La joie de vivre : Un artiste saoudien handicapé trouve son expression dans son travail

Les peintures de Rakan Kurdi ont été acclamées dans tout le pays et à l'étranger. (Fournie)
Les peintures de Rakan Kurdi ont été acclamées dans tout le pays et à l'étranger. (Fournie)
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Publié le Mardi 16 juillet 2024

La joie de vivre : Un artiste saoudien handicapé trouve son expression dans son travail

  • L'artiste saoudien Rakan Kurdi ne laissera pas sa maladie génétique affecter son désir de créer.
  • Les réseaux sociaux se sont révélés un outil important pour promouvoir son travail. Il compte environ 500 000 abonnés sur Twitter, Instagram et Snapchat, et affirme recevoir ses commandes via ces plateformes.

JEDDAH : Rakan Kurdi, un artiste saoudien né avec une amyotrophie spinale, est déterminé à vivre sa vie et à explorer l'art comme il l'entend.

Le parcours de Kurdi avec la peinture et les pinceaux a commencé dès son plus jeune âge, lorsqu'il a rejoint la “Children with Disability Association”, une école spécialisée pour les personnes handicapées à Jeddah.

Il est aujourd'hui l'un des artistes les plus populaires de la ville côtière, vendant des œuvres et remportant de nombreux prix. Graphiste et conférencier motivateur en plus de son art, Kurdi a parlé de sa vie à Arab News.

Rakan Kurdi a obtenu une reconnaissance virale sur les réseaux sociaux grâce à ses portraits de membres de la famille royale saoudienne. (Fournie)
Rakan Kurdi a obtenu une reconnaissance virale sur les réseaux sociaux grâce à ses portraits de membres de la famille royale saoudienne. (Fournie)

Passionné depuis l'enfance, il a été encouragé par les paroles de son institutrice qui lui a dit, à l'âge de 8 ans : "Je vois un artiste en toi. Tu dois travailler sur ton talent, apprendre davantage à la maison et continuer à t'entraîner pour développer tes compétences".

Parlant des difficultés qu'il a rencontrées à l'école, il a déclaré : “Mes parents ont décidé de m'inscrire dans une école normale pour que je côtoie les enfants normaux. Malheureusement, cela n'a pas fonctionné pour moi, car les enfants de l'école m'intimidaient et se moquaient de moi tout le temps. C'est pourquoi je n'ai pas pu poursuivre mes études.
Je suis un artiste, c'est ainsi que je me vois. Je ne veux pas que les gens aiment mes peintures à cause de ma condition physique.

Mes parents ont été ma plus grande force et ma plus grande source de motivation pendant toute cette période. Ils ne m'ont jamais donné la sensation que je manquais de quelque chose.”

Après avoir quitté l'école en cinquième année, Kurdi s'est consacré à sa passion pour la peinture et a fini par comprendre qu'il s'agissait de sa véritable vocation.

Travaillant dans son atelier, Kurdi est en passe de devenir un grand nom du monde de l'art dans la région.

Mais créer des œuvres d'art n'est pas une tâche facile pour ce jeune homme de 32 ans, né avec une maladie génétique neuromusculaire qui l'a laissé paralysé.

Cela n'a toutefois pas atténué sa créativité. Kurdi peint depuis l'âge de 8 ans et ses œuvres sont présentées dans des expositions collectives locales.

Il a déclaré : "Je suis un artiste, c'est ainsi que je me vois. Je ne veux pas que les gens aiment mes peintures en raison de ma condition physique. J'aimerais savoir que mon travail est autonome et impressionnant, quelles que soient les capacités de son artiste".

Rakan Kurdi, artiste saoudien
Rakan Kurdi, artiste saoudien

Kurdi continue de vivre avec un sourire omniprésent, malgré les difficultés qu'il rencontre.

Il ajoute : "Je n'ai jamais pensé que mon handicap était un obstacle devant mon rêve. Depuis que j'ai arrêté l'école, j'ai continué à faire de l'art, j'ai participé à diverses expositions locales, j'ai commencé à vendre mes portraits au niveau national et international et, surtout, je me suis marié. Je suis tellement heureux de ma vie.”

Les portraits du roi Salmane, du prince héritier Mohammed ben Salmane, de feu le roi Faisal ben Abdulaziz, du cheikh Zayed, du célèbre chanteur saoudien Mohammed Abdo et de feu Talal Maddah ont contribué à faire remarquer Kurdi.
Il admet que le plus grand projet de sa carrière a été de créer des peintures à l'huile de 80 x 110 cm du roi et du prince héritier. Le message qu'il a ensuite posté sur les réseaux sociaux a été vu plus d'un million de fois en moins de 19 heures.

Il a déclaré : « Ce sont certainement mes portraits les plus chers et les plus importants.

J'ai également dédié un portrait spécial au prince Turki ben Salmane, qui a beaucoup apprecié mon travail et a décidé de l'accrocher au mur du palais royal de Jeddah."

Les peintures de Kurdi ont été acclamées dans tout le pays et à l’étranger, avec des commandes allant d’environ SR10 000 (2 666 $) à SR250 000, selon la taille de l’œuvre.

Inspiré par l'œuvre de Léonard de Vinci, il a déclaré : « Nous appartenons tous les deux à la même école d'art.

Malgré mon handicap, ce n’est pas difficile de réaliser un tableau réaliste. »

Travaillant dans son atelier, Rakan Kurdi est en passe de devenir un grand nom du monde de l'art dans la région. (Fournie)
Travaillant dans son atelier, Rakan Kurdi est en passe de devenir un grand nom du monde de l'art dans la région. (Fournie)

Les réseaux sociaux se sont révélés un outil important pour promouvoir son travail. Il compte environ 500 000 abonnés sur Twitter, Instagram et Snapchat, et affirme recevoir ses commandes via ces plateformes.

Avec de nombreux projets en cours, Kurdi a les mains pleines.

Il poursuit également son travail de conférencier motivateur et ajoute : “ (Je) veux juste inciter chacun à identifier et à poursuivre ses rêves, quels que soient les obstacles.”

Maintenant que son travail est reconnu dans le Royaume et dans d’autres États du Conseil de coopération du Golfe, Kurdi espère présenter son travail à Londres ou à Paris.

"C'est mon rêve de présenter mon travail à l'échelle internationale", déclare-t-il.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 

 

 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".