Boutier vise une victoire majeure

La Française Céline Boutier lors du troisième tour du championnat d'Evian dans les Alpes françaises, samedi (Photo, AFP).
La Française Céline Boutier lors du troisième tour du championnat d'Evian dans les Alpes françaises, samedi (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 30 juillet 2023

Boutier vise une victoire majeure

  • Après un premier tour à deux coups du leader avec un score de 66, Boutier a réalisé un excellent 69 pour un total de 7 sous, devançant la Thaïlandaise Patti Tavatanakit et la Japonaise Yuka Saso, toutes deux lauréates de Majeurs en 2021
  • La deuxième journée a été difficile avec des vents forts, des conditions de jeu exigeantes et une partie s'étendant sur près de six heures

AFP EVIAN France : Céline Boutier a réussi un birdie dans le dernier trou d'un mètre cinquante pour prendre la tête du peloton à mi-parcours du Championnat d'Evian vendredi et susciter l'espoir d'une victoire à domicile dans le majeur féminin.

Ce fut une deuxième journée difficile avec des vents forts, des conditions difficiles et une manche qui s'est étalée sur près de six heures. Il s’agissait d’un véritable test de patience et d'endurance autant que de golf.

Or Boutier a affiché un excellent 69 pour un total de 7 sous, devançant la Thaïlandaise Patti Tavatanakit et la Japonaise Yuka Saso, toutes deux lauréates de Majeurs en 2021.

Cependant, ce fut une journée difficile pour la Néo-Zélandaise Lydia Ko, qui avait remporté le titre à 18 ans en 2015. Deuxième au classement la veille, elle a reculé à égalité après un décevant 76.

Boutier a terminé dans le top dix de chacun des quatre autres Majeurs féminins, mais n'a jamais fait mieux qu'une 29e place en sept participations au tournoi français, l’un des cinq grands tournois. 

«Ce n'est certainement pas facile de jouer à domicile», a admis la joueuse de 29 ans qui a remporté trois victoires en Amérique.

«Je ne pense pas avoir bien géré cela dans le passé ».

«Je me mettais la pression et je ne voulais pas décevoir les gens. Mais j'ai appris à me concentrer sur mon jeu. Cette année, c'était amusant de réussir de bons coups et d'entendre les gens m'encourager ».

Elle a ajouté : «C'était une fin de parcours très positive. Les conditions demain seront venteuses à nouveau, donc je vais essayer de rester très patiente ».

Tavatanakit a débuté au 10e trou et a concédé un bogey au 11e.  

Mais des birdies aux 12e et 14e trous l'ont remise sur la bonne voie et son 67, l'un des meilleurs scores de la journée, laisse entrevoir une autre victoire en Majeur après le Chevron Championship de 2021.

«J'ai de très bons souvenirs en venant ici. J'ai joué dans la Palmer Cup en tant qu'amateur et je suis tombée amoureuse de l'Europe», a déclaré la joueuse de 23 ans.

«Les foules sont si gentilles et amicales, ça me rend tellement heureuse».

«Je n'ai pas fait le meilleur départ aujourd'hui, mais le birdie au 12e trou a changé les choses et ce fut un très bon parcours dans une journée difficile ».

Saso a remporté l'US Open 2021 — tout comme Tavatanakit, il s'agit de son seul titre LPGA — et elle a déclaré que la clé de son 69 était la patience.

«Je suis satisfaite de ma position au classement», a déclaré la joueuse de 22 ans. «Ce sont deux très bons tours ».

Nasa Hataoka a également réalisé un 67, comme Tavatanakit, pour se hisser à égalité à la quatrième place avec l'Américaine Alison Lee (71) et la Mexicaine Gabby Lopez (68).

La Sud-Africaine Paula Reto, leader après le premier tour avec un score de 64, a conservé son avantage de deux coups jusqu'au 11e trou.

Mais elle est passée tout près de la sortie de limite et a concédé un double bogey au 12e, puis a perdu d'autres coups aux 13e, 14e et 16e trous pour signer une carte de 75 et finir à trois sous le par.

La championne en titre, Brooke Henderson, est restée en lice à trois sous le par après un 70, tandis que la première, Ko Jin-young, a répété son score d'ouverture avec deux sous le par.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".