Israël-Gaza: message «très net» et «très ferme» d’Emmanuel Macron au président iranien, Ebrahim Raïssi

Le président français Emmanuel Macron lors d'un discours télévisé à la nation sur le thème du conflit entre Israël et le Hamas, prononcé depuis l'Elysée, à Paris, le 12 octobre 2023. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron lors d'un discours télévisé à la nation sur le thème du conflit entre Israël et le Hamas, prononcé depuis l'Elysée, à Paris, le 12 octobre 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 16 octobre 2023

Israël-Gaza: message «très net» et «très ferme» d’Emmanuel Macron au président iranien, Ebrahim Raïssi

  • Tout semble indiquer pour l’instant que les propos du président français n’ont pas eu d’écho positif en Iran
  • «Est-ce que l’Iran veut sacrifier toutes ses cartes en poussant le Hezbollah dans la bataille?», s’interroge un diplomate

PARIS: La guerre entre Israël et le Hamas continue et entre dans sa deuxième semaine, mais la diplomatie peine, jusqu’à présent, à prendre le dessus.
Les enjeux de cette guerre sont nombreux et leurs conséquences sont graves sur les plans politique et humanitaire. C’est pourquoi le président français, Emmanuel Macron, déploie une activité diplomatique intense à «la recherche d’une solution immédiate à la crise», selon l’Élysée.

Toutefois, Emmanuel Macron a beau multiplier les contacts avec les parties régionales et internationales dans le but d’éviter un embrasement de la situation, Paris semble persuadé que l’œil du cyclone se trouve en Iran.

Pour l’Élysée, «il est extrêmement important que l’Iran, qui a célébré de manière totalement indécente les opérations du Hamas à partir de Gaza – comme l’ont fait le Hezbollah et un certain nombre de groupes affiliés au pouvoir iranien –, s’abstienne d’ajouter aux tensions et s’abstienne de tout soutien opérationnel au Hamas».

C’est ce message «très net» et «très ferme» que Macron a fait passer au président iranien, Ebrahim Raïssi, lors d’un entretien téléphonique qui a eu lieu hier.
Naturellement, ce n’est pas un message facile à transmettre, concède l’Élysée. Mais il est nécessaire et Paris a tenu à faire valoir auprès de l’Iran «l’intérêt collectif, donc le sien aussi, de permettre que cette séquence de violences et de tension soit close au plus vite pour la sécurité de tous et la stabilité de la région».

L’Iran a affirmé à maintes reprises ne pas être associé à l’opération du Hamas. Toutefois, Paris estime que si «l’Iran a un rôle à jouer qui peut être très négatif dans la situation actuelle», il peut aussi «avoir un rôle positif à jouer» en s’abstenant d’utiliser «des mots inacceptables» et de fournir «une action de soutien au Hamas qui aggraverait encore la situation».

«La situation est très préoccupante à la frontière entre le Liban et Israël»
Tout semble indiquer pour l’instant que les propos du président français n’ont pas eu d’écho positif en Iran. Pourtant, l’Élysée, qui indique que Macron est l’un «des leaders les plus impliqués dans la recherche d’une solution», poursuit inlassablement ses efforts auprès des différentes parties concernées.

 

«Israël a des obligations à Gaza» qui relèvent de la 4e convention de Genève sur la protection des civils. Le président français, indique l’Élysée, a clairement souligné ce point auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

«C’est le message que nous passons d’ores et déjà aux Iraniens, mais aussi aux autorités libanaises, et directement au Hezbollah», qui, selon l’Élysée, «doit impérativement faire preuve de retenue pour éviter l’ouverture d’un deuxième front dans la région». Cette perspective «provoquerait l’effondrement du Liban».

«La situation est très préoccupante à la frontière entre le Liban et Israël», estime l’Élysée, c’est la raison qui doit inciter le Hezbollah «à la plus grande retenue»: il ne «faut donner absolument aucun prétexte pour que le Liban bascule une nouvelle fois dans la guerre».

