Mir’a, l’art de mettre en lumière des talents de la région Mena en Europe

Une vue de l'exposition. (Photo fournie).
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Le concert Aleph. (Photo fournie).
Le concert Aleph. (Photo fournie).
Le concert de Mais Harb. (Photo fournie).
Le concert de Mais Harb. (Photo fournie).
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Publié le Lundi 22 janvier 2024

Mir’a, l’art de mettre en lumière des talents de la région Mena en Europe

  • L’association Mir’a («miroir», en arabe) met en pratique le rôle essentiel de l’art qui consiste à relier des mondes différents
  • «Le but de Mir’a est de dévoiler la véritable identité de la région Mena et d’éliminer tout stéréotype né de conflits politiques», précise la cofondatrice de Mir’a

PARIS: L’association Mir’a («miroir», en arabe) met en pratique le rôle essentiel de l’art qui consiste à relier des mondes différents. Elle a vu le jour à Paris en 2021. Son objectif est de promouvoir en Europe les artistes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord dans tous les types de création, des arts du spectacle à la musique, en passant par les arts visuels et le cinéma.

Nadine el-Guiddawy, Hussein Ghaly, Adham et Omar el-Charkawy sont quatre jeunes Égyptiens passionnés de culture et fiers de leur identité arabe. «Nous croyons profondément que l'art peut transformer ou influer les sociétés. Comme la représentation du Moyen-Orient et du nord de l'Afrique en Europe n'est pas très bonne, nous voulons vraiment utiliser l'art, que nous considérons comme un outil incontournable pour évoquer la véritable identité de notre région. C’est ce qui a donné son nom à l’association», confie Nadine el-Guiddawy à Arab News en français.

Au-delà du lien qui se tisse à travers ces rencontres entre des cultures différentes, Mir’a a pour vocation de créer de nouvelles opportunités au sein de l’industrie créative de la région Mena.

«Le but de Mir’a est de dévoiler la véritable identité de la région Mena et d’éliminer tout stéréotype né de conflits politiques», précise la cofondatrice de Mir’a. «Le premier projet est né à Paris, en France, avec un concert du célèbre artiste égyptien Hamza Namira au Bataclan, à Paris, le 20 mars 2022.» Face au succès de ce premier événement, d’autres ont suivi avec des artistes de différents pays de la zone Mena. Le critère essentiel? «L’authenticité».

«Très sélectifs»

«Nous travaillons avec de très nombreux artistes de la région Mena, pas seulement dans le domaine musical, mais aussi dans d'autres disciplines. Nous organisons des expositions, des spectacles vivants, des concerts. […] En 2024, nous aurons d'autres projets de spectacles vivants et de concerts. Nous essayons de choisir des profils “non commerciaux” en insistant sur ceux qui sont authentiques, qui représentent idéalement à nos yeux la culture de cette région. Nous sommes donc très sélectifs dans le choix de nos artistes», souligne Nadine el-Guiddawy. Certains ne sont jamais venus se produire en Europe.

«Nouveau rayonnement»

Au-delà du lien qui se tisse à travers ces rencontres entre des cultures différentes, Mir’a a pour vocation de créer de nouvelles opportunités au sein de l’industrie créative de la région Mena. «Nous essayons de soutenir ces artistes de la région Mena en les introduisant à de nouveaux publics afin qu’ils bénéficient des événements que nous créons pour eux. En effet, grâce à leur venue en Europe, leur audience s'accroît et ils en développent de nouvelles, gagnant d’autres cibles de différentes nationalités. En outre, lorsqu’ils reviennent dans leurs pays respectifs, ils profitent d’un nouveau rayonnement grâce à ces concerts donnés à l’étranger. Il est donc très important pour nous d’activer les industries créatives du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en Europe et d’établir un lien culturel entre l'Europe et la région Mena», poursuit la cofondatrice de l’association.

«Les artistes que nous “ramenons” en Europe jouent le rôle d’ambassadeurs de leurs pays. À travers eux, le public découvre une culture qu’il ne connaît pas forcément.» Le programme de 2024 s’annonce riche. «Le prochain concert, qui sera annoncé très prochainement, accueillera le groupe syrien Shkoon, qui effectue une tournée européenne dès le 24 janvier», conclut Nadine el-Guiddawy.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".