Les tenues traditionnelles et la mode britannique règnent en maître pour le couronnement du roi Charles III

Le roi Charles III et la reine consort Camilla (à l'extrême gauche), la princesse de Galles Kate Middleton (au centre) et la reine Rania de Jordanie ont arboré un mélange de tenues traditionnelles et modernes lors du couronnement. (Getty Images/ composite)
Le roi Charles III et la reine consort Camilla (à l'extrême gauche), la princesse de Galles Kate Middleton (au centre) et la reine Rania de Jordanie ont arboré un mélange de tenues traditionnelles et modernes lors du couronnement. (Getty Images/ composite)
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Publié le Samedi 06 mai 2023

Les tenues traditionnelles et la mode britannique règnent en maître pour le couronnement du roi Charles III

  • La reine consort Camilla portait un ensemble blanc avec broderies dorées conçu par Bruce Oldfield, OBE
  • La reine Rania de Jordanie a assisté au couronnement dans une robe crayon jaune de Tamara Ralph, tandis que la princesse Lalla Meryem du Maroc affichait une tenue traditionnelle

DUBAΪ : Alors que le couronnement du roi Charles III débutait au Royaume-Uni, les téléspectateurs du monde entier étaient concentrés sur le cérémonial et la mode.

Pendant que les tenues traditionnelles du couronnement - robes cramoisies, capes d'hermine et cornettes de velours rouge bordées de fourrure - remplissaient l'abbaye de Westminster à Londres, la famille royale britannique mettait en avant des créateurs britanniques, et les membres des familles royales arabes se mettaient de leur côté en vedette.

Le roi Charles est arrivé à l'abbaye de Westminster en hermine royale par-dessus la robe d'État cramoisie de George VI - conservée par les restaurateurs royaux Ede & Ravenscroft et la Royal School of Needlework - et a revêtu la robe d'État violette de George VI pour quitter l'abbaye.

Lors de la cérémonie du couronnement, le roi Charles s'est vu remettre un manteau à manches d'or étincelant, appelé Supertunica, qui a été créé pour George V en 1911 et a été porté lors de couronnements, notamment par la reine Elizabeth II. (Getty Images)
Lors de la cérémonie du couronnement, le roi Charles s'est vu remettre un manteau à manches d'or étincelant, appelé Supertunica, qui a été créé pour George V en 1911 et a été porté lors de couronnements, notamment par la reine Elizabeth II. (Getty Images)

Lors de la cérémonie du couronnement, il a reçu un manteau à manches d'or étincelant appelé Supertunica, créé pour George V en 1911 et porté lors des couronnements, y compris par la reine Élisabeth II. Ce vêtement de 2 kg est fait d'un tissu d'or - du fil de soie enveloppé dans de fines pièces de métal doré ou argenté - avec des motifs arabesques et floraux.

En plus de la Supertunica, le roi portait un manteau long comme le sol, appelé manteau impérial, qui a été fabriqué en 1821.

Réalisé en tissu d'or, il est orné de fleurs de lys, d'aigles impériaux et d'emblèmes floraux nationaux (roses rouges et roses, chardons bleus et trèfles verts). Il est conçu pour symboliser la nature divine de la royauté.

Le roi a réutilisé une ceinture d'épée de 1937 portée par son grand-père, également connue sous le nom de ceinture du couronnement. Elle est faite d'un tissu brodé d'or et comporte une boucle en or estampillée d'emblèmes nationaux. L'unique gant de couronnement, également connu sous le nom de gantelet de couronnement, était placé sur la main droite du roi, dans laquelle il tenait le sceptre du souverain avec la croix pendant le couronnement.

Les vêtements sont généralement conservés à la Tour de Londres.

La couronne traditionnelle de Saint Édouard a ensuite été placée sur la tête du roi Charles III. Elle a été portée pendant moins d'une heure avant d'être entreposée à la Tour de Londres.

