Mondial féminin: les Bleues impitoyables avec les Marocaines

La gardienne de but marocaine #01 Khadija Er-Rmichi fait un arrêt devant l'attaquante française #11 Kadidiatou Diani lors du match des huitièmes de finale de la Coupe du monde féminine Australie et Nouvelle-Zélande 2023 entre la France et le Maroc au stade Hindmarsh d'Adélaïde le 8 août 2023. (AFP)
La gardienne de but marocaine #01 Khadija Er-Rmichi fait un arrêt devant l'attaquante française #11 Kadidiatou Diani lors du match des huitièmes de finale de la Coupe du monde féminine Australie et Nouvelle-Zélande 2023 entre la France et le Maroc au stade Hindmarsh d'Adélaïde le 8 août 2023. (AFP)
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Publié le Mardi 08 août 2023

Mondial féminin: les Bleues impitoyables avec les Marocaines

  • Les Bleues connaissent très bien leurs futures adversaires pour les avoir affrontées le 14 juillet en fin de préparation, avec une défaite 1-0 à la clé après une prestation assez terne à Melbourne
  • Côté marocain, le sélectionneur Reynald Pedros, ancien coach de six Françaises à Lyon, n'a pas pu faire de miracles. Mais sa Coupe du monde était déjà réussie avant le coup d'envoi

ADÉLAÏDE: Sérieuse et appliquée, l'équipe de France féminine a maîtrisé le Maroc (4-0) sans se laisser rattraper par le contexte émotionnel de la rencontre, mardi à Adélaïde, prenant rendez-vous pour un quart de finale passionnant contre l'Australie samedi (9h00/07h00 GMT) au Mondial.

Rien n'a perturbé les Bleues, mardi soir dans l'ambiance feutrée du Hindmarsh Stadium. Ni le froid de l'Australie méridionale, avec une douzaine de degrés au thermomètre; ni l'opposition marocaine, bien moins accrocheuse que redouté; ni l'émotion d'un match particulier pour plusieurs acteurs de la rencontre, liés au Maroc de près ou de loin.

Avec une Kadidiatou Diani encore impressionnante et impliquée sur trois buts (1 but, 2 passes décisives) et une Eugénie Le Sommer créditée d'un doublé, la France a déjà égalé son parcours de l'édition 2019 à domicile, un Mondial qui s'était terminé face aux futures championnes américaines (2-1).

Samedi à Brisbane, un autre morceau et une toute autre atmosphère attendent le sélectionneur Hervé Renard et ses Tricolores face aux Australiennes, co-organisatrices du tournoi et très ambitieuses.

Les "Matildas", qui viennent de récupérer leur star offensive Sam Kerr de retour de blessure, seront soutenues par près de 50 000 supporters, quasiment quatre fois plus que l'affluence de mardi à Adélaïde dans le plus petit stade du tournoi (13 500 personnes).

Le Maroc dépassé

Les Bleues connaissent très bien leurs futures adversaires pour les avoir affrontées le 14 juillet en fin de préparation, avec une défaite 1-0 à la clé après une prestation assez terne à Melbourne.

Il faudra remettre la machine en route, très clairement, car les Françaises viennent d'enchaîner deux oppositions à sens unique. Ce fut le cas face au Panama (6-3) en fin de phase de groupes avec une équipe remaniée, puis mardi soir contre une sélection marocaine dépassée dans tous les secteurs et rattrapée par son inexpérience à ce niveau - les Lionnes de l'Atlas disputaient leur premier Mondial -.

Hervé Renard, qui a renfilé la doudoune à la mi-temps après avoir tenu le choc en chemise blanche pendant 45 minutes, se satisfera d'un tel déroulement, alors que la France a longtemps cru devoir affronter l'Allemagne dès les huitièmes. Il s'est même permis de faire entrer les deux dernières joueuses de champ non-utilisées jusque là, Aïssatou Tounkara et Naomie Feller.

Le technicien, nommé au printemps, est désormais à une marche de remplir son premier objectif: qualifier les Bleues pour les demi-finales pour la deuxième fois de leur histoire après 2011. Si les Bleues passent l'obstacle australien, elles retrouveront dans le Final Four la Colombie ou l'Angleterre, championne d'Europe en titre.

Côté marocain, le sélectionneur Reynald Pedros, ancien coach de six Françaises à Lyon, n'a pas pu faire de miracles. Mais sa Coupe du monde était déjà réussie avant le coup d'envoi.

Karchaoui mesurée

Dans ce duel entre entraîneurs français, Hervé Renard a su, pour sa part, maîtriser l'aspect émotionnel de la rencontre, lui qui garde de "merveilleux souvenirs" de la sélection masculine marocaine dirigée entre 2016 et 2019.

Une sérénité transmise à Sakina Karchaoui, qui vivait aussi un match à part en raison de ses origines marocaines. Passeuse décisive pour Diani sur le premier but (15e), la joueuse du Paris SG est restée en marge de ses partenaires lors des célébrations des buts, sans en faire trop.

Avant le choc à Brisbane, les attaquantes françaises ont fait le plein de confiance. Diani a de nouveau marqué après son triplé contre le Panama et Le Sommer a signé un doublé (24e, 70e). Même la milieu Kenza Dali a participé à la fête en marquant après un superbe mouvement (20e).

La défense ne peut pas en dire autant après la prestation peu rassurante d'Elisa De Almeida, qui avait suppléé Maëlle Lakrar, touchée à une cuisse. Contre l'Australie, les Bleues auront besoin du retour de leur défenseure centrale.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".