Comment le magnat arabe Mohammed al-Fayed a bâti un empire commercial et a défié l'establishment britannique

Alors que le combat d'Al-Fayed contre le Parti conservateur oscillait entre victoire et défaite, il a soutenu son empire en achetant le Fulham Football Club en 1997, le faisant passer de l'obscurité à un membre constant de la Premier League (Photo, AFP).
Alors que le combat d'Al-Fayed contre le Parti conservateur oscillait entre victoire et défaite, il a soutenu son empire en achetant le Fulham Football Club en 1997, le faisant passer de l'obscurité à un membre constant de la Premier League (Photo, AFP).
Mohammed al-Fayed fait un geste alors qu'il quitte l'ouverture de l'enquête britannique sur la mort de la princesse Diana en 1997, à Londres, le 6 janvier 2004 (Photo, Reuters).
Mohammed al-Fayed fait un geste alors qu'il quitte l'ouverture de l'enquête britannique sur la mort de la princesse Diana en 1997, à Londres, le 6 janvier 2004 (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 03 septembre 2023

Comment le magnat arabe Mohammed al-Fayed a bâti un empire commercial et a défié l'establishment britannique

  • L'homme d'affaires d'origine égyptienne a commencé sa vie comme porteur à Alexandrie et est mort comme l'un des hommes les plus riches du monde arabe
  • Son acquisition de propriétés de prestige a été suivie de conflits avec les institutions britanniques et même avec la famille royale britannique

LE CAIRE : Le décès de l'homme d'affaires d'origine égyptienne Mohammed al-Fayed à l'âge de 94 ans a mis un terme à une remarquable saga faite de succès, de revers, de tragédies et de redressements.

Pour les personnes d'une certaine génération, qui se souviennent des événements des années 1980, 1990 et du début des années 2000, sa mort au Royaume-Uni mercredi a véritablement marqué la fin d'une époque.

Dans une interview accordée au New York Times en 1995, Al-Fayed a fait part de son étonnement quant à la façon dont les Britanniques le percevaient.

«Ils ont tendance à considérer toute personne originaire d'une ancienne colonie comme l'Égypte comme insignifiante», a-t-il déclaré. «Mais lorsque vous prouvez vos capacités et réalisez de grandes choses, vous devenez le sujet de conversation de la ville. Ils se demandent comment quelqu'un comme moi, un simple Égyptien, a pu accomplir cela.»

Cette déclaration résume une grande partie de la vie d'Al-Fayed, qui a notamment amassé une fortune et s'est finalement heurté à la famille royale britannique.

EN BREF

• Mohammed al-Fayed a commencé à amasser sa fortune après avoir quitté l'Égypte pour s'installer au Royaume-Uni dans les années 1970.

• L’Empire commercial d’Al-Fayed englobe des secteurs tels que le transport maritime, l'immobilier, les banques, le pétrole, le commerce de détail et la construction.

• Sa notoriété s'est accrue lorsqu'il a racheté avec son frère l'hôtel Ritz Paris en 1979.

• Il a racheté le grand magasin Harrods à Londres en 1985, après une longue bataille de rachat.

• Il a réalisé d'importants investissements dans Harrods et a ouvert d'autres magasins sous la marque Harrods avant de la vendre en 2010 au fonds souverain du Qatar.

• Il a racheté le Fulham F.C. en 1997. Sous sa direction, le club est monté en première division anglaise, et a également atteint la finale de la Ligue européenne.

• Le Fulham F.C. a été vendu en 2013 à l'homme d'affaires Chahid Khan.

• Sa fortune a atteint 2 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro), ce qui place Al-Fayed à la 12e place de la liste Forbes 2023 des Arabes les plus riches. Sa fortune au niveau mondiale le place au 1 516e rang.

Les exploits commerciaux d'Al-Fayed n'ont certainement pas été faciles à réaliser. Il a forgé cet empire à force de détermination, aidé par sa personnalité complexe.

Il a commencé sa vie dans la ville animée d'Alexandrie comme porteur de sacs et vendeur de boissons non alcoolisées et, plus tard, de machines à coudre, avant de devenir l'un des milliardaires les plus connus au monde dans les années 1990.

