Wimbledon: Ons Jabeur de retour en finale en battant la N.2 mondiale Aryna Sabalenka

La tunisienne Ons Jabeur célèbre sa victoire contre la biélorusse Aryna Sabalenka lors de son match de tennis en demi-finale féminine le onzième jour des championnats de Wimbledon (Photo, AFP).
La tunisienne Ons Jabeur célèbre sa victoire contre la biélorusse Aryna Sabalenka lors de son match de tennis en demi-finale féminine le onzième jour des championnats de Wimbledon (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

Wimbledon: Ons Jabeur de retour en finale en battant la N.2 mondiale Aryna Sabalenka

  • Jabeur, qui a perdu deux fois en finale d'un Majeur (Wimbledon et US Open 2022), tentera de remporter son premier titre du Grand Chelem samedi contre la Tchèque Marketa Vondrousova
  • Jabeur avait gagné le premier duel de leur carrière contre Sabalenka, à Roland-Garros en 2020, mais la Bélarusse avait remporté les trois suivants, dont celui à Wimbledon en 2021

WIMBLEDON: La Tunisienne Ons Jabeur, 6e mondiale, s'est qualifiée jeudi pour sa deuxième finale d'affilée à Wimbledon en éliminant la Bélarusse Aryna Sabalenka (2e) 6-7 (5/7), 6-4, 6-3.

A 28 ans, Jabeur, qui a perdu deux fois en finale d'un Majeur (Wimbledon et US Open 2022), tentera de remporter son premier titre du Grand Chelem samedi contre la Tchèque Marketa Vondrousova (42e), elle aussi en quête d'un premier titre à ce niveau.

"Je n'ai pas de mots... Merci au public qui m'a maintenue dans le match", a lancé Jabeur comme tout premiers mots après sa victoire.

"Accepter ses services et ses coups puissants a été très difficile, alors merci d'avoir cru en moi et de m'avoir soutenue jusqu'au bout", a-t-elle ajouté.

"Je suis très fière de moi parce que l'ancienne moi aurait perdu ce match et je serais déjà en train de rentrer chez moi, mais j'ai trouvé la force de me battre", a-t-elle ajouté, expliquant tirer les fruits de son travail psychologique.

"J'apprends à transformer l'énergie négative, comme la frustration, en énergie positive. J'ai su aller chercher au plus profond de moi pour gagner ce match... et, qui sait, le tournoi", a-t-elle lâché dans un sourire.

Jabeur avait gagné le premier duel de leur carrière contre Sabalenka, à Roland-Garros en 2020, mais la Bélarusse avait remporté les trois suivants, dont celui à Wimbledon en 2021.

Cette défaite la prive d'une nouvelle finale majeure, après celle remportée en janvier à l'Open d'Australie, ainsi que de la place de N.1 mondiale qu'elle aurait décrochée en se qualifiant pour la finale.

Quant à Jabeur, elle devient la première joueuse à enchaîner deux finales à Wimbledon depuis Serena Williams (2018-2019).

Jeudi, la puissante Bélarusse a beaucoup fait courir Jabeur, distribuant le jeu avec notamment ses grands coups droits.

Elle a semblé imposer sa puissance (39 points gagnants dont dix aces), mais face à une adversaire très accrocheuse, la Bélarusse a commis trop de fautes pour gagner (45 fautes directes sur l'ensemble du match, contre 14 pour Jabeur).

Dans le premier set, Jabeur n'a eu qu'une seule balle de break à défendre, contre trois pour Sabalenka, mais les deux joueuses en sont arrivées au jeu décisif sans le moindre break.

La Bélarusse s'est offert deux balles de set grâce à un gros retour qui lui a permis de se détacher 6/4. Jabeur a sauvé la première, sur son service, mais n'a pu contrôler son retour sur le service suivant de Sabalenka qui a ainsi remporté la première manche.

Dans la deuxième, la Bélarusse a semblé se diriger vers une victoire inéluctable quand elle a réussi deux jeux blancs consécutifs pour se détacher 4-2.

Pourtant, Jabeur a alors aligné cinq jeux d'affilée pour égaliser à un set partout et débuter la course en tête dans la manche décisive (1-0).

Sous un tonnerre d'applaudissements, son visage venait de changer et l'on pouvait de nouveau y lire la détermination et la confiance.

La Tunisienne a réussi le break décisif dans le sixième jeu de la troisième manche en profitant de deux fautes directes d'affilée de Sabalenka.

Elle a confirmé sur un revers gagnant qui a soulevé la craie de la ligne pour mener 5-2.

Sabalenka a ensuite sauvé deux balles de match sur son service, puis encore deux sur le service de Jabeur, mais la cinquième a été la bonne pour la Tunisienne qui a conclu sur un ace.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".