À ce propos, les avis divergent dans le milieu diplomatique français: certains pensent que la frontière sud du Liban finira par s’embraser si le Hamas est sérieusement affaibli par les frappes israéliennes et d’autres pensent le contraire.

Pour ces derniers, il est presque certain que les Israéliens parviendront à frapper sérieusement le Hamas. Mais, là encore, les regards se tournent de nouveau vers l’Iran. «Est-ce que l’Iran veut sacrifier toutes ses cartes en poussant le Hezbollah dans la bataille?», s’interroge un diplomate, qui en déduit que rien n’est moins certain et que les hostilités au niveau de la frontière sud du Liban restent pour l’instant circonscrites.

La faiblesse de l’Autorité palestinienne est due en grande partie à l’acharnement d'Israël à saper sa crédibilité.

Israël et le respect du droit international humanitaire
L’autre souci de la France sur le court terme concerne la situation des civils dans la bande de Gaza à l’heure où Israël fait monter la pression sur cette zone. À ce sujet, l'Élysée souligne que «c’est l’honneur d'Israël comme démocratie de respecter le droit international humanitaire» auquel la France est attachée, rappelant que la bande de Gaza «est toujours considérée comme un territoire occupé» au regard du droit international.

En l’occurrence, «Israël a des obligations à Gaza» qui relèvent de la 4e convention de Genève sur la protection des civils. Le président français, indique l’Élysée, a clairement souligné ce point auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.
Mais, encore une fois, il est difficile de penser que les propos français seront pris en compte tant Israël est préoccupé par la nécessité de venger l’affront subi par l’opération du Hamas.

Par ailleurs, l’Hexagone reste engagé dans la recherche de perspectives sur le long terme «pour retrouver les éléments d’une démarche politique et diplomatique dans la région», assure l’Élysée.
«Il est malheureux que toutes les occasions de paix aient jusque-là été gâchées» précise-t-il, ajoutant que «la leçon des événements de cette semaine est bien que la question palestinienne est toujours une question ouverte et qu’il n’y a pas moyen d’obtenir une normalisation au Moyen-Orient qui ignore le règlement de cette question».

Il faudra y travailler, assène l’Élysée, «dans l’intérêt des Palestiniens, dans l’intérêt d’Israël, dans l’intérêt de nos partenaires dans la région et dans notre intérêt à nous aussi».

Paris est toujours engagé «pour qu’un État palestinien voie le jour», mais, pour cela, «il appartiendra aux Palestiniens de tirer les conséquences de la situation d’aujourd’hui». Cela exige «des autorités palestiniennes» et de «nous tous» la «condamnation sans nuance des actes de terrorisme». C’est un point difficilement acquis étant donné la faiblesse de l’Autorité palestinienne, due en grande partie à l’acharnement d'Israël à saper sa crédibilité.

 


Glucksmann assure être prêt à débattre avec les autres candidats de la primaire de la gauche

Raphaël Glucksmann a assuré vendredi qu'il n'avait "pas de problème" avec le fait de débattre, contrairement aux accusations de ses rivaux de la primaire de la gauche socialiste et démocratique. (AFP)
Raphaël Glucksmann a assuré vendredi qu'il n'avait "pas de problème" avec le fait de débattre, contrairement aux accusations de ses rivaux de la primaire de la gauche socialiste et démocratique. (AFP)
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  • Raphaël Glucksmann a affirmé que "quand on est de gauche, on doit faire un débat sur le service public", mais qu'il n'a "aucun problème pour débattre aussi sur des chaînes privées"
  • France Inter est par ailleurs en ébullition depuis l'annonce de l'arrivée comme éditorialiste d'un responsable du magazine Valeurs actuelles, Charles Sapin

PARIS: Raphaël Glucksmann a assuré vendredi qu'il n'avait "pas de problème" avec le fait de débattre, contrairement aux accusations de ses rivaux de la primaire de la gauche socialiste et démocratique.

Le candidat du petit parti Place publique défend la tenue d'un seul débat télévisé sur le service public, alors que ses rivaux socialistes en réclament trois et lui reprochent d'avoir "peur" de débattre.