Après ces débuts modestes, il n'a jamais refusé une occasion, à condition qu'elle le conduise au succès et à une plus grande indépendance financière.

Sa personnalité ambitieuse lui a permis de nouer des liens avec l'écrivaine Samira Khachoggi, sœur du milliardaire Adnan Khachoggi, avec qui il a fini par se marier. Son mariage lui a ouvert les portes des États du Golfe et de la haute société britannique.

Al-Fayed a continué à accumuler des richesses de manière indépendante, en commençant par de petites entreprises qui ont ouvert la voie à des contrats lucratifs avec de nombreuses personnes fortunées.

Il est devenu millionnaire dans les années 1960 à la suite de rencontres avec le dirigeant haïtien Doc Duvalier et est devenu conseiller financier du sultan de Brunei, devenant ainsi l'un des hommes d'affaires les plus renommés au monde.

EN BREF

• Nom : Mohammed al-Fayed

• Date de naissance : le 27 janvier 1929

• Lieu de naissance : Alexandrie, Égypte

• Domicile : Grande-Bretagne, depuis les années 1970.

• Épouse : Samira Khachoggi, Heini Wathen

• Principales acquisitions : Hôtel Ritz Paris ; le groupe de grands magasins britanniques House of Fraser, notamment le grand magasin Harrods ; Fulham F.C. (1997)   

Le défunt souverain de Dubaï, le cheikh Rachid al-Maktoum, a autorisé Al-Fayed à contribuer au développement de l'émirat. L'homme d'affaires réagit en engageant des entreprises britanniques pour lancer des projets de construction qui préfigurent la modernisation de Dubaï.

La richesse et le statut d'Al-Fayed lui ont permis d'obtenir la résidence complète en Grande-Bretagne en 1974. Il a ajouté «Al» à son nom, devenant ainsi «Mohammed al-Fayed» au lieu de simplement Mohammed Fayed. Le magazine satirique Private Eye le surnomme alors «le faux pharaon».

Ce faisant, il a marqué le début de ses relations tendues avec la Grande-Bretagne, ce qui était peut-être prédestiné.

Al-Fayed et son frère ont acquis l'hôtel Ritz à Paris en 1979. En 1985, ils ont acheté le grand magasin haut de gamme Harrods à Londres pour 615 millions de livres sterling (1 livre sterling = 1,17 euro), à la suite d'une longue bataille juridique avec l'homme d'affaires britannique Roland Rowland. Ce dernier a ensuite ouvert d'autres magasins sous la marque Harrods.

Ces acquisitions historiques se sont heurtées à des obstacles et à des réticences. Une enquête gouvernementale sur le rachat du groupe de magasins House of Fraser, en particulier Harrods, publiée officiellement en 1990, a révélé qu'Al-Fayed et son frère avaient été malhonnêtes au sujet de leur richesse et de leurs origines. Les deux hommes ont qualifié ces allégations d'injustes, mais cinq ans plus tard, la première demande de citoyenneté britannique d'Al-Fayed a été rejetée.

«Pourquoi ne m'accordent-ils pas un passeport britannique ? Je possède Harrods et j'emploie des milliers de personnes dans ce pays», a-t-il protesté.

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Sur cette photo du 13 novembre 1996, le propriétaire du grand magasin Harrods, Mohammed al-Fayed, montre une carte en forme de passeport surdimensionné lors d'une conférence de presse à Londres après que lui et son frère Ali ont gagné une bataille judiciaire contre le refus du gouvernement britannique de leur accorder la citoyenneté (Photo, Reuters).

Sans se laisser décourager, Al-Fayed a décidé d'intensifier sa lutte pour la citoyenneté en accusant deux ministres conservateurs, Neil Hamilton et Tim Smith, d'avoir accepté de l'argent de sa part en échange de la défense de ses intérêts à la Chambre des communes.

En conséquence, les deux politiciens ont été contraints de démissionner de leurs fonctions gouvernementales, un sort qui attendait également Jonathan Aitken, alors ministre d'État chargé des marchés publics de la défense, après qu'Al-Fayed eut révélé qu'il avait séjourné gratuitement à l'hôtel Ritz de Paris en même temps qu'un groupe de trafiquants d'armes. La chute d'Aitken a été importante puisqu'il a été emprisonné pour parjure.

