Campagne virale pour inciter Wimbledon à rompre ses liens avec Barclays

Vue générale d'une pancarte sur laquelle on peut lire "Barclays sponsorise Wimbledon et le génocide" et d'un drapeau palestinien lors d'une manifestation dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas. (Reuters)
Vue générale d'une pancarte sur laquelle on peut lire "Barclays sponsorise Wimbledon et le génocide" et d'un drapeau palestinien lors d'une manifestation dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas. (Reuters)
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Publié le Lundi 01 juillet 2024

Campagne virale pour inciter Wimbledon à rompre ses liens avec Barclays

  • Des annonces graphiques apparaissent dans tout Londres pour dénoncer les liens entre le tournoi de tennis et la banque.
  • Des manifestants se rassemblent à l'extérieur du site pour informer les spectateurs de l'implication de Barclays dans l'industrie des combustibles fossiles et dans l'armée israélienne.

LONDRES : Une campagne de publicité insurrectionnelle a été lancée à Londres critiquant la relation commerciale du tournoi de tennis de Wimbledon avec Barclays Bank.

Les publicités sur les panneaux d’affichage, les abribus et le métro de Londres ont été remplacées par des messages d’un groupe appelé Brandalism soulignant les liens de Barclays avec l’industrie des combustibles fossiles et les entreprises d’armement fournissant l’armée israélienne.

Une image, où l’on voit un joueur de tennis saigner sur un court, est accompagnée des mots « De Gaza au réchauffement climatique, nous faisons un massacre ».

Un autre banquier et joueur de tennis qui se serre la main porte la phrase : « Partenaires dans le crime climatique et le génocide ».

L’événement de tennis annuel de renommée mondiale, géré par le All England Tennis Club et célèbre pour ses courts de gazon, ses uniformes tout blancs et ses spectateurs mangeant des fraises avec de la crème, commence lundi, avec les organisateurs sous pression pour rompre les liens avec Barclays, qui accusent les militants d’utiliser le tournoi pour « camoufler » ses activités.

Lundi, des manifestants se sont rassemblés à l’extérieur de la salle, et l’un d’eux a dit aux gens qui faisaient la queue pour obtenir des billets par mégaphone : « Nous sommes ici parce que nous voulons que vous sachiez que Barclays, un important commanditaire de Wimbledon, doit être ostracisé. »

Un des manifestants, Rafela Fitzhugh, 55 ans, a déclaré au Guardian : « Barclays est un bailleur de fonds massif d’entreprises qui investissent dans le bombardement de Gaza et nous faisons pression sur eux pour qu’ils arrêtent.

« Ils injectent de l’argent dans le massacre des femmes et des enfants », a-t-elle ajouté.

« Ils ne sont sortis de l’apartheid en Afrique du Sud que lorsque la pression a été suffisamment forte et c’est ce que nous faisons maintenant. »

Un autre manifestant a tenu un panneau disant : « Des fraises de Wimbledon souillées de sang palestinien, gracieuseté de Barclays. »

Kit Speedwell, un porte-parole de Brandalism, a déclaré au Guardian : « L’image chère aux fraises et à la crème de Wimbledon a été profondément ternie par sa décision de s’associer à Barclays, la banque la plus toxique d’Europe, tandis que la banque continue de verser des millions dans le commerce des armes et les entreprises de combustibles fossiles qui mènent le chaos climatique.

« Wimbledon doit cesser de couvrir le manque de morale grotesque de Barclays et mettre fin immédiatement à l’accord de parrainage. »

L’artiste Matt Bonner, qui a travaillé sur la campagne Brandalism, a déclaré : « Barclays continue de financer des sociétés de combustibles fossiles comme Shell et BP, c’est pourquoi nous montrons à Wimbledon que ce partenariat est une approbation de la complicité de la banque dans la dégradation climatique. Il n’y a pas de tennis sur une planète morte. »

Une autre créatrice, Lindsay Grime, a déclaré : « Wimbledon a besoin de se réveiller sur le fait que Barclays est un partenaire totalement toxique, souillant leur tournoi par association. »

La contribution de Grime à la campagne est une fausse publicité montrant de l’argent taché de sang qui tombe de la poche d’un joueur de tennis.

En plus d’être le plus grand bailleur de fonds de l’industrie des combustibles fossiles en Europe, Barclays détient des actions d’une valeur d’environ 2 milliards de livres sterling (2,53 milliards de dollars) dans des entreprises fournissant l’armée israélienne.

Vendredi, un porte-parole de Barclays a déclaré au Guardian : « Nous sommes fiers de notre partenariat avec Wimbledon. Comme beaucoup d’autres banques, nous fournissons des services financiers aux entreprises qui fournissent des produits de défense au Royaume-Uni, à l’OTAN et à ses alliés.

« Nous finançons également un secteur énergétique en transition, notamment en fournissant 1000 milliards de dollars de financement durable et de transition d’ici 2030 pour construire un système énergétique plus propre et plus sûr. »

Un porte-parole du All England Club a déclaré : « Notre ambition d’avoir un impact positif sur l’environnement est au cœur de la réussite des championnats. Nous savons que c’est l’un des défis déterminants de notre époque et nous sommes pleinement engagés à jouer notre rôle. Barclays est un de nos partenaires importants et nous travaillons en étroite collaboration avec eux dans un certain nombre de domaines. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.