Fabriquée en or 22 carats, cette couronne vieille de 360 ans mesure plus de 30 cm et pèse un peu plus de 2 kg. Elle comporte un cadre en or à double arche et est sertie de rubis, de topazes, de saphirs et de grenats.

La couronne d'État impériale, fabriquée en 1937, a été portée par le roi après la cérémonie, alors qu'il se rendait au palais de Buckingham. (Getty Images)
La couronne d'État impériale, fabriquée en 1937, a été portée par le roi après la cérémonie, alors qu'il se rendait au palais de Buckingham. (Getty Images)

La couronne d'État impériale, fabriquée en 1937, a été portée par le roi après la cérémonie, alors qu'il se rendait au palais de Buckingham. Elle est encadrée d'or au lieu d'être garnie de fourrure et est montée de trois grosses pierres, dont le diamant Cullinan II, tandis que les pierres complémentaires comprennent 2 868 diamants qui sont montés dans de l’argent et des pierres de couleur qui figurent dans des montures en or. En outre, 17 saphirs, 11 émeraudes et 269 perles sont également présents sur la couronne.

Pour sa part, la reine consort Camilla a été couronnée avec la couronne de la reine Mary, qui l’a portée lors du couronnement de son mari, George V, en 1911 et qui se compose de 2 200 diamants et des diamants Cullinan III, IV et V.

La reine consort Camilla porte le collier de couronnement fabriqué par Garrard pour la reine Victoria et offert à cette dernière en 1858. (Getty Images)
La reine consort Camilla porte le collier de couronnement fabriqué par Garrard pour la reine Victoria et offert à cette dernière en 1858. (Getty Images)

Elle portait également le collier de couronnement réalisé par Garrard pour la reine Victoria et qui lui a été offert en 1858.

Il est composé de 25 diamants brillants gradués et d'un pendentif en diamant de 22,48 carats, connu sous le nom de « Lahore Diamond » (diamant de Lahore). Le collier a été porté par plusieurs reines consorts : la reine Alexandra en 1902, la reine Mary en 1911 et la reine Elizabeth, future reine mère, en 1937.

La reine Camilla porte un ensemble blanc, long jusqu’au sol, avec des broderies dorées, conçu par Bruce Oldfield, OBE, un créateur de mode britannique surtout connu pour ses vêtements de fête haute couture. (Getty Images)
La reine Camilla porte un ensemble blanc, long jusqu’au sol, avec des broderies dorées, conçu par Bruce Oldfield, OBE, un créateur de mode britannique surtout connu pour ses vêtements de fête haute couture. (Getty Images)

La reine Camilla portait un ensemble blanc à broderies dorées conçu par Bruce Oldfield, OBE, un créateur de mode britannique connu pour ses vêtements de fête haute couture. Oldfield a non seulement entretenu une relation de travail étroite avec la reine Camilla, mais il a également créé des looks pour feue la princesse Diana lorsqu'elle était mariée à l'époque au prince Charles.

La princesse de Galles Kate Middleton est arrivée à l'abbaye de Westminster vêtue d'une robe et d'un manteau de cérémonie - apparemment à la demande du roi Charles et de la reine Camilla - portés sur une robe Alexander McQueen en crêpe de soie ivoire brodée de lingots d'argent et de fils, avec des motifs de roses, de chardons, de jonquilles et de trèfles. (AFP)
La princesse de Galles Kate Middleton est arrivée à l'abbaye de Westminster vêtue d'une robe et d'un manteau de cérémonie - apparemment à la demande du roi Charles et de la reine Camilla - portés sur une robe Alexander McQueen en crêpe de soie ivoire brodée de lingots d'argent et de fils, avec des motifs de roses, de chardons, de jonquilles et de trèfles. (AFP)

Par ailleurs, la princesse de Galles Kate Middleton est arrivée à l'abbaye de Westminster vêtue d'une robe et d'un manteau de cérémonie - apparemment à la demande du roi Charles et de la reine Camilla - portés sur une robe Alexander McQueen en crêpe de soie ivoire brodée de lingots d'argent et de fils, avec des motifs de roses, de chardons, de jonquilles et de trèfles. Sarah Burton, directrice de la création de la marque, a également dessiné la robe de mariée de la princesse en 2011. 

