Les nuits de Ramadan prennent vie dans la ville historique de Djeddah

Les marchés traditionnels et les places publiques du quartier historique de Djeddah se transforment en ruches pendant le Ramadan, attirant les habitants, les résidents et les touristes dans le quartier d'Al-Balad pour des achats saisonniers. (Fourni)
Les marchés traditionnels et les places publiques du quartier historique de Djeddah se transforment en ruches pendant le Ramadan, attirant les habitants, les résidents et les touristes dans le quartier d'Al-Balad pour des achats saisonniers. (Fourni)
Les marchés traditionnels et les places publiques du quartier historique de Djeddah se transforment en ruches pendant le Ramadan, attirant les habitants, les résidents et les touristes dans le quartier d'Al-Balad pour des achats saisonniers. (Fourni)
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Publié le Samedi 22 mars 2025

Les nuits de Ramadan prennent vie dans la ville historique de Djeddah

  • Les visiteurs parcourent des marchés animés et visitent des sites historiques
  • Des ateliers de calligraphie arabe, de poterie et d'autres activités artisanales sont proposés, mettant en valeur l'héritage artistique de la région du Hejaz

DJEDDAH : Pendant le mois sacré du Ramadan, le quartier historique d'Al-Balad, à Djeddah, s'anime d'un mélange unique de culture, d'artisanat traditionnel et de délices authentiques.

Son festival, qui se déroule tout au long du mois, souligne également l'importance historique d'Al-Balad, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Des ateliers de calligraphie arabe, de poterie et d'autres activités artisanales sont proposés, mettant en valeur l'héritage artistique de la région du Hejaz.

Les enfants peuvent profiter de divertissements interactifs conçus pour les initier à la culture et au patrimoine de l'Arabie saoudite.

Lors d'une visite, Arab News s'est entretenu avec plusieurs visiteurs qui ont prôné les charmes de la vieille ville.

Salem Al-Harthi, un citoyen saoudien, a exprimé son admiration pour Al-Balad, la qualifiant de "destination incomparable" pendant le Ramadan.

"Le charme historique et l'énergie festive qui y règnent en font l'endroit idéal pour vivre l'essence du mois sacré", a-t-il déclaré.

Hamad Al-Shemmari, originaire de Hail et venu accomplir la Omra avec sa famille, a fait part de son enthousiasme : « Ces ruelles étroites et sinueuses nous transportent dans une autre époque ».

« L'ambiance, la nourriture, tout dans cet endroit rend le ramadan spécial », a-t-il ajouté. 

Mahmoud Al-Nori, qui vient de Syrie pour la première fois, a été séduit par la beauté architecturale et le dynamisme de la région. « J'avais entendu parler du charme de Djeddah, mais en vivre l'expérience pendant le ramadan, c'est tout à fait magique ».

« Une nuit ici n'est tout simplement pas suffisante pour tout voir », a-t-il noté. 

L'une des attractions les plus appréciées du festival est la cuisine de rue. Après les prières du soir, des centaines de vendeurs installent leurs étals, portant des vêtements traditionnels et chantant des chansons folkloriques pour inciter les visiteurs à goûter aux délices locaux.

Parmi eux, Muath Al-Bukiri, un jeune entrepreneur qui, avec ses amis, a ouvert un stand de balila (pois chiches bouillis) et de foie haché.

"Nous voulions faire quelque chose de significatif pendant le Ramadan, et cela a été une expérience extraordinaire", a-t-il déclaré, soulignant la popularité de ces plats parmi les jeunes et les moins jeunes.

Al-Balad est devenu une plaque tournante pour les familles qui souhaitent célébrer le ramadan dans un cadre authentique.

Abdulaziz Al-Ahmadi, 54 ans, aime emmener sa famille se promener dans les rues historiques et partager des histoires du passé. « Cet endroit nous ramène à nos racines ». a-t-il lancé. 

« C'est là que nos ancêtres ont vécu, et aujourd'hui, nous vivons le Ramadan dans les mêmes rues qu'eux », a-t-il affirmé. 

La cour Al-Hazazi est un lieu de rassemblement populaire, où des dizaines d'étals de nourriture traditionnelle créent une scène nocturne animée. Les habitants de tout Djeddah se rassemblent dans ce qui est devenu une tradition annuelle pour profiter de l'atmosphère festive.

« Se rendre à Al-Balad pour profiter de l'atmosphère vibrante des familles, des saveurs délicieuses du kebdah et de la balila, et de la brise fraîche du soir est devenu une tradition annuelle pour ma famille et moi », a précisé Mohammed ben Zagir lors de son entretien avec Arab News.

« Ici, on peut vraiment vivre l'essence du ramadan, à l'endroit même où vivaient nos ancêtres. Cela nous fait remonter le temps et nous permet d'assister à la transformation que nous vivons aujourd'hui sous tous les angles », a-t-il révélé. 

La saison du Ramadan dans la ville historique de Djeddah joue un rôle crucial dans le soutien aux entrepreneurs et artisans locaux.

Les marchés du patrimoine offrent aux petites et moyennes entreprises une plateforme pour présenter leur artisanat, qu'il s'agisse de produits faits à la main ou de spécialités culinaires.

Sous la supervision du programme du district historique de Djeddah et du ministère de la Culture, le festival du Ramadan continue de gagner en popularité, attirant apparemment plus d'un million de visiteurs au cours de la première semaine.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".