« Sous les étoiles d'Al-'Ula » à la croisée des sonorités d'Orient et d'Occident

L'ambassadeur de France en Arabie saoudite Ludovic Pouille entouré des artistes. (Photo: twitter, @ludovic_pouille)
L'ambassadeur de France en Arabie saoudite Ludovic Pouille entouré des artistes. (Photo: twitter, @ludovic_pouille)
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Publié le Mardi 21 mars 2023

« Sous les étoiles d'Al-'Ula » à la croisée des sonorités d'Orient et d'Occident

  • Gims, l'un des rappeurs français contemporains les plus influents et Yanns, l’auteur-compositeur-interprète français de musique urbaine étaient au rendez-vous, donnant une indéniable envergure à l’événement
  • Du côté des pays arabes, la grande admiratrice de Dalida, la mezzo-soprano venue d'Alexandrie, parfois surnommée la « Carmen égyptienne », Farah Eldibany était aussi présente sur le podium

PARIS: A l’occasion de la fête de la francophonie, célébrée tout au long du mois de mars, une émission spéciale a été enregistrée au cœur de la cité antique Al-'Ula, dans le nord de l’Arabie saoudite.

Depuis plusieurs années, ce musée en plein air créé par la nature séduit de plus en plus de monde par ses vastes paysages impressionnants et ses ruines antiques et des vues surreelles sur les montagnes. Et cette fois, c’est un concert unique qui a pris place: « Sous les étoiles d'Al-'Ula ». Le concert a accueilli plusieurs artistes de premier plan, tant français qu’arabes.

Le grand chanteur Gilbert Montagné a animé AlUla sur le site nabatéen de Hegra: « De nouvelles sensations exceptionnelles, sous un autre “Soleil des Tropiques" », selon les termes de Ludovic Pouille, l’ambassadeur de France en Arabie saoudite.

Gims, l'un des rappeurs français contemporains les plus influents et Yanns, l’auteur-compositeur-interprète français de musique urbaine étaient également au rendez-vous, donnant une indéniable envergure à l’événement. Gims avait par ailleurs interprété l'une des chansons officielles de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar intitulée « Arhbo ». Sur ce morceau, le rappeur congolais ayant vécu en France presque toute sa vie est en duo avec le chanteur portoricain de trap latino et de reggaeton Ozuna.

Devenu célèbre à la fin des années 60, en pleine vague « yéyé », avec des tubes comme « Enfants de tous pays », « Porompompero », « Les Filles de mon pays » ou encore « Poï Poï Poï », Enrico Macias a répondu présent à AlUla, donnant au concert une dimension quelque peu nostalgique en harmonie avec la beauté du lieu.

Compositrice de « Quelqu’un m’a dit », l’ex première dame Carla Bruni qui a signé depuis quelque temps son retour sur scène, était également au rendez-vous d’Alula ainsi que l’artiste incontournable de la scène française Claudio Capéo.

Connue pour sa participation à l'émission Popstars sur M6 et pour ses chansons « Entre Nous », « Je viens du sud » et « Dis-moi que tu m'aimes » et ses reprises des chansons d'Edith Piaf, Chimène Badi a aussi participé au concert.

Du côté des pays arabes, la grande admiratrice de Dalida, la mezzo-soprano venue d'Alexandrie, parfois surnommée la « Carmen égyptienne », Farah Eldibany était aussi présente sur le podium. Elle a lancé les premières notes de La Marseillaise au Champ-de-Mars. La chanteuse d'opéra avait interprété sur scène de sa voix puissante l'hymne français, après le discours de victoire d'Emmanuel Macron à l'issue du second tour de l'élection présidentielle. 

L'événement a aussi mis en vedette les stars saoudiennes Aseel Abu Baker, Ayed Youssef de « Besm Al Elah »  et Dalia Mubarak la chanteuse folklorique de « Areen Al Ashq », « Ya Monyati » et « Maa Khaled Al Shwaq ».  Mubarak se distingue par son approche axée sur le Golfe de la musique soul et R&B. 

D'une durée de 95 minutes, cet événement sera retransmis ce vendredi 24 mars sur TV5 MONDE à 21:00.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".