L'architecture de Yanbu rappelle l'ancienne culture du Hijaz

Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Samedi 10 février 2024

L'architecture de Yanbu rappelle l'ancienne culture du Hijaz

  • Écrans de moucharabieh et pierres de corail sont les caractéristiques des bâtiments anciens
  • Yanbu a accueilli Laurence d'Arabie et d'autres personnages historiques

LA MECQUE: Regroupant autrefois les commerçants, le quartier historique d'Al-Sour est considéré comme l'un des quartiers les plus importants de Yanbu, se distinguant par ses grands immeubles garnis de superbes moucharabiehs (des paravents en bois fixés aux fenêtres) et de portes aux dessins complexes.

Cette région a été au fil des ans le théâtre de plusieurs événements importants, le plus notable étant lié à la bataille de Dhu Al-Ushairah, qui a eu lieu du vivant du prophète Muhammad. Plusieurs personnalités de premier plan ont vécu dans la ville de Yanbu, notamment Thomas Edward Lawrence (Laurence d'Arabie), Abdullah ben Al-Hassan ben Ali ben Abi Taleb, et le compagnon du prophète Abou Abdullah Harmala Al-Medlaji.

L'historien Abdul Ilah Al-Fares a affirmé à Arab News que la région présentait des caractéristiques architecturales particulières. «Les bâtiments du quartier d'Al-Sour sont construits selon le style traditionnel de la côte… Les bâtiments sont faits de pierres de corail (Al-Manqabi), tandis que des troncs de palmiers et de tamaris ont été utilisés pour les toits. Certains des bâtiments les plus connus sont Bayt Batin, Bayt Al-Khateeb, Bayt Jabarti et Bayt Al-Shami, ainsi que quelques anciens bâtiments historiques.

Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)
Le quartier historique d'Al-Sour se distingue par ses grands immeubles ornés de superbes moucharabiehs ou de grillages en bois fixés aux fenêtres. (Photo fournie)

Il a indiqué que le quartier était un centre commercial important dans la ville de Yanbu.

Al-Fares a ajouté: «Le quartier historique de Yanbu renferme les souvenirs du bruit des vendeurs et des passants dans ses maisons et ses marchés. Il est considéré comme l’une des principales destinations touristiques de la mer Rouge, car il réunit le patrimoine populaire et les réalisations culturelles que connaît actuellement Yanbu.»

Il y a environ 100 bâtiments anciens dans la région, depuis lesquels on peut apercevoir la côte de la mer Rouge.

Les rawashin et moucharabiehs en bois du quartier sont uniques par leur style architectural traditionnel qui rappelle la grandeur du passé.

Abdul Ilah Al-Fares, historien

«Les rawashin et les moucharabiehs en bois du quartier sont uniques par leur style architectural traditionnel qui rappelle la grandeur du passé et… représentent l'authenticité de l'époque et du lieu de l'ancienne architecture du Hijaz.

«En général, les rawashin sont des unités de conception ornementales qui dépassent des murs des bâtiments et donnent sur la rue ou la cour centrale. Ils sont soutenus par des fondations en bois saillantes qui mettent en valeur la compétence des charpentiers à travers le travail du bois de leurs éléments imbriqués, des corbeaux, des corniches inclinées et des volets de fenêtre, qui sont la plupart du temps constitués de petits rideaux en forme de filet», a indiqué Al-Fares.

La ville de Yanbu se trouve à 200 km à l’ouest de Médine et à 300 km au nord de Djeddah. Elle est divisée en Yanbu Al-Nahr, Yanbu Al-Nakhl et Industrial Yanbu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
Short Url
  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
Short Url
  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Short Url
  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".