère "grégaire" de l'espèce migratrice.

 

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Pour limiter les désagréments, la municipalité tente tant bien que mal d'éloigner les volatiles en les effarouchant à l'aide de hauts-parleurs et de lampes torches, via d'insolites "chasseurs" qui se faufilent dans la circulation. (AFP).


Leur présence - entre 500.000 et un million d'individus cette année, estiment les spécialistes - a pourtant ses revers. Outre les nuisances sonores, "les étourneaux posent surtout problème à cause de leurs déjections, qui rendent les routes glissantes et amènent de fortes odeurs", même s'ils "ne sont pas porteurs de maladies", souligne Mme Manzia.


Pour limiter les désagréments, la municipalité tente tant bien que mal d'éloigner les volatiles en les effarouchant à l'aide de hauts-parleurs et de lampes torches, via d'insolites "chasseurs" qui se faufilent dans la circulation.


"On agit sur leur réflexe de peur en utilisant leur propre cri d'alarme. C'est comme s'ils s'avertissaient entre eux que la zone est dangereuse et qu'il vaudrait mieux s'éloigner", explique à l'AFP Marianna Di Santo, responsable de la société privée Fauna Urbis, mandatée par la municipalité de Rome, la voix recouverte par les hurlements artificiels.

Amusement ou exaspération

"Il y a quelques années, ils n'étaient pas aussi urbains", constate Mme Manzia. "Mais en ville, les températures sont plus élevées et les lumières les aident à se repérer et à se protéger des prédateurs."


Sous certains arbres de la capitale, utilisés comme "dortoirs" par les étourneaux, il n'est pas rare de voir trottoirs, voitures et scooters maculés d'épaisses couches de fiente, comme le long du Tibre. A tel point que certains Romains n'osent plus s'y aventurer sans ouvrir leur parapluie.


Devant l'exaspération des riverains, les autorités ont déjà expérimenté faucons ou lasers mais la méthode sonore est "la plus simple et efficace", juge Valentina de Tommaso, employée de Fauna Urbis. La société intervient "deux à trois fois par semaine" près de la gare de Termini, une zone "confortable" pour les oiseaux car lumineuse et à l'abri du vent.


"On diffuse des enregistrements d'environ 10 mn, avec des pauses pour ne pas qu'ils s'habituent au bruit", une méthode "perturbante" mais inoffensive visant à diviser les nuées pour limiter les dégâts, ajoute-t-elle, vêtue de la tête aux pieds d'une combinaison parée de bandelettes rétro-réfléchissantes.


Dans le flux des passants, touristes et travailleurs observent les masses volantes se scinder d'un oeil tantôt amusé, tantôt réprobateur tandis que les cris aigus et perçants déchirent l'atmosphère, conférant à la scène un air de film d'horreur.


"Ils posent beaucoup de problèmes. Se balader sous des nuées d'étourneaux, ce n'est vraiment pas idéal", tranche Francesco Fusco, ingénieur de 55 ans.


"Ils sont magnifiques. J'aime beaucoup les formes qu'ils créent", confie pour sa part Alessio Reiti, lycéen de 16 ans à la longue chevelure rousse, qui "ne voit pas le problème". "C'est leur nature, on ne va pas leur mettre des couches!" lâche-t-il en riant.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".