Raphaël Glucksmann a expliqué sur BFMTV/RMC qu'il veut que leur débat ait "le maximum d'exposition", ce que le rendez-vous unique proposé par France Télévisions et France Inter assurerait selon lui.

"Ensuite s'il y a un accord entre les chaînes, s'il n'y a pas d'exclusivité, moi j'ai pas de problème à faire des débats, c'est pas la question, on verra, on négociera", a-t-il dit.

Le débat sur le service public est prévu le 6 octobre, tandis que les deux autres évoqués pourraient avoir lieu le 16 septembre sur TF1 et le 29 septembre sur BFMTV.

Raphaël Glucksmann a affirmé que "quand on est de gauche, on doit faire un débat sur le service public", mais qu'il n'a "aucun problème pour débattre aussi sur des chaînes privées".

"Le service public est attaqué aujourd'hui, en permanence", a-t-il dit.

France Inter est par ailleurs en ébullition depuis l'annonce de l'arrivée comme éditorialiste d'un responsable du magazine Valeurs actuelles, Charles Sapin.

Questionné à ce sujet, Raphaël Glucksmann a répondu que Valeurs actuelles "participe à l'offensive de l'extrême droite" mais qu'il n'a pas à "commenter" les choix éditoriaux du service public.

Celui-ci est "indépendant" et n'est "pas à nos ordres", a-t-il dit.

"Il faut des éditorialistes de droite sur le service public, je pense qu'il y en a plein d'ailleurs. J'écoute le service public et je peux vous dire que je ne suis pas toujours d'accord avec leurs éditorialistes", a déclaré le candidat.


Après la tapisserie de Bayeux, premier entretien Burnham-Macron pour "renforcer" les relations

Le Premier ministre britannique Andy Burnham (à droite) serre la main du président français Emmanuel Macron lors de leur rencontre pour des discussions bilatérales au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 3 septembre 2026. (AFP)
Le Premier ministre britannique Andy Burnham (à droite) serre la main du président français Emmanuel Macron lors de leur rencontre pour des discussions bilatérales au 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 3 septembre 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron et Andy Burnham veulent renforcer le partenariat franco-britannique, notamment sur l’Ukraine, la coopération avec l’UE et la lutte contre les traversées de la Manche
  • Malgré cette volonté de rapprochement, des divergences persistent sur les relations post-Brexit et les questions commerciales, tandis que les deux dirigeants veulent aussi défendre les institutions démocratiques face à la montée des extrêmes

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham et le président français Emmanuel Macron ont affiché jeudi à Londres leur volonté de "renforcer" les relations entre le Royaume-Uni et la France, mais aussi l'Union européenne, au lendemain d'une première rencontre autour de la tapisserie de Bayeux.

Le prêt au British Museum pour un an de cette broderie millénaire, décrivant la conquête de l'Angleterre en l'an 1066 par Guillaume le Conquérant, "montre ce que notre collaboration peut permettre de réaliser", a souligné le chef de gouvernement travailliste au début de l'entretien, soulignant qu'Emmanuel Macron était le premier dirigeant étranger qu'il accueillait au 10, Downing Street.

Aux côtés de celui qu'il a décrit comme le "plus proche voisin" de son pays et un "ami très important", Andy Burnham a aussi évoqué un bilan positif de leur coopération "sur l'Ukraine", sur la lutte contre les traversées de la Manche par des migrants à bord de petites embarcations, et "sur le renforcement de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE".

Emmanuel Macron a lui assuré avoir "la volonté et l'engagement de nous rapprocher encore davantage".

- "Sujets difficiles" -

A l'issue d'un déjeuner en présence de leurs épouses et avant de quitter Londres, le président français a salué une "très bonne discussion".

A l'approche d'un sommet crucial entre l'UE et le Royaume-Uni attendu d'ici la fin de l'année, ce rapprochement était en haut de l'agenda de cette première rencontre.

Interrogé mercredi soir par des journalistes, le Premier ministre britannique avait estimé que "dix ans après le Brexit, les gens ici en ont assez des divisions. Ils voient que nous devons travailler plus étroitement ensemble".

