A la conférence Stockholm + 50, l’Arabie saoudite expose ses efforts pour l'environnement

Des représentants du Royaume ont participé à la conférence de deux jours, Stockholm + 50, dans la capitale suédoise. (Twitter: @MEWA_KSA)
Des représentants du Royaume ont participé à la conférence de deux jours, Stockholm + 50, dans la capitale suédoise. (Twitter: @MEWA_KSA)
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Publié le Samedi 04 juin 2022

A la conférence Stockholm + 50, l’Arabie saoudite expose ses efforts pour l'environnement

  • La conférence, qui a débuté jeudi, est une réunion internationale convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies à Stockholm sous le slogan «Une planète saine pour la prospérité de toutes et de tous – notre responsabilité, notre chance»
  • M. Al-Ghamdi a souligné le rôle de l’Initiative verte saoudienne et de l’Initiative pour un Moyen-Orient vert dans la réalisation du développement durable et la lutte contre les défis du changement climatique

RIYAD: L’Arabie saoudite a mis en lumière, vendredi, les efforts locaux et mondiaux qu’elle déploie pour protéger l’environnement et le préserver, y compris de nombreux programmes et initiatives élaborés pour mener à bien sa stratégie environnementale nationale.

Cette démarche a eu lieu lors de la conférence de deux jours Stockholm + 50, au cours de laquelle la délégation du Royaume était dirigée par Abdelrahman al-Fadhli, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, et Ali al-Ghamdi, le PDG du Centre national pour la conformité environnementale.

Les autorités saoudiennes ont déclaré que leurs initiatives sont également conçues pour réaliser les objectifs de développement durable de l’ONU et relever les défis du changement climatique, tout en soulignant l’importance de la coopération internationale afin de prendre les mesures nécessaires pour garantir un avenir meilleur.

La conférence, qui a débuté jeudi, est une réunion internationale convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies dans la capitale suédoise sous le slogan «Une planète saine pour la prospérité de toutes et de tous – notre responsabilité, notre chance». Elle a eu lieu cinquante ans après un premier rassemblement environnemental dans la capitale suédoise.

Intervenant lors de la conférence, M. Al-Ghamdi a affirmé la volonté du Royaume de tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de la stratégie nationale du pays pour l’environnement et sa protection. Il a souligné le rôle de l’Initiative verte saoudienne et de l’Initiative pour un Moyen-Orient vert dans la réalisation du développement durable et la lutte contre les défis du changement climatique.

Il affirme que le Royaume croit en la nécessité de garantir le progrès et la prospérité de l’humanité, la sécurité de la planète et le rôle de la communauté internationale. Il note également que l’ambitieux programme de développement et de diversification Vision 2030 du Royaume s’efforce de protéger, d’améliorer et de préserver l’environnement naturel du pays en adoptant une vision holistique de ses écosystèmes.

Le programme national de l'environnement a été lancé pour renforcer le niveau d’engagement environnemental dans tous les secteurs de développement, réduire la pollution et ses effets néfastes sur l’environnement, développer le couvert végétal naturel, lutter contre la désertification, protéger la faune, préserver la biodiversité et transformer le secteur des déchets d’une économie linéaire à une économie circulaire, ajoute M. Al-Ghamdi.

Cela se fait en renforçant la participation du secteur privé et donc en améliorant les services et en stimulant l’innovation, tout en sensibilisant le public à l’importance de l’environnement et en consolidant le rôle du secteur bénévole, déclare-t-il.

M. Al-Ghamdi insiste sur le rôle important du leadership saoudien à travers la présidence du G20 en 2020 et la déclaration faite par les dirigeants du groupe lors de leur réunion annuelle organisée par Riyad cette année-là. Ils se sont mis d’accord sur  la réduction volontaire de la dégradation mondiale des terres de 50% d’ici  à 2040. À cette fin, ils ont lancé une initiative mondiale pour renforcer la protection des habitats sauvages, restaurer les terres et prévenir leur détérioration, ainsi qu’une initiative mondiale pour préserver les récifs coralliens. Il ajoute que son pays coopère avec les autres États membres du G20 pour mettre en œuvre les deux initiatives.

Par ailleurs, l’Arabie saoudite a renforcé sa contribution nationale à l’action climatique en s’engageant à réduire ses émissions de 278 millions de tonnes par an d’ici à 2030, poursuit-il, soit plus du double du montant précédemment annoncé en 2015.

Les autorités saoudiennes ont lancé de nombreuses initiatives, indique M. Al-Ghamdi, notamment des plans pour que la moitié des besoins énergétiques domestiques du Royaume soient fournis par des sources d’énergie renouvelables et pour tirer parti des technologies de capture et de stockage du carbone.

Le Royaume a également fait part de son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2060 grâce à une approche d’économie circulaire du carbone. Il a rejoint le Global Methane Pledge, qui vise à réduire les émissions mondiales de méthane de 30% par rapport aux niveaux de 2020.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.