La princesse de Galles portait également une coiffe florale scintillante, et non un diadème. 

Ce couvre-chef est une création de Jess Collet x Alexander McQueen et se compose de lingots d'argent scintillants, de cristaux et de broderies de feuilles de fil d'argent. 

Des boucles d'oreilles en perles et en diamants ayant appartenu à feue sa belle-mère, la princesse Diana, rehaussaient ses superbes bijoux. Elle portait également le collier George VI Festoon, une pièce réalisée en 1950 à la demande du roi George VI pour sa fille, la princesse Elizabeth (future reine Elizabeth II).

Le prince William, aux côtés de la princesse Kate, portait des tenues de cérémonie et des manteaux par-dessus l'uniforme des Welsh Guards, toujours à la demande du roi Charles et de la reine Camilla (AFP).
Le prince William, aux côtés de la princesse Kate, portait des tenues de cérémonie et des manteaux par-dessus l'uniforme des Welsh Guards, toujours à la demande du roi Charles et de la reine Camilla (AFP).

Le prince William, aux côtés de la princesse Kate, portait des tenues de cérémonie et des manteaux par-dessus l'uniforme des Welsh Guards, toujours à la demande du roi Charles et de la reine Camilla.

Le prince Harry, duc de Sussex, portait quant à lui un ensemble trois pièces noir avec une queue de pie et des médailles militaires sur la poitrine (AFP).
Le prince Harry, duc de Sussex, portait quant à lui un ensemble trois pièces noir avec une queue de pie et des médailles militaires sur la poitrine (AFP).

Le prince Harry, duc de Sussex, portait quant à lui un ensemble noir de trois pièces avec une queue de pie et des médailles militaires sur la poitrine, et n'a joué aucun rôle formel lors de l'événement. 

La reine Rania a assisté au couronnement dans une robe crayon de couleur crème. (Getty Images)

La reine Rania de Jordanie a assisté au couronnement dans une robe crayon en crêpe de soie jaune citron pastel faite sur mesure par la créatrice australienne Tamara Ralph, avec un nœud autour des épaules et des manches transparentes. Elle portait un chapeau assorti, les diadèmes ayant été laissés de côté, la pochette en cuir Knot Intrecciato de la marque de luxe italienne Bottega Veneta et des escarpins Jimmy Choo Romy en blanc. 

La princesse Lalla Meryem du Maroc est arrivée vêtue d'une robe traditionnelle de couleur lilas et d'une cape blanche enroulée autour de ses épaules. (Getty Images)
La princesse Lalla Meryem du Maroc est arrivée vêtue d'une robe traditionnelle de couleur lilas et d'une cape blanche enroulée autour de ses épaules. (Getty Images)

La princesse Lalla Meryem du Maroc, fille de feu le roi Hassan II, est arrivée vêtue d'une robe traditionnelle de couleur lilas et d'une cape blanche enroulée autour de ses épaules. Elle a accessoirisé son look avec des boucles d'oreilles brillantes en forme de poire. 

La princesse qatarie Sheikha Jawaher bent Hamad ben Suhaim Al-Thani portait une robe grise à manches longues brodée (Getty Images).
La princesse qatarie Sheikha Jawaher bent Hamad ben Suhaim Al-Thani portait une robe grise à manches longues brodée (Getty Images).

La princesse qatarie Sheikha Jawaher bent Hamad ben Suhaim Al-Thani, épouse et consort de l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al-Thani, était également présente. Elle portait une robe grise à manches longues brodée de la collection Couture automne-hiver 2022 de Dior, ainsi qu'une cape longue blanc cassé. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".