Il a toutefois souligné qu'il y avait des "sujets difficiles" sur lesquels il espérait "trouver ensemble un moyen de surmonter" les obstacles, citant le plan de l'UE pour soutenir l'industrie "made in Europe", qui pourrait selon lui avoir des "répercussions sur l'industrie sidérurgique" britannique.

"Même si nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, nous nous respectons (...) et restons ouverts à la discussion sur tous les sujets, y compris la relance des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne", avait de son côté commenté Emmanuel Macron dans son discours au British Museum.

Paris veut éviter que Londres fasse du "cherry-picking", autrement dit que les Britanniques ne retiennent du marché intérieur européen que ce qui les avantage.

La lutte contre l'arrivée de migrants sur de petites embarcations via la Manche est également un sujet prioritaire pour Londres.

Le gouvernement britannique, qui a enregistré cet été le nombre le plus bas d'arrivées de migrants depuis 2019, a salué le succès de son accord de coopération avec la France, reconduit pour trois ans en avril, et Andy Burnham a plaidé pour "accomplir davantage encore".

- Méga-canots -

Afin d'empêcher la traversée de "méga-canots", comme celui qui a récemment transporté 230 personnes, une équipe de 45 agents doit prochainement être déployée sur les côtes du nord-ouest de la France, soit "un quasi-triplement" des moyens dans cette zone, a fait savoir Downing Street dans un communiqué.

Autre sujet au menu: le renforcement de l'aide à l'Ukraine à un moment où les attaques russes de drones et de missiles balistiques s'intensifient et font un nombre croissant de victimes civiles.

Andy Burnham a effectué le 24 août sa première visite à Kiev, pour une réunion de la Coalition des volontaires, le groupe de pays qui soutiennent l'Ukraine, que le Royaume-Uni codirige avec la France.

Lors de ce premier entretien, qui se tenait à la veille d'une rencontre entre Jordan Bardella du Rassemblement National et Nigel Farage du parti anti-immigration Reform UK, Emmanuel Macron et Andy Burnham ont aussi évoqué "la montée des extrêmes" dans leurs pays, soulignant leur "intérêt commun" à montrer que des institutions démocratiques modérées peuvent répondre aux problèmes de leurs concitoyens, selon une source diplomatique.

Pendant sa visite au British Museum mercredi soir, le président français, qui quittera l'Élysée en mai, a dit espérer que son pays et le Royaume-Uni puissent "tisser un lien aussi étroit que les fils" de la tapisserie.

Le roi Charles III, accompagné de la reine Camilla, a quant à lui salué un prêt qui constitue "un précieux symbole de confiance".


Présidentielle: Hollande fait ses propositions pour séduire jusqu'au centre

Il propose un projet pour "unir" la France mais refuse pour l'instant de se déclarer candidat: François Hollande égrène dans son nouveau livre près d'une centaine de propositions, dont certaines, à contre-courant du programme des socialistes, semblent destinées à séduire jusqu'au centre. (AFP)
Il propose un projet pour "unir" la France mais refuse pour l'instant de se déclarer candidat: François Hollande égrène dans son nouveau livre près d'une centaine de propositions, dont certaines, à contre-courant du programme des socialistes, semblent destinées à séduire jusqu'au centre. (AFP)
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  • Dans "Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche" (Robert Laffont), l'ancien président, qui avait renoncé à se représenter en 2017 au vu de sa très forte impopularité à la fin de son quinquennat, estime qu'il faut "changer de méthode"
  • Il ne dira ses intentions qu'en décembre et refuse en attendant de participer à la primaire de la gauche, espérant se poser en recours si le vainqueur de ce processus de départage s'effondre

PARIS: Il propose un projet pour "unir" la France mais refuse pour l'instant de se déclarer candidat: François Hollande égrène dans son nouveau livre près d'une centaine de propositions, dont certaines, à contre-courant du programme des socialistes, semblent destinées à séduire jusqu'au centre.

