Les transporteurs appelés à respecter la réglementation du Hajj

Les opérateurs sont invités à coopérer pleinement avec les autorités chargées de la sécurité et des points de contrôle. Toute infraction sera sanctionnée. (SPA)
Les opérateurs sont invités à coopérer pleinement avec les autorités chargées de la sécurité et des points de contrôle. Toute infraction sera sanctionnée. (SPA)
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Publié le Samedi 03 mai 2025

Les transporteurs appelés à respecter la réglementation du Hajj

  • Les autorités saoudiennes garantissent des opérations sans faille dans les secteurs aérien, maritime, terrestre et ferroviaire pour les millions de pèlerins

RIYAD : L'Autorité générale des transports d'Arabie saoudite a demandé à tous les opérateurs de transport, en particulier à La Mecque, de ne pas transporter de passagers se rendant à La Mecque ou sur les lieux saints sans permis du Hajj ou sans permis de travail et de résidence à La Mecque en cours de validité.

Ces règles, qui sont entrées en vigueur le 29 avril, s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par le ministère de l'Intérieur pour gérer les foules et assurer la sécurité des pèlerins, a rapporté samedi l'agence de presse saoudienne.

Les contrevenants qui transportent des titulaires de visas de visite à La Mecque ou sur les lieux saints avant le 10 juin s'exposent à des amendes pouvant aller jusqu'à 100 000 de riyals saoudiens (26 600 $) et à la confiscation éventuelle du véhicule, comme l'a décidé le tribunal compétent.

Cette mesure s'applique que le véhicule appartienne au transporteur, à un complice ou à toute autre partie impliquée dans la violation, a ajouté la SPA.

L'autorité a également rappelé aux transporteurs agréés qu'ils devaient respecter toutes les exigences réglementaires pour le Hajj, y compris l'obtention des licences et permis appropriés, l'utilisation des itinéraires désignés et l'évitement des zones d'accès restreint sans autorisation.

Les opérateurs sont invités à coopérer pleinement avