À Riyad, les reines de beauté libanaises encensent la nature unique de la beauté arabe

Les reines de beauté libanaises Maya Aboul Hosn et Yasmina Zaytoun à Riyad (Photo AN).
Les reines de beauté libanaises Maya Aboul Hosn et Yasmina Zaytoun à Riyad (Photo AN).
Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib, et son homologue libanais, Walid Nassar, à Riyad (Photo AN).
Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib, et son homologue libanais, Walid Nassar, à Riyad (Photo AN).
Le ministre libanais du Tourisme, Walid Nassar, prononce un discours lors du lancement de l’événement «Arabian Roots and Routes» à l’ambassade du Liban à Riyad (Photo AN).
Le ministre libanais du Tourisme, Walid Nassar, prononce un discours lors du lancement de l’événement «Arabian Roots and Routes» à l’ambassade du Liban à Riyad (Photo AN).
Les reines de beauté libanaises Maya Aboul Hosn et Yasmina Zaytoun, à Riyad (Photo AN).
Les reines de beauté libanaises Maya Aboul Hosn et Yasmina Zaytoun, à Riyad (Photo AN).
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Publié le Vendredi 29 septembre 2023

À Riyad, les reines de beauté libanaises encensent la nature unique de la beauté arabe

  • Maya Aboul Hosn représentera le Liban à Miss Univers au Salvador en novembre, où elle rivalisera avec des candidates de plus de 130 pays pour remporter le prestigieux titre
  • Zaytoun: «Les femmes arabes sont un mélange de tout: de force, d’indépendance, de beauté et d’intelligence»

RIYAD: Les reines de beauté libanaises Maya Aboul Hosn et Yasmina Zaytoun ont effectué une visite surprise en Arabie saoudite mardi, en tant qu’invitées à l’événement «Arabian Roots and Routes» organisé par l’ambassade du Liban à Riyad.

Aboul Hosn a fait part à Arab News de ses premières impressions lors de sa visite à Riyad, qui accueille cette année la Journée mondiale du tourisme pour la première fois.

«J’adore cet endroit. Ce que j’aime le plus ici, ce sont les gens. Ils sont très accueillants et très serviables», dit-elle. 

Quant à Zaytoun, elle est de retour au Royaume quelques mois seulement après avoir participé en mai au Forbes Middle East Women's Summit, présidé par la princesse Noura bent Faisal al-Saoud.

«Au cours de l’année écoulée, j’ai visité tant de villes et je suis tombée amoureuse de tant d’endroits, mais il est rare de trouver une ville où l’on peut voir l’avenir et la culture en même temps, affirme Zaytoun. Riyad possède à la fois la culture, l’histoire et l’avenir.»

Les deux femmes ont été aperçues lors de l’événement de mardi, et leurs yeux rayonnaient de fierté lorsqu’elles écoutaient les diplomates et les ministres prononcer des discours sur les trésors naturels, culturels et historiques du Liban.

Zaytoun et Aboul Hosn sont devenues des symboles de la beauté libanaise lors du concours de beauté Miss Liban 2022, le premier à avoir lieu depuis 2018.

La couronne de Miss Liban 2022 a été remise à Zaytoun, tandis qu’Aboul Hosn a remporté le titre de première dauphine.

Maya Aboul Hosn représentera le Liban à Miss Univers au Salvador en novembre, où elle rivalisera avec des candidates de plus de 130 pays pour remporter le prestigieux titre.

Yasmina Zaytoun a participé à l’édition 2022 de Miss Univers et se rendra en Inde, cette fois pour Miss Monde, en décembre.

«Je peux dire que les femmes arabes sont farouches, fortes et très ambitieuses», lance Aboul Hosn.

«Ce que je ferais, c’est élever ma voix encore plus pour montrer au monde qui nous sommes vraiment, à quel point nous sommes fortes, à quel point nous sommes ambitieuses.»

«En effet, les femmes arabes sont un mélange de tout: de force, d’indépendance, de beauté et d’intelligence. Je veux vraiment montrer cela au monde.»

Croire en ses rêves

Dans le monde des concours de beauté, Miss Univers et Miss Monde sont les plus emblématiques. 

«Je leur conseillerais (aux participantes) de rêver grand et d’embrasser leur singularité. Mais le plus important, c’est de briser les barrières et de créer un monde où l’égalité règne et où chacun peut réaliser ses rêves», déclare Aboul Hosn.

«Je dois dire à toutes les femmes et à toutes les adolescentes du monde qu’elles sont belles telles qu’elles sont. Vous êtes belles comme vous êtes, avec les imperfections de votre visage, de votre corps. Aimez-vous comme vous êtes et ne laissez personne vous changer.»

Maya Aboul Hosn, 25 ans, est originaire du village de Btekhnay, dans le Mont-Liban, tandis que Yasmina Zaytoun, 21 ans, vient de Kfarchouba, dans le sud du pays.

Zaytoun étudie actuellement le journalisme, tandis qu’Aboul Hosn anime l’émission quotidienne Morning Talk sur la chaîne de télévision LBCI.

Les deux femmes estiment que l’optimisme quant à la création d’un avenir radieux fait partie intégrante de l’identité libanaise.

«Le Liban est un pays où les gens souffrent mais continuent d’espérer. Ils se battent, mais ils continuent de sourire et d’être heureux», note Zaytoun. «Le mot “résilience” est la définition même de l’identité libanaise».

«Depuis mon plus jeune âge, ma famille me soutient beaucoup et m’aide à atteindre mes objectifs et à réaliser mes rêves. Elle ne m’en a jamais empêchée», confie Aboul Hosn.  

De Beyrouth à Riyad, Maya Aboul Hosn et Yasmina Zaytoun se joignent aux femmes saoudiennes pour présenter au monde un nouveau Moyen-Orient — une région débordant d’ambition, d’inspiration et de créativité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".