A La Haye, une exposition permet d'expérimenter l'univers étrange d'Escher

Metamorphose III 1967-1968 : les œuvres les plus célèbres de M. C. Escher (1898-1972) sont en exposition permanente à Escher au Palais à La Haye (photo, escherinhetpaleis)
Metamorphose III 1967-1968 : les œuvres les plus célèbres de M. C. Escher (1898-1972) sont en exposition permanente à Escher au Palais à La Haye (photo, escherinhetpaleis)
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Publié le Samedi 18 février 2023

A La Haye, une exposition permet d'expérimenter l'univers étrange d'Escher

  • La ville de La Haye célèbrera l'œuvre d'Escher (1898-1972) à l'occasion du 125e anniversaire de la naissance de l'artiste, le 17 juin
  • Intitulée «Escher -- Un Autre Monde», l'exposition mêle les œuvres graphiques de l'artiste néerlandais et les installations architecturales du duo d'architectes belges Gijs Van Vaerenbergh et Pieterjan Gijs, afin de donner vie à l'univers étrange de M.C.

LA HAYE : Une exposition consacrée à l'artiste néerlandais M.C. Escher à La Haye offre à partir de samedi une nouvelle approche immersive de son œuvre grâce à des installations qui permettent d'expérimenter ses thèmes de prédilection, comme des escaliers et des portes qui ne mènent nulle part.

Intitulée «Escher -- Un Autre Monde», l'exposition mêle les œuvres graphiques de l'artiste néerlandais et les installations architecturales du duo d'architectes belges Gijs Van Vaerenbergh et Pieterjan Gijs, afin de donner vie à l'univers étrange de M.C. Escher.

Dans une salle du Kunstmuseum de La Haye, des escaliers et des portes qui ne mènent nulle part ont été aménagés, évoquant les colonnes et les marches dessinées en 1947 par Escher sur sa gravure sur bois «Un Autre Monde».

Plus loin, les visiteurs sont happés par une sculpture géante représentant un noeud gordien en or qui ne peut être vue en entier, rappelant l'idée d'éternité suggérée par les noeuds dessinés par Escher.

Puis les visiteurs contemplent leurs reflets dans des miroirs déformants évoquant les sphères représentées par Escher et découvrent dans une autre salle un labyrinthe dallé bleu, créant un motif en toile de fond à la gravure sur bois d'Escher «Metamorphosis II».

«Vous pouvez vraiment expérimenter les thèmes auxquels Escher était si attaché, comme le miroir, l'infini, l'architecture impossible», a expliqué la commissaire de l'exposition, Judith Kadee.

«Vous avez réellement une expérience physique tridimensionnelle de ce qu'Escher aimait tant», a-t-elle ajouté.

- «Nouvelles formes d'espace»  -

L'exposition est divisée en deux thèmes qui se retrouvent souvent dans l'œuvre de M.C. Escher: le jour et la nuit.

La première partie intitulée «Jour» se déploie dans les larges galeries du musée éclairées par la lumière du jour tandis que la deuxième, «Nuit», offre une introduction à l'univers étrange d'Escher dans des salles latérales.

L'architecte belge Arnout van Vaerenbergh souligne que l'idée est de «confronter les visiteurs avec de nouvelles formes d'espace et d'expérimenter et de voir jusqu'où nous pouvons aller».

La ville de La Haye célèbrera l'œuvre d'Escher (1898-1972) à l'occasion du 125e anniversaire de la naissance de l'artiste, le 17 juin.

A cette occasion, une autre exposition au musée Escher de La Haye met en avant des œuvres de l'artiste Samuel Jessurun de Mesquita, qui avait encouragé Escher à passer de l'architecture à l'art graphique. Escher était un ami proche de Mesquita, déporté avec sa famille dans les camps de la mort nazis en 1944.

Certains bâtiments seront «habillés» de l'œuvre d'Escher, explique le directeur du Kunstmuseum et du musée Escher, Benno Tempel.

A l'automne, une autre exposition intitulée «comme Escher» mettra à l'honneur des artistes contemporains et des créateurs inspirés par son œuvre.

L'exposition «Escher - Un Autre Monde» sera ouverte jusqu'au 10 septembre.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".