Ewan McGregor a tiré les leçons de l'expérience pour son retour en «Obi-Wan Kenobi»

Ewan McGregor et Mary Elizabeth Winstead le 19 mars 2022 à Los Angeles (Photo, AFP).
Ewan McGregor et Mary Elizabeth Winstead le 19 mars 2022 à Los Angeles (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Ewan McGregor a tiré les leçons de l'expérience pour son retour en «Obi-Wan Kenobi»

  • Ewan McGregor a pu constater que la trilogie à laquelle il avait pris part a retrouvé grâce aux yeux des amateurs de Star Wars
  • Les deux premiers épisodes d'Obi-Wan Kenobi seront disponibles sur Disney+ à partir du 27 mai

LOS ANGELES: Plus de quinze ans après sa dernière apparition en chevalier Jedi, Ewan McGregor a tiré les leçons de l'âge et de l'expérience pour endosser de nouveau le rôle d'"Obi-Wan Kenobi", la nouvelle série consacrée à Star Wars.

A sa sortie en 1999, "La Menace Fantôme", nouvel épisode d'une saga dont les fans avaient longtemps fait le deuil après la trilogie initiale, avait suscité un grand enthousiasme. Mais le film en avait déçu plus d'un avec ses dialogues souvent convenus, son intrigue politico-spatiale alambiquée et le loufoque Jar Jar Binks.

Pour Ewan McGregor, qui reprenait à l'époque le rôle emblématique du Jedi Obi-Wan Kenobi joué par Alec Guinness, l'expérience avait été douloureuse.

"L'une des difficultés pour moi d'être dans ces préquelles, c'est qu'elles n'ont pas eu l'air d'être bien reçues à leur sortie", a déclaré l'acteur lors d'une conférence de presse virtuelle organisée pour présenter la série Disney+.

"Comme il n'y avait pas de réseaux sociaux, il n'y avait pas de lien direct avec les fans à l'époque. Et aussi, les fans étaient des enfants", relève-t-il.

Mais avec le recul, Ewan McGregor a pu constater que la trilogie à laquelle il avait pris part a retrouvé grâce aux yeux des amateurs de Star Wars, particulièrement les plus jeunes.

"Ca m'a un peu réconcilié avec ces films, je pense, et aussi avec mon expérience au sein de l'univers de Star Wars", a expliqué l'acteur.

Ewan McGregor et Hayden Christensen, qui incarnait Anakin Skywalker à ses côtés, sont de retour pour une mini-série en six épisodes située chronologiquement entre les événements des préquelles et le premier film Star Wars sorti en 1977.

Plus précisément, "Obi-Wan Kenobi" se déroule une dizaine d'années après la conclusion tragique de "La Revanche des Sith" où le maléfique Empereur Palpatine s'empare du pouvoir et fait basculer du Côté obscur le jeune apprenti de Kenobi, qui devient le sinistre Dark Vador.

Le chevalier jedi incarné par McGregor mène une vie morne et désabusée sur la désertique Tatooine.

"Pendant dix ans, Obi-Wan se cache, il ne peut communiquer avec aucun de ses anciens camarades et il est vraiment isolé", raconte l'acteur.

"Il ne peut pas utiliser la Force. Alors d'une certaine manière, il a perdu la foi. Il est comme quelqu'un qui s'est éloigné de sa religion... La seule responsabilité qui lui reste de sa vie passée, c'est de veiller sur Luke Skywalker", souligne-t-il.

Kenobi ne va pas s'ennuyer très longtemps puisqu'il se retrouve aux prises avec les Inquisiteurs, de terrifiants vilains chargés par l'Empire d'éradiquer les quelques jedi survivants.

Inspiré par Alec Guinness

"Obi-Wan Kenobi" résulte de la récente décision de Disney de déplacer le très riche et lucratif univers Star Wars du cinéma vers la télévision.

La saga doit jouer un rôle central dans la stratégie commerciale de Disney+, la plateforme de vidéo à la demande lancée par le numéro un mondial du divertissement.

"Obi-Wan Kenobi" sera prochainement suivi par la série "Andor", préquelle au film "Rogue One", puis par une nouvelle saison du succès "The Mandalorian".

D'autres séries Star Wars sont en cours d'élaboration, parmi lesquelles "Ahsoka" et "The Acolyte".

Disney a en revanche choisi de lever le pied sur les films après la performance décevante de "Solo" en 2018. Les fans les plus conservateurs n'avaient pas apprécié de voir un jeune acteur succéder à Harrisson Ford pour incarner l'emblématique contrebandier de l'espace.

La patronne de Lucasfilm, Kathleen Kennedy, a reconnu que, rétrospectivement, c'était une mauvaise idée.

Pour éviter ce genre de réactions, la série "The Mandalorian" a ainsi préféré utiliser des technologies de pointe pour rajeunir artificiellement les stars des films d'origine, voire générer par ordinateur des avatars numériques d'acteurs désormais décédés.

Cela n'empêche pas Ewan McGregor de marcher dans les pas d'Alec Guinness, une star dans laquelle il dit continuer à puiser son inspiration.

"Maintenant que je me rapproche de l'âge d'Alec Guinness, ça devient intéressant... mon Obi-Wan est un peu plus proche du sien", dit l'acteur de 51 ans.

"Tout ça vient d'Alec Guinness. Il avait tout le temps cette lueur malicieuse dans le regard... l'oeil qui pétille. J'essaye toujours de penser à lui, de le sentir pas loin, de l'entendre dire son texte", explique-t-il.

Les deux premiers épisodes d'"Obi-Wan Kenobi" seront disponibles sur Disney+ à partir du 27 mai.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".