Ramsès II, «roi des rois» dans une exposition événement à Paris

Le sarcophage où figure le roi – bras croisés sur la poitrine, tenant le sceptre héqa et le fouet nekhakha, et coiffé d'un némès orné du cobra dressé ainsi qu'une barbe postiche tressée sous son menton – n'est en réalité pas le sarcophage originel de Ramsès II (Photo, AFP).
Le sarcophage où figure le roi – bras croisés sur la poitrine, tenant le sceptre héqa et le fouet nekhakha, et coiffé d'un némès orné du cobra dressé ainsi qu'une barbe postiche tressée sous son menton – n'est en réalité pas le sarcophage originel de Ramsès II (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 07 avril 2023

Ramsès II, «roi des rois» dans une exposition événement à Paris

  • «Paris sera la seule ville d'Europe à accueillir cette exposition et, surtout, la seule à montrer le sarcophage de Ramsès II grâce à une coopération inédite entre la France et l’Égypte»
  • L'engouement est déjà manifeste : les organisateurs ont annoncé jeudi que plus de 145 000 billets avaient déjà été vendus

PARIS: Ramsès II fera-t-il mieux que Toutânkhamon ? Quatre ans après le succès de l'exposition consacrée à la superstar des pharaons, un nouvel événement fastueux dédié à l'Égypte ancienne se tient à Paris, avec comme clou du spectacle le sarcophage de Ramsès II.

"Exceptionnel", "rarissime", "incroyable" : dans la bouche de Bénédicte Lhoyer, égyptologue et conseillère scientifique de cette exposition qui s'ouvre vendredi et jusqu'au 6 septembre à la Grande Halle de la Villette, les qualificatifs ne sont jamais trop nombreux.

"Paris sera la seule ville d'Europe à accueillir cette exposition et, surtout, la seule à montrer le sarcophage de Ramsès II grâce à une coopération inédite entre la France et l’Égypte", détaille-t-elle.

En 2019, plus de 1,4 million de visiteurs s'étaient rendus à l'exposition consacrée à Toutânkhamon. Place désormais à la vie et l'oeuvre de celui qui est souvent qualifié de "roi des rois", voire parfois de "Roi-Soleil" : Ramsès II, pharaon de la 19e dynastie.

L'engouement est déjà manifeste : les organisateurs ont annoncé jeudi que plus de 145 000 billets avaient déjà été vendus, soit plus que pour Toutânkhamon avant l'ouverture au public.

"C'est le pharaon qui a régné le plus longtemps (66 ans), qui a épousé – entre autres – la plus belle femme du monde (Néfertari, littéralement 'la plus belle'), qui a eu la plus grande famille (a minima 50 fils, 60 filles)... Bref, c'était un roi hors norme", poursuit Mme Lhoyer.

La dernière "visite" du pharaon en France remontait à 1976. Cette année-là, la communauté scientifique française s'était vu confier une mission : sauver la momie, rongée par les moisissures. Depuis ce sauvetage, les liens entre les deux pays se sont renforcés, insiste l'égyptologue.

«Emotion indescriptible»

Après un passage par les États-Unis – avant l'Australie –, place à Paris où les organisateurs n'ont pas lésiné sur les moyens : musique d'ambiance, scénographie soignée, abondance d'objets (statues, bijoux)... L'exposition offre une plongée dans plus de trois mille ans d'Histoire.

Au total, ce sont plus de 180 pièces originales, dont certaines jamais sorties d'Égypte, qui sont montrées au public.

Tout est fait pour saisir la vie de ce pharaon. Une animation en 3D transporte même le visiteur dans l'une des plus grandes batailles du roi : celle de Qadesh (dans le sud de la Syrie actuelle), qui opposait l'Égypte à l'empire hittite.

Le sel du projet n'est autre que la visite de la chambre mortuaire de ce roi bâtisseur. Contrairement à l'exposition Toutânkhamon, les organisateurs ont dû faire preuve d'imagination pour celle de Ramsès II, qui faisait quelque 820 m2 et a été entièrement pillée sous Ramsès IX.

Pour ce faire, ils sont allés chercher de précieux objets (masques, bijoux...) découverts dans d'autres chambres funéraires, notamment celles des princesses égyptiennes.

Parmi eux, l'imposant masque du cercueil du roi Aménémopé.

Reste que LA star de l'événement n'est autre que le magnifique cercueil en bois peint (sans la momie) de Ramsès II.

"Cela représente une chance extraordinaire pour les enfants mais aussi pour le public de tous les âges. C'est une émotion indescriptible", a déclaré lundi à l'AFPTV la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, lors du dévoilement du cercueil, en présence de l'ambassadeur d'Égypte.

Ce sarcophage où figure le roi – bras croisés sur la poitrine, tenant le sceptre héqa et le fouet nekhakha, et coiffé d'un némès orné du cobra dressé ainsi qu'une barbe postiche tressée sous son menton – n'est en réalité pas le sarcophage originel de Ramsès II.

"Lorsque le pillage du tombeau a été avéré, il a été urgent de mettre la momie à l'abri. Elle est restée près d'un siècle dans la tombe du pharaon Séthi Ier (le père de Ramsès II, NDLR)", raconte l'égyptologue.

Ce n'est que bien plus tard qu'elle fut installée dans le sarcophage montré dans l'exposition, où elle est restée plus de 2 800 ans. "Ramsès II a battu le temps. Il est, comme Toutânkhamon, devenu immortel", résume Mme Lhoyer.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".