Un couple français arrive en Arabie saoudite après avoir parcouru 5 000 km à vélo

Un jeune couple français qui s’est lancé dans une aventure cycliste d’un an affirme que leur arrivée en Arabie saoudite après plus de quatre mois et 5 000 km en selle leur fait «chaud au cœur». (Photo fournie)
Un jeune couple français qui s’est lancé dans une aventure cycliste d’un an affirme que leur arrivée en Arabie saoudite après plus de quatre mois et 5 000 km en selle leur fait «chaud au cœur». (Photo fournie)
Le physiothérapeute français Léo Fourure, 26 ans, se repose devant un feu à Tabouk, en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Le physiothérapeute français Léo Fourure, 26 ans, se repose devant un feu à Tabouk, en Arabie saoudite. (Photo fournie)
L’animatrice française Ariane Prodon, 25 ans, explorant Tabouk, en Arabie saoudite, à vélo. (Photo fournie)
L’animatrice française Ariane Prodon, 25 ans, explorant Tabouk, en Arabie saoudite, à vélo. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 06 février 2024

Un couple français arrive en Arabie saoudite après avoir parcouru 5 000 km à vélo

  • Ariane Prodon and Léo Fourure se sont lancés dans une aventure d’un an il y a quatre mois
  • «Nous nous sentons plus que jamais les bienvenus et en sécurité en Arabie saoudite», assurent-ils

BEYROUTH: Un jeune couple français qui s’est lancé dans une aventure cycliste d’une durée d’un an a affirmé que leur arrivée en Arabie saoudite après plus de quatre mois et 5 000 km en selle leur avait fait «chaud au cœur».

Ariane Prodon, 25 ans, et Léo Fourure, 26 ans, ont traversé huit pays avant d’arriver à Tabouk pour la neuvième étape de leur voyage épique.

«Étant donné que nous sommes si loin de chez nous, cela nous fait chaud au cœur d’être ici en Arabie saoudite», explique Mme Prodon, qui travaille comme animatrice, à Arab News. «Nous sommes partis de France et avons traversé l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, la Jordanie et le Royaume. Nous avons parcouru plus de 5 000 km à vélo.» 

«Dans tous ces pays, nous avons ressenti l’importance de l’hospitalité dans les cultures islamiques et nous nous sentons plus que jamais les bienvenus et en sécurité en Arabie saoudite. Comme le pays vient de s’ouvrir au tourisme, les gens sont très curieux de voir des étrangers faire du vélo et cela crée de nombreuses possibilités de partage. Nous sommes impatients de découvrir davantage ce beau pays et ses habitants», souligne M. Fourure, physiothérapeute.

Interrogé sur les raisons qui les ont poussés à se lancer dans un tel voyage, M. Fourure a expliqué qu’ils voulaient «découvrir le monde et rencontrer les peuples et les cultures qui le composent et qui en font un environnement si nuancé et si fascinant».

«Nous avons décidé d’utiliser des bicyclettes car nous trouvons que c’est un moyen juste de traverser les pays et de tracer notre trajet sur la carte», précise-t-il. «Cela nous permet de ressentir l’environnement dans lequel nous évoluons dans notre peau et notre esprit. Nous apprenons beaucoup en nous adaptant chaque jour, grâce aux personnes que nous rencontrons et aux difficultés du terrain».

«Nous avons tracé notre itinéraire tout au long de notre parcours et, lorsque nous sommes arrivés en Turquie, nous avons été confrontés à des situations géopolitiques tendues dans le pays», raconte Mme Prodon. «Nous étions également en hiver et il était donc logique que nous nous dirigions vers le sud, vers la Jordanie et l’Arabie saoudite, où la situation est plus stable et le climat plus chaud, afin de nous sentir plus à l’aise dans nos esprits et dans nos corps.» 

Le couple a traversé le nord du Royaume en passant par Haql, sur la côte de la mer Rouge. «Dès notre premier jour en Arabie saoudite, nous avons été surpris par l’hospitalité et la gentillesse des Saoudiens», confie M. Fourure.

Mme Prodon, évoquant leur prochaine destination, explique vouloir «essayer d’éviter les grandes villes surpeuplées (...) Nous aimons découvrir les zones naturelles, les montagnes et les déserts de ce pays qui sont tout simplement époustouflants.»

«Nous allons traverser principalement des petits villages de Tabouk vers Djeddah pour rester le plus longtemps possible sur la partie montagneuse de l’Arabie saoudite avant de nous rendre à l’est vers de nouveaux horizons qui restent à définir.»

Le couple qui se trouve actuellement à Wadi al-Disah dispose d’un visa de trois mois dans le Royaume. «Jusqu’à présent, nous nous plaisons ici», affirment-ils. C’est pourquoi ils ont décidé de rester jusqu’à la fin du ramadan.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".