L'homme Dolce & Gabbana exalte le noir et l'élégance sobre

Un mannequin marche sur le podium lors du défilé de la collection Dolce & Gabbana pendant la semaine de la mode masculine de Milan automne/hiver 2024/2025, le 13 janvier 2024 à Milan. (Photo Gabriel Bouys  AFP)
Un mannequin marche sur le podium lors du défilé de la collection Dolce & Gabbana pendant la semaine de la mode masculine de Milan automne/hiver 2024/2025, le 13 janvier 2024 à Milan. (Photo Gabriel Bouys AFP)
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Publié le Dimanche 14 janvier 2024

L'homme Dolce & Gabbana exalte le noir et l'élégance sobre

  • «Il est important de raconter la véritable élégance du fait main, de l'art sartorial, ce sont des faits et non des paroles», a commenté le duo en marge du défilé au Metropol, ancien cinéma devenu quartier général de la marque
  • Outre le noir prédominant, qui rappelle la Sicile chère à Domenico Dolce, originaire d'une petite ville près de Palerme, l'éventail des teintes de Dolce & Gabbana comprend le blanc, le gris, le camel et le bleu denim

MILAN : Elégance sobre et coupes épurées: les stylistes Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont dévoilé samedi à Milan une collection homme brodée autour de leur couleur fétiche, le noir, et exaltant l'art tailleur et le luxe artisanal italiens.

«Il est important de raconter la véritable élégance du fait main, de l'art sartorial, ce sont des faits et non des paroles», a commenté le duo en marge du défilé au Metropol, ancien cinéma devenu quartier général de la marque.

Loin des habituels shows exubérants et des festivals de couleurs, le défilé s'est déroulé dans un décor minimaliste, les mannequins descendant et remontant des escaliers installés au centre du podium.

La nouvelle collection de Dolce & Gabbana puise dans le répertoire classique et remet au goût du jour des chemisiers en satin et soie à noeud Lavallière, des pantalons serrés à double taille ou encore des manteaux longs et fluides.

Exit le bling-bling, les boucles d'oreilles clinquantes, les pendentifs fantaisie dorés, place à des lignes simples sans fioritures, des coupes parfaites et des matières nobles.

Petite entorse au classicisme, des chemises à dentelles translucides, voire transparentes, pour sublimer le corps masculin. Et la casquette gavroche figure toujours parmi les accessoires indispensables de D&G.

Outre le noir prédominant, qui rappelle la Sicile chère à Domenico Dolce, originaire d'une petite ville près de Palerme, l'éventail des teintes de Dolce & Gabbana comprend le blanc, le gris, le camel et le bleu denim.

Au premier rang des spectateurs figurait le milliardaire et fondateur d'Amazon Jeff Bezos, aux côtés de sa compagne Lauren Sanchez dont le fils Nikko Gonzalez participait au défilé.

- La qualité d'abord -

«Aujourd'hui, tout relève de l'art tailleur, mais il y a du bon vin et du vin bon marché. Pour nous, il est important de distinguer la qualité», a expliqué le duo Dolce & Gabbana.

Désormais, «les jeunes s'approchent de ce style» et cherchent des «vêtements élégants», ont assuré les deux stylistes qui avaient présenté en février 2021 une collection masculine taillée sur mesure pour la génération TikTok arborant des looks street wear aux couleurs flashy.

«Si l'on veut que la nouvelle génération soit meilleure que nous, il faut lui donner un beau film, un beau vêtement», ont-ils fait valoir.

Et «quand c'est la qualité qui triomphe, les influenceurs chutent automatiquement», ont-ils asséné.

Les créateurs faisaient ainsi allusion, sans la nommer, à la reine des influenceuses italiennes Chiara Ferragni, qui est l'objet d'une enquête pour fraude dans le cadre d'une vente de charité de pandoro, des brioches traditionnelles de Noël.

«Nous étions les seuls à ne pas travailler avec des influenceurs, nous les faisions défiler mais nous n'avons jamais payé personne», a assuré le duo.

Au deuxième jour de la Semaine de la mode masculine de Milan, de nombreux jeunes fashionistas se pressaient cependant devant les showrooms des maisons de luxe, dans l'espoir d'immortaliser avec leurs smartphones des influenceurs ou des stars sud-coréennes de la K-pop.

- Fendi en mode bucolique -

Autre défilé pour l'automne-hiver 2024/2025 très attendu, celui de Fendi, qui joue sur la dualité entre la vie apaisante à la campagne et le rythme effréné en ville, alternant vêtements d'extérieur et tenues urbaines.

La créatrice Silvia Venturini Fendi s'est largement inspirée des vastes espaces bucoliques en Grande-Bretagne pour concocter une collection à la fois vintage et sophistiquée.

L'homme Fendi n'hésite pas à transgresser les codes, en endossant des jupes à carreaux ou des shorts longs plissés ressemblant à des kilts, portés avec des chaussettes de randonnée et des bottes Wellington en cuir.

Les frontières entre le vestiaire masculin et féminin s'estompent, comme l'a revendiqué à plusieurs reprises Silvia Venturini Fendi.

Des pantalons en velours et des cardigans de laine côtoient des manteaux de pêcheur, des blousons bombardiers et des vestes imperméables. Côté ville, le satin brillant et le lurex illuminent les tenues de soirée.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".