Le Festival international de la BD d'Angoulême est de retour

Une femme visite l'exposition «Kubuni, les bandes dessinées d'Afrique.s» à la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image à Angoulême le 15 juin 2021. (AFP)
Une femme visite l'exposition «Kubuni, les bandes dessinées d'Afrique.s» à la Cité Internationale de la bande dessinée et de l'image à Angoulême le 15 juin 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 15 mars 2022

Le Festival international de la BD d'Angoulême est de retour

  • La 49e édition débute mercredi soir par une cérémonie (sur invitation) au Théâtre d'Angoulême, avec «un concert de dessins dédié à l'Ukraine»
  • À cette occasion sera remise la récompense la plus prestigieuse du monde de la BD, le Grand Prix de la Ville d'Angoulême

ANGOULEME: Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême est de retour, sans masque ni pass vaccinal, après avoir dû annuler son édition 2021 et reporter celle de 2022.


Morosité en janvier, où une vague de contaminations à la Covid-19 avait empêché la tenue aux dates habituelles du célèbre rendez-vous de la BD qui se tient dans la petite ville du sud-ouest de la France. Mais optimisme en mars, avec une météo favorable et la levée, à point nommé, de restrictions sanitaires.


"Nous renouerons ainsi avec le plaisir du partage, des rencontres, de la liberté de s'exprimer et d'échanger autour de la bande dessinée", écrit la direction du Festival.


La dernière édition ouverte au grand public, la 47e, en janvier 2020, avait attiré près de 200.000 visiteurs.


La 49e débute mercredi soir par une cérémonie (sur invitation) au Théâtre d'Angoulême, avec "un concert de dessins dédié à l'Ukraine".


"Cette performance collective réunira de nombreux artistes de bande dessinée, représentant plus d'une dizaine de nationalités, qui s'uniront pour proposer, sur un scénario d'Alfred (auteur français, ndlr), un récit en dessins évoquant la situation ukrainienne", avec au piano le Franco-Ukrainien Dimitri Naïditch, a précisé le festival.


À cette occasion sera remise la récompense la plus prestigieuse du monde de la BD, le Grand Prix de la Ville d'Angoulême.


Ce sera à une femme, ce qui est relativement rare: depuis sa création en 1974, seules Claire Bretécher, Florence Cestac et Rumiko Takahashi l'ont emporté.


Sont en lice les Françaises Pénélope Bagieu et Catherine Meurisse, déjà finalistes en 2021 et battues par l'Américain Chris Ware, ainsi que la Canadienne Julie Doucet.

Dédicaces rémunérées 
Pénélope Bagieu est la plus connue du grand public, depuis l'immense succès de sa série "Joséphine" à la fin des années 2000. Catherine Meurisse, de la même génération de jeunes quadras, est une ancienne de Charlie Hebdo. Enfin la Québécoise Julie Doucet a connu une carrière "underground" courte mais marquante, concentrée entre 1988 et 1992, et terminée en 2006.


Cette 49e édition d'Angoulême, ouverte au grand public de mercredi à dimanche, marque aussi le retour des expositions.


L'une d'elles sera une rétrospective Chris Ware, le roi du "comic" à l'américaine, qui fait le déplacement après avoir dû rester chez lui près de Chicago au moment de son Grand Prix en 2021. D'autres sont consacrées au personnage qui fait fureur dans les cours de récré, Mortelle Adèle, de la française Aude Picault, aux rapports de cousinage entre BD et film d'animation, ou encore à l'une des légendes du manga, Shigeru Mizuki, pour le centenaire de sa naissance.


Une autre nouveauté sera la rémunération des auteurs présents pour des dédicaces. Le ministère de la Culture a annoncé vendredi la signature d'un protocole prévoyant une "rémunération forfaitaire".


Ce sujet était très sensible pour le Festival d'Angoulême, menacé de boycott en 2021 par des auteurs mécontents de ne tirer aucun fruit du succès populaire de la manifestation.


Mais il y a eu une autre polémique à la place, avec la démission du jury d'un prix remis samedi, l'Eco-Fauve Raja. En février, les jurés ont tous démissionné pour dénoncer le nom de ce prix, qui comprend celui d'un industriel de l'emballage.


Son maintien a montré combien le Festival, qui se débat avec des difficultés financières notoires depuis l'annulation de sa 48e édition, avait plus que jamais besoin de ce partenaire présent "depuis maintenant des années, dans les bons comme dans les mauvais moments".


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".