Constance Lasserre, influenceuse culinaire, prône «l'art de la dégustation»

Constance Lasserre en pleine dégustation (photo,snipfeed.co/hungryconsti)
Constance Lasserre en pleine dégustation (photo,snipfeed.co/hungryconsti)
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Publié le Samedi 03 septembre 2022

Constance Lasserre, influenceuse culinaire, prône «l'art de la dégustation»

  • Son compte Instagram, «Hungry Consti», est suivi par près de 105.000 personnes qui découvrent chaque jour ses courtes critiques en vidéo
  • Des commentaires sexistes ou portant sur son physique préoccupent la jeune femme sur «les mentalités malsaines» qui peuvent exister concernant la nourriture et le corps

PARIS : Face aux innombrables photos de plats qui fleurissent sur les réseaux sociaux, l'influenceuse culinaire Constance Lasserre tente la carte de la différenciation, en proposant un «art de la dégustation» à ses abonnés.

«On me voit en train de me filmer, de filmer l'intérieur du restaurant», explique t-elle à l'AFP alors en pleine dégustation dans un restaurant parisien.

«Je décortique ce que je mange, je décris mes sensations, les saveurs au cours du repas. Le but est de transmettre mes émotions, de donner envie à ceux qui me suivent de venir dans le restaurant, si ça m'a plu», ajoute-t-elle.

Son compte Instagram, «Hungry Consti», est suivi par près de 105.000 personnes qui découvrent chaque jour ses courtes critiques en vidéo. Il a été créé il y a trois ans mais c'est début 2021 que son nombre d'abonnés a réellement commencé à grimper.

«Je me suis lancée dans un marathon des galettes. Pendant tout le mois de janvier, j'ai testé une galette différente par jour de grands boulangers, pâtissiers, etc... Et c'est là que vraiment tout a explosé, que le concept a vraiment plu», se souvient encore la jeune femme, âgée de 26 ans.

«J'avais fait 14 dégustations, donc produit 14 vidéos, la première année. Et en janvier dernier, j'en ai mangé 20, j'en ai eu marre et j'ai arrêté», avoue t-elle, un sourire aux lèvres.

Depuis un an, Constance Lasserre arrive à vivre de son activité, notamment grâce aux collaborations qu'elle met en place avec des marques agroalimentaires qui la rétribuent.

Pour les restaurants, en revanche, «c'est souvent eux qui m'invitent sur Instagram ou par mail. Ils sont prévenus que je ferai du contenu à la hauteur de mon appréciation. Je me permets toujours de nuancer mon propos: si vraiment je n'ai rien de bon à dire, je préfère ne pas faire de mauvaise pub et rester objective autant que possible, dans ce contexte d'invitation».

- Démocratiser la gourmandise -

Au fil du temps, l'ambition de son compte Instagram a petit à petit évolué, à l'image de sa bio sur ce réseau social.

«Aller manger, faire à manger, manger et parler de ce que je mange», est ainsi devenu: «Je démocratise la gourmandise».

«Je veux dédiaboliser la nourriture et montrer qu'on a le droit de se faire plaisir, avec tous les budgets, avec des restaurants très simples, avec des recettes aussi que je propose, toujours très accessibles, des produits que chacun a dans le frigo. On n'a pas besoin d'être un grand chef», assure l'influenceuse.

Constance Lasserre poursuit: «J'ai vraiment envie que les gens prennent conscience qu'être gourmand, ce n'est pas un défaut. En fait, c'est un appétit de vie et c'est une qualité.»

Sa volonté est parfois mise à mal par des commentaires sexistes ou portant sur son physique et la situation préoccupe la jeune femme sur «les mentalités malsaines» qui peuvent exister concernant la nourriture et le corps.

De quoi la convaincre de ne pas s'éterniser longtemps sur les réseaux sociaux et de se consacrer à d'autres projets.

«Pas de restaurant en vue: je préfère mettre en avant des restaurateurs. J'aimerais vraiment monter un documentaire sur la nourriture d'un pays, sur tout l'aspect sociétal, culturel, qu'elle peut avoir», prévient Constance Lasserre.

Elle s'attelle également à la rédaction d'un essai: «un plaidoyer pour la gourmandise», histoire de perpétuer une recette qui fonctionne.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".