Installation d’une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444

Des techniciens saoudiens transportant la nouvelle Kiswa de 850 kilos à la Grande Mosquée pour l'installer sur la Sainte Kaaba vendredi, à minuit. (SPA)
Des techniciens saoudiens transportant la nouvelle Kiswa de 850 kilos à la Grande Mosquée pour l'installer sur la Sainte Kaaba vendredi, à minuit. (SPA)
Des techniciens du Complexe du Roi Abdulaziz pour la fabrication de la Kiswa de la Kaaba entamant le processus compliqué de remplacement de l'ancienne Kiswa par la nouvelle. (SPA)
Des techniciens du Complexe du Roi Abdulaziz pour la fabrication de la Kiswa de la Kaaba entamant le processus compliqué de remplacement de l'ancienne Kiswa par la nouvelle. (SPA)
Installation d'une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444. (SPA)
Installation d'une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444. (SPA)
Installation d'une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444. (SPA)
Installation d'une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444. (SPA)
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Installation d'une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444. (SPA)
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Publié le Samedi 30 juillet 2022

Installation d’une nouvelle couverture de la Kaaba à la veille de l’Hégire 1444

  • Auparavant, la Kiswa était remplacée une fois par an pendant le Hajj, plus précisément le matin du 9 Dhou al hijja
  • Le mois dernier, la présidence générale pour les deux saintes mosquées a annoncé le changement de la tradition afin que l'événement annuel ait lieu la veille du 1er Muharram

RIYAD : Dans un changement de tradition, la nouvelle couverture de la Sainte Kaaba à La Mecque a été installée tôt samedi, à l'aube de l’Hégire, le nouvel an musulman, de 1444.

Auparavant, la Kiswa était remplacée une fois par an pendant le Hajj, plus précisément le matin du 9 Dhou al hijja, une fois que les pèlerins se sont rendus au Mont Arafat, en préparation de l'accueil des fidèles le lendemain matin, qui coïncide avec la fête d’Al-Adha.

Le mois dernier, la présidence générale pour les deux saintes mosquées a annoncé le changement de la tradition afin que l'événement annuel ait lieu la veille du 1er Muharram, le premier jour du calendrier de l’Hégire.

Le cheikh Abdulrahman Al-Sudais, à la tête de la présidence générale des deux saintes mosquées, a déclaré que ce changement était effectué sur la base d'une décision royale.

Selon l'agence de presse saoudienne, le changement de la Kiswa, tôt le samedi, a été effectué par une équipe de 200 techniciens saoudiens du Complexe du roi Abdelaziz pour la fabrication de la Kiswa de la Kaaba, sous la supervision du cheikh Sudais.

Décrivant le processus, la SPA a rapporté : « La nouvelle Kiswa est composée de quatre pans séparés. Le rideau de la porte a été installé. Chacun des quatre pans a été élevé séparément jusqu'au sommet de la Kaaba en vue de son déploiement au-dessus de l'ancien. Le pan est fixé par le haut. Il est ensuite attaché et relâché le long de l'autre extrémité, après que les cordes de l'ancien pan ont été détachées.

« En déplaçant le nouveau pan de haut en bas dans un mouvement permanent, l’ancien pan tombe par le bas et le nouveau pan demeure. Le processus a été répété à quatre reprises pour chaque côté jusqu'à ce que la Kiswa soit installée. La ceinture est installée en dernier et est cousue aux quatre pans.

Ce processus a commencé par le côté de l'ourlet, en raison de la présence de la gouttière qui a son propre trou en haut de l’étoffe. Puis, après que tous les pans ont été déployés, les coins ont été fixés en les cousant du haut de l’étoffe vers le bas. »

Des milliers de fidèles regardent le remplacement de l'ancien Kiswa par un nouveau, à la veille du Nouvel An musulman 1444, tôt samedi (SPA).
Des milliers de fidèles regardent le remplacement de l'ancien Kiswa par un nouveau, à la veille du Nouvel An musulman 1444, tôt samedi (SPA).

Les techniciens du Complexe du roi Abdulaziz effectuent le tissage, la couture et l'impression à la main et à la machine en utilisant 47 pièces de tissu et de fil pour fabriquer la Kiswa. La plus grande machine à coudre informatisée du monde, qui mesure 16 mètres de long, exécute le processus.

Le tissu est cousu en cinq parties différentes et fixé à la base par des anneaux de cuivre. Environ 670 kilogrammes de soie brute sont teints en noir dans le complexe.

La Kiswa est décorée de versets coraniques brodés sur le tissu avec 120 kilogrammes de fil d'or 21 carats et 100 kilogrammes de fil d'argent.

Le coût de la fabrication d'une nouvelle Kiswa de 850 kilos est estimé à 25 millions de SR, soit plus de 6,5 millions de dollars, ce qui en fait le revêtement le plus cher du monde.
 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.