Dans "Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche" (Robert Laffont), l'ancien président, qui avait renoncé à se représenter en 2017 au vu de sa très forte impopularité à la fin de son quinquennat, estime qu'il faut "changer de méthode, de perspectives et d'ambition".

Il ne dira ses intentions qu'en décembre et refuse en attendant de participer à la primaire de la gauche, espérant se poser en recours si le vainqueur de ce processus de départage s'effondre.

Mais "si émettre des idées, c'est être en campagne", alors "oui", il est en campagne, a-t-il concédé jeudi, à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne).

Le député de Corrèze, qui a débattu récemment avec le candidat d'Horizons Edouard Philippe et a fait une apparition aux journées d'été du PS à Blois, sera la semaine prochaine à la fête de la rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), avant d'enchaîner les séances de dédicaces de son livre.

"L'enjeu, c'est d'unir les Français", face à la bipolarisation de la société entre "des extrêmes qui jouent la division" et une situation internationale tendue, où la France doit affirmer son indépendance vis-à-vis des États-Unis et de la Russie, a-t-il expliqué mercredi.

Pour cela, "il va falloir aller au-delà des formations politiques", a-t-il glissé à Blois. Celui qui théorise la nécessité de "l'union sacrée des démocrates" et préconise d'aller chercher dès le premier tour les électeurs du centre au moment où la macronie est en fin de règne, assure ne pas vouloir proposer du "Hollande 2012" réchauffé.

Sur certains points, il se place même à rebours de son parti, comme sur la taxe Zucman pour les ultra-riches, devenue à ses yeux "un slogan. Pas une réponse" ou sur les retraites.

"Candidat de centre-droit" 

Alors que le PS veut revenir à un âge légal de départ à 62 ans, il propose de le fixer à 63 ans puis d'allonger progressivement la durée de cotisation.

"L'âge pivot doit tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie et être corrigé en permanence", a-t-il justifié.

L'ex-chef de l'Etat veut aussi "limiter à 1% pendant cinq ans l'indexation des pensions, ce qui procurerait un gain équivalent au report d'un an de l'âge de départ", et "ajouter une part de capitalisation", qui serait contrôlée par les partenaires sociaux.

De quoi faire bondir le patron des socialistes Olivier Faure: "Vous ne me trouverez pas aux côtés de ceux qui défendent ce modèle", a-t-il déclaré à Blois.

Autre nouveauté sur le plan économique, pour améliorer la feuille de paie, François Hollande suggère d'"augmenter le salaire net en diminuant les cotisations salariales". Cette perte de recettes pour la sécurité sociale serait alors compensée par un prélèvement sur le capital, via une "progressivité de la taxe sur les revenus financiers" et "un relèvement progressif de 20 à 24% du taux normal de la TVA", pourtant considérée par Olivier Faure comme "l'impôt le plus injuste".

Il estime que ce nouveau système permettrait de "relever les salaires d'environ 10% pour tous".

Et pour faire passer l'amère pilule, il propose de supprimer la TVA réduite à 5,5 %, qui s'applique sur les produits alimentaires et les travaux énergétiques, et de faire de même, mais de façon ponctuelle, pour les carburants.

Il souhaite aussi réduire les impôts de production en diminuant les aides aux entreprises, comme le propose Édouard Philippe.

De quoi séduire les centristes? François Hollande "articule des idées qui sont plus compatibles qu'elles ne l'étaient" auparavant, a reconnu le président du MoDem François Bayrou.

"On a l'impression que c'est un candidat de centre-droit. C'est un positionnement intéressant", note un cadre Horizons, tandis qu'un candidat à l'élection présidentielle constate qu'il "parle quand même très à droite pour un candidat de gauche".

"Je suis socialiste", répond l'ancien président, qui garde des marqueurs de gauche: il prévoit de "mettre à contribution les gros héritages et les patrimoines supérieurs à 10 millions d'euros brut", de porter à 30% la représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises, ou de mettre en place un chèque de 10.000 euros baptisé "entrée dans la vie", pour les jeunes qui effectueront le service civique.