En 1997, Al-Fayed a acquis le club de football anglais Fulham. Sous sa direction, Fulham est monté en première division anglaise et a atteint la finale de la Ligue européenne. Il a vendu le club en 2013 à un autre homme d'affaires, Chahid Khan, pour un montant estimé à 300 millions de dollars.

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L'histoire de Fulham ne peut être racontée sans un chapitre sur l'impact positif de Mohammed al-Fayed en tant que président, déclare Chahid Khan, l'actuel propriétaire du Fulham Football Club (Photo, AFP).

À cette époque, Al-Fayed se bat surtout avec le parti politique britannique au pouvoir plutôt qu'avec la famille royale. Ses relations avec cette dernière étaient principalement basées sur des intérêts mutuels, tels que le parrainage de courses de chevaux.

La relation de son fils Imad, plus connu sous le nom de «Dodi», avec la princesse Diana, épouse du prince Charles, l'actuel roi, allait changer radicalement la donne. Cette relation allait changer le cours de la vie d'Al-Fayed et de sa famille.

En 1997, Diana et Dodi ont été tués lorsque leur voiture a heurté une colonne de béton dans le tunnel de l'Alma à Paris. Les rapports criminels ont confirmé que le conducteur était en état d'ébriété au moment de l'accident.

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Le président de Harrods, Mohammed al-Fayed (à droite), dévoile un mémorial (à gauche) dédié à son fils Dodi et à Diana, princesse de Galles, à Harrods, à Londres, le 1er septembre 2005 (Photo, Reuters).

En plus de ses divergences croissantes avec la famille royale, Al-Fayed a parcouru l'Europe en insistant sur le fait que l'élite dirigeante britannique était responsable de la mort de son fils et de Diana. Bien qu'il n'ait pas directement accusé qui que ce soit, ces accusations lui ont coûté cher.

Harrods a perdu le privilège royal que lui accordait le prince Philip, et les relations commerciales du palais de Buckingham avec le prince et le célèbre grand magasin se sont dégradées. En réponse, Al-Fayed a révoqué tous les privilèges restants pour la famille royale.

Après s'être réinstallé en Suisse en 2002, Al-Fayed est devenu plus virulent dans ses accusations contre l'establishment britannique.

En février 2008, il a accusé Philip, l'époux de la reine Elizabeth II, d'avoir ordonné la mort de son fils et de Diana. Il a également affirmé que les services de renseignement britanniques étaient impliqués.

En 2010, Al-Fayed a vendu Harrods à Qatar Holding pour 1,5 milliard de livres sterling.

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Le monument de la Flamme de la Liberté à Paris est devenu un mémorial officieux pour Diana, princesse de Galles, qui est décédée dans un accident de voiture dans un tunnel voisin aux premières heures du 31 août 1997, avec son petit ami Dodi Fayed et le chauffeur Henri Paul (Photo, AFP).

L'année suivante, il finance la production d'un documentaire intitulé «Unlawful Killing» («Homicide illégal»), dans lequel il accuse à nouveau Philip d'être responsable de la mort de son fils et de Diana. Le film a été présenté au Festival de Cannes, mais n'a pas été diffusé en raison de problèmes juridiques.

L'antagonisme d'Al-Fayed à l'égard de la monarchie britannique l'a conduit à soutenir la sécession de l'Écosse du Royaume-Uni. En 2012, il a déclaré à la BBC qu'il s'installerait en Écosse si celle-ci devenait indépendante, et qu'il envisageait d'obtenir le statut de résident écossais et de se présenter à la présidence de l'Écosse.

Il a même prétendu que l'Écosse avait des origines égyptiennes sur la base d'une princesse pharaonique qui aurait voyagé dans ce pays dans le passé.

Tout au long de sa vie, Al-Fayed a bâti un empire couvrant divers secteurs, notamment le transport maritime, l'immobilier, les banques, le commerce de détail et la sous-traitance, mais il est resté attaché à la philanthropie. Avec une fortune estimée à 2 milliards de dollars, il est mort en homme riche et figurait en 12e position sur la liste Forbes des Arabes les plus riches de cette année.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.