A Milan, retour de Valentino sur les podiums masculins

Le directeur créatif italien de Valentino, Pierpaolo Piccioli, salue le public à la fin du défilé Valentino printemps-été 2023 lors de la Paris Womenswear Fashion Week, à Paris, le 2 octobre 2022. (Photo par Emmanuel DUNAND / AFP)
Le directeur créatif italien de Valentino, Pierpaolo Piccioli, salue le public à la fin du défilé Valentino printemps-été 2023 lors de la Paris Womenswear Fashion Week, à Paris, le 2 octobre 2022. (Photo par Emmanuel DUNAND / AFP)
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Publié le Samedi 17 juin 2023

A Milan, retour de Valentino sur les podiums masculins

  • L'industrie italienne de la mode masculine a vu son chiffre d'affaires bondir de 20,3% à 11,3 milliards d'euros en 2022, dépassant son niveau d'avant la pandémie de coronavirus
  • La collection a puisé ainsi dans le répertoire classique, mettant en scène des dandys en bermuda et vestes cintrées en blanc, gris ou noir, mais aussi des silhouettes plus décontractées

MILAN: La maison de haute couture italienne Valentino a ouvert vendredi le bal de la Fashion week masculine à Milan, après trois années de collections mixtes hommes-femmes, renouant ainsi avec la capitale lombarde, longtemps délaissée pour des défilés à Paris.

Un retour aux sources pour le célèbre couturier romain et fondateur de la griffe, Valentino Garavani, 91 ans, qui y avait présenté son tout premier défilé de mode masculine en janvier 1985 avant de connaître un succès planétaire et prendre sa retraite en 2008.

Valentino a fait défiler l'homme dans la cour intérieure de l'Université de Milan, à un moment où l’institution fondée en 1923 "est en effervescence et grouille d’étudiants", dont certains ont eu le privilège d'assister au spectacle qui a tenté de séduire les jeunes générations.

Pierpaolo Piccioli, le directeur artistique de Valentino depuis 2008, a cassé les codes de la mode masculine pour la rendre plus contemporaine, tout en multipliant les clins d'oeil vers le passé prestigieux de la marque.

La collection a puisé ainsi dans le répertoire classique, mettant en scène des dandys en bermuda et vestes cintrées en blanc, gris ou noir, mais aussi des silhouettes plus décontractées, avec des hauts et pantalons amples assortis de manteaux longs.

Accessoires indispensables de l'homme Valentino, la cravate fine vintage des années 50, des sacs à main dans des couleurs flashy, en jaune, rouge et fuchsia, ou encore des boucles d'oreilles clinquantes.

"La mode masculine est désormais placée sur un piédestal, symbole de la redéfinition des codes masculins par Pierpaolo Piccioli" et de son "importance croissante" dans le chiffre d'affaires du groupe, assure la marque de luxe détenue depuis 2012 par le fonds d'investissement qatari Mayhoola.

Bond des recettes 

L'industrie italienne de la mode masculine a vu son chiffre d'affaires bondir de 20,3% à 11,3 milliards d'euros en 2022, dépassant son niveau d'avant la pandémie de coronavirus.

"Nous pensons que la mode se portera très bien en 2023", avait assuré Carlo Capasa, le président de la Chambre de la mode italienne, lors de la présentation de la Fashion week en mai.

Après une hausse de 15,3% du chiffre d'affaires au premier trimestre, M. Capasa a relevé à 5% l'objectif de croissance annuelle pour l'ensemble du secteur, la mode masculine et féminine, initialement fixé à 4%.

La semaine de la mode masculine, consacrée aux collections printemps-été 2024, compte plus de 70 rendez-vous, dont seulement cinq purement numériques, sortant du carcan des formats virtuels imposés par la pandémie de coronavirus.

Les grandes griffes, dont Dolce & Gabbana, Prada, Armani et Zegna, comptent faire vibrer les fashionistas avec 22 défilés en chair et en os, promettant du spectacle, des frissons et de la joie de vivre.

Andersson Bell, jeune marque lancée en 2014 à Séoul qui fusionne street style coréen et minimalisme scandinave, fera dimanche ses débuts très attendus. Elle a été popularisée en 2019 par Jungkook, chanteur vedette du groupe sud-coréen de K-pop BTS et adepte de ses sneakers.

Gucci a présenté une collection célébrant de traditionnels costumes croisés avec pantalons évasés incorporant le motif mors de cheval, omniprésent dans ses célèbres mocassins, dans un tissu Prince de Galles et des tissages Jacquard rouges ou ivoire.

Parmi les grands absents figurent Versace, Moschino, Missoni ou encore Fendi qui a préféré présenter sa collection masculine jeudi dans le cadre du salon Pitti Uomo à Florence qui précède traditionnellement la Fashion week milanaise.

Au pas de course, les mannequins ont défilé dans les ateliers de la nouvelle maroquinerie de Fendi à Capannuccia, près de Florence, au milieu des machines et des artisans, arborant des looks mêlant élégance et confort inspirés du monde de travail.

Le lin, le coton, le cuir ou encore la soie sont les matériaux favoris, alors que les teintes sont sobres, oscillant entre le terracotta, le vert sauge, l'écru et le marron, rappelant le paysage toscan.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".