« Une chance inouïe de jouer aux côtés de ces acteurs », selon le lauréat d’un Oscar, Rami Malek

 « J'aime voir les choses du début à la fin, dans tous leurs aspects », explique Malek à Arab News. (Arab News)
« J'aime voir les choses du début à la fin, dans tous leurs aspects », explique Malek à Arab News. (Arab News)
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Publié le Jeudi 10 avril 2025

« Une chance inouïe de jouer aux côtés de ces acteurs », selon le lauréat d’un Oscar, Rami Malek

  • Le premier acteur d'origine arabe à avoir remporté un Oscar parle de son dernier film, « The Amateur »
  • Malek incarne Charlie Heller, un brillant mais introverti décrypteur de la CIA dont la vie est bouleversée lorsque sa femme (Rachel Brosnahan) est tuée lors d'un attentat terroriste à Londres

DUBAÏ : Rami Malek, lauréat d’un Oscar, poursuit son exploration derrière la caméra avec « The Amateur », un thriller d'espionnage contemporain actuellement à l'affiche dans les cinémas du Moyen-Orient. Aux côtés du réalisateur britannique James Hawes et d’un casting solide, Malek endosse un double rôle — acteur principal et producteur — pour livrer un récit haletant qui mêle tension classique, résonance actuelle et une approche résolument intelligente du genre.

« J'aime voir les choses du début à la fin, dans tous leurs aspects », explique Malek à Arab News. 

« J'espère que ce n'est pas un aspect perfectionniste, mais je me suis toujours souvenu de moments sur certaines caméras, certains objectifs sur d'autres acteurs dont je parlais aux réalisateurs, ou en post-production et je voulais m'assurer que nous obtenions le meilleur. J'ai entendu parler d'un grand nombre d'acteurs qui entrent dans la salle de montage et je me suis dit : "Comment pourrais-je faire cela sans avoir à le faire d'une manière sournoise ? " », s’est-il interrogé. 

« Et c'est ainsi que j'ai trouvé le moyen de le faire. C'était agréable de voir ce projet se développer, de travailler sur le scénario avec Dan Wilson et, bien sûr, le grand (producteur) Hutch Parker et James Hawes, de s'asseoir jour après jour et d'essayer de rendre ce projet aussi authentique et unique que possible, du début jusqu’à la fin », a-t-il affirmé. 


Malek incarne Charlie Heller, un brillant mais introverti décrypteur de la CIA dont la vie est bouleversée lorsque sa femme (Rachel Brosnahan) est tuée lors d'un attentat terroriste à Londres. Lorsque l'agence refuse d'agir, Heller se lance dans une dangereuse poursuite mondiale des responsables, utilisant ses compétences en matière de renseignement pour déjouer ses ennemis et obtenir justice à sa guise.

Outre Rami Malek et Rachel Brosnahan, « The Amateur » réunit une distribution prestigieuse, incluant Laurence Fishburne, Caitriona Balfe, Jon Bernthal, ainsi que Julianne Nicholson, récompensée par un Emmy Award, parmi d'autres talents remarqués.

« J’ai eu la chance de réunir certains de mes acteurs préférés — des artistes avec lesquels j’ai toujours rêvé de collaborer », a confié Rami Malek. « Je pense que tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont au sommet de leur art. Chaque comédien présent dans ce film est quelqu’un avec qui je me considère incroyablement chanceux d’avoir partagé l’écran. Et oui, j’en suis très fier. C’est, à mes yeux, un véritable accomplissement », s’est-il félicité. 

Mme Balfe, actrice et mannequin irlandaise connue pour son rôle de Claire Fraser dans la série historique "Outlander", incarne Inquiline Davies, l'atout de Heller, une pirate informatique avec laquelle il communique par le biais de messages sécurisés en ligne.

"Rami est extraordinaire. Je le connais socialement depuis de nombreuses années, mais j'ai toujours voulu pouvoir travailler avec lui. Lorsque ce projet s'est présenté, j'ai été ravie de saisir cette opportunité", a déclaré Mme Balfe.

« Et il a également été un producteur incroyable. Nous avons eu de longues journées de tournage, et il est présent dans pratiquement toutes les scènes du film. Et pourtant, il rentrait chez lui et regardait les rushes de la veille, et il avait ses notes quand il arrivait le lendemain sur ce qui était bien, ou peut-être sur des choses qui avaient été manquées, ou sur des changements de scénario. C'était beaucoup pour lui, mais il était brillant et très généreux de son temps. Il était aussi très accueillant et gentil avec tout le monde, ce qui est énormément important », a-t-elle ajouté. 

Mme Balfe a également révélé que, malgré les contraintes de temps liées au tournage d'un film dans plusieurs pays, "tout le monde s'amusait beaucoup" sur le plateau.

« Même si le tournage était très intense et que les gens étaient soumis à une véritable pression temporelle, il était tellement agréable de travailler avec un groupe de personnes. C'était la meilleure chose à faire », a-t-elle souligné. 

La réalisatrice britannique James Hawes n’est pas novice en matière d’espionnage : elle a notamment travaillé sur la série britannique à succès « Slow Horses », saluée pour son approche nerveuse et nuancée du genre.

« J'ai eu l'occasion de jouer un rôle dans cet univers. C'est le genre de films qui m'attire : moroses, atmosphériques, mais ancrés dans le réalisme », a-t-elle précisé. 

Si « The Amateur » fait un clin d'œil aux thrillers d'espionnage classiques, Hawes a voulu actualiser le genre pour l'adapter au monde d'aujourd'hui. L'un des principaux changements a consisté à déplacer des scènes clés de Prague - "une ville plus connue pour ses vélos à bière que pour ses intrigues liées à la guerre froide" - à Istanbul, qui, selon lui, offrait une énergie urgente et imprévisible.

« Nous voulions que le film soit contemporain, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan technique, le rythme et les enjeux. Nous espérons qu'il conserve l'âme de ces histoires plus anciennes, mais d'une manière qui parle à notre époque », a-t-il conclu. 
 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".