Un milliardaire d’origine égyptienne fait un don de 5 millions de livres au Parti conservateur britannique

Mohammed Mansour (Photo, Wikipédia).
Mohammed Mansour (Photo, Wikipédia).
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Publié le Mardi 23 mai 2023

Un milliardaire d’origine égyptienne fait un don de 5 millions de livres au Parti conservateur britannique

  • Selon Mohammed Mansour, le Premier ministre Rishi Sunak «comprend comment la croissance est générée» et mérite «les meilleures chances de remplir un mandat complet de cinq ans»
  • L’homme d'affaires écrit que son expérience avec Gamal Abdel Nasser lui a fait apprécier «la stabilité politique, les droits de propriété et l’état de droit»

LONDRES: Un milliardaire égyptien a fait don au Parti conservateur britannique de la somme la plus importante que celui-ci ait reçue en 20 ans. Mohammed Mansour a confié à The Telegraph qu’il pense que le Premier ministre Rishi Sunak est «très compétent» et qu’il «comprend comment la croissance est générée dans l’économie moderne».

M. Mansour a fait un don de 5 millions de livres sterling (1 livre sterling = 1,15 euro) au parti. Il s’agit du deuxième don individuel le plus important de l’histoire politique du Royaume-Uni, après celui de Lord Sainsbury of Turville qui avait fait don de 8 millions de livres sterling aux Libéraux-démocrates en 2019. Le don de M. Mansour met fin au déclin du financement du Parti conservateur qui lui avait valu d’être dépassé par le Parti travailliste, parti de l’opposition, pour ce qui est de sa capacité à générer de l’argent.

Entre juillet et septembre, les conservateurs n’ont récolté que 3 millions de livres sterling, tandis que les travaillistes, eux, en ont récolté 5,4 millions. Cela est dû, en partie, à la défection de grands donateurs, tels que le millionnaire Gareth Quarry, après le départ de Boris Johnson du poste de Premier ministre. M. Quarry a accusé les conservateurs d’être «gangrénés par l’arrogance et la complaisance».

M. Mansour a toutefois déclaré que Rishi Sunak «comprend l’importance de la technologie et de l’innovation. Il peut faire en sorte qu’une économie moderne fonctionne pour tous les citoyens».

Ayant vécu les bouleversements causés par l’arrivée au pouvoir de l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser, Mohammed Mansour a indiqué qu’il appréciait la stabilité du gouvernement.

«Lorsque j’étais adolescent, les biens de ma famille ont été confisqués par l’État. Le président égyptien Gamal Abdel Nasser, sous l’influence de ses mentors soviétiques, a nationalisé l’industrie du coton, enlevant à mon père son entreprise», écrit M. Mansour dans The Telegraph. «Mais il ne s’est pas arrêté là. Convaincu que les droits de propriété privée ne devaient pas faire obstacle à son credo socialiste, Nasser s’est emparé des terres, des maisons et des autres biens de ma famille.»

«Ma vie a changé du jour au lendemain. J’étais déjà à l’université aux États-Unis, mais à partir de ce moment-là, ma famille n’a plus été en mesure de subvenir à mes besoins. J’ai dû rendre ma voiture et travailler comme serveur pour payer mes études. J’ai appris ce que c’était que d’avoir faim et de lutter pour payer la nourriture et les factures.»

«Cette expérience m’a marqué à vie et m’a convaincu de l’importance de la stabilité politique, des droits de propriété et de l’état de droit.»

Il a qualifié le Royaume-Uni de «pays où l’état de droit est primordial, où les droits de propriété sont respectés et qui jouit d’une stabilité politique enviable».

«Je veux donner à (Sunak) les meilleures chances de remplir un mandat complet de cinq ans. C’est pourquoi j’ai fait un don de 5 millions de livres sterling au fonds de soutien aux élections du parti. Quand je vois ce qu’il a réalisé au cours des premiers mois de son mandat, j’imagine ce qu’il pourrait faire en cinq ans», écrit-il.

«J’aime et je respecte ce pays, qui nous a accueillis, ma famille et moi, si chaleureusement. Il a une fière histoire et de nobles traditions. Je crois qu’il a de beaux jours devant lui. Je veux faire ce que je peux pour aider ce pays —où je vois grandir mes petits-enfants — à réaliser son plein potentiel.»

Le Parti conservateur est actuellement devancé d’environ 17% par le Parti travailliste dans les sondages d’opinion au Royaume-Uni, les prochaines élections générales étant prévues pour la fin de l’année 2024.

M. Mansour a déjà fait des dons totalisant 600.000 livres sterling au parti et siège au Conseil consultatif pour l’investissement du gouvernement. Il est le président du conglomérat Mansour Group, évalué à 6 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro), et sa fortune personnelle est estimée à environ 2,9 milliards de dollars. Dans le passé, il a été ministre des Transports de l’Égypte de 2006 à 2009 sous Hosni Moubarak, le défunt président égyptien démis de ses fonctions en 2011.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.