Dolce & Gabbana exalte l'élégance masculine

Domenico Dolce (R) et Stefano Gabbana (L) de la maison de couture italienne Dolce & Gabbana à la fin de leur défilé Homme Printemps-Été 2024 le 17 juin 2023 (Photo, AFP).
Domenico Dolce (R) et Stefano Gabbana (L) de la maison de couture italienne Dolce & Gabbana à la fin de leur défilé Homme Printemps-Été 2024 le 17 juin 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 18 juin 2023

Dolce & Gabbana exalte l'élégance masculine

  • Outre le noir et le blanc, prédominants, la palette des teintes de Dolce & Gabbana comprend le gris, le camel et le marron
  • Au deuxième jour de la Fashion week masculine de Milan, l'affluence était grande devant les showrooms des griffes

MILAN: Elegance et sensualité: le duo Dolce & Gabbana a dévoilé samedi à Milan une collection homme exaltant le luxe artisanal et le raffinement, tout en l'agrémentant de nombreuses touches de fantaisie sublimant le corps.

Loin de l'habituelle exubérance de leur univers polychrome, les deux stylistes ont axé le défilé sur le noir, leur couleur fétiche qui rappelle la Sicile chère à Domenico Dolce, originaire d'une petite ville près de Palerme.

Dans le carton d'invitation, les deux créateurs donnent leur définition du mot "style": c'est "la manière de s'habiller et de se comporter d'une personne qui a une élégance spontanée, raffinée et soignée".

Un concept appliqué à la lettre à leur nouvelle collection qui puise dans le répertoire classique et remet au goût du jour des vestes cintrées, des manteaux longs et fluides, des cravates minces et des pantalons à double taille amples.

Les bermudas, omniprésents, sont assortis de vestes sophistiquées. Des costumes à fines rayures noires et blanches et des chapeaux en feutre semblent tout droit sortis d'un film sur Al Capone.

Une rigueur dans la coupe qui est assouplie par des dentelles, des imprimés à pois et des fleurs brodées sur des chemises. Les tuniques sont parfois translucides, voire transparentes, tout comme certains pantalons découvrant les jambes.

Le style d'abord

Outre le noir et le blanc, prédominants, la palette des teintes de Dolce & Gabbana comprend le gris, le camel et le marron. Les tissus sont satinés et nobles, permettant, selon la griffe, de "sculpter les lignes".

"Se concentrer sur le style est une voie sur laquelle nous nous sommes engagés il y a un an, car sur les réseaux sociaux, nous sommes bombardés d'images contradictoires qui créent une grande confusion", ont raconté Domenico Dolce et Stefano Gabbana après le défilé.

"Nous avons chaque jour de nouvelles icônes, mais demain, est-ce que nous nous en souviendrons?", se sont-ils demandés.

"On s'est dit: +mais nous, on a un style+, et c'est pour ça qu'on a repris nos codes, à commencer par l'art de la couture, qui est éternelle, parce qu'une belle veste ou un pantalon bien coupé ne se démodent jamais", ont-ils assuré.

"L'influenceur n'est plus déterminant, les gens ne se précipitent pas dans les magasins à cause d'un de leurs posts, car derrière il n'y a ni culture ni narration d'histoires (...) il n'y a aujourd'hui qu'une schizophrénie de la pensée qui sème la confusion", ont-ils décrété.

Influenceurs et K-pop

Une volte-face alors que le duo avait présenté en février 2021 une collection masculine taillée sur mesure pour la génération TikTok, arborant des looks street wear aux couleurs flashy et pantalons à imprimés motif léopard.

Au premier rang des spectateurs du défilé samedi figuraient d'ailleurs de nombreux influenceurs ainsi que le chanteur et acteur américain Machine Gun Kelly et la star sud-coréenne de la K-pop Doyoung.

Au deuxième jour de la Fashion week masculine de Milan, l'affluence était grande devant les showrooms des griffes où des hordes de fans tentaient d'immortaliser avec leurs smartphones l'arrivée des influenceurs, vedettes de la K-pop ou autres VIP.

Minimalisme chez Emporio Armani

Retour aux sources, élégance et minimalisme ont été aussi les maîtres-mots de la nouvelle collection de la ligne Emporio de Giorgio Armani, du prêt-à-porter haut de gamme destiné à une clientèle jeune et tendance.

Le fil rouge de cette collection, à forte influence orientale, est un ginkgo stylisé, des motifs de cet arbre originaire de Chine à feuilles en éventail échancré ornant pulls, chemises et bijoux. Pour Emporio Armani, le ginkgo millénaire est le symbole d'un style à la fois moderne et intemporel.

Des pulls en maille près du corps, des gilets portés à même la peau, des tuniques sans manches, des vestes kimono en soie et des pantalons très amples marquent cette collection, axée comme celle de Dolce & Gabbana sur le noir et le blanc, mais aussi la couleur sable.

Le défilé se déroule dans un décor imaginaire de pleine nuit, illuminée par le clair de lune qui scintille sur un paysage marin et des rochers.

"J'aime chez les jeunes d'aujourd'hui la liberté absolue par rapport aux codes: ils portent des vêtements de soirée même pendant la journée, en ayant toujours l'air crédibles", a expliqué à l'issue du show le maître Giorgio Armani, 88 ans, le teint toujours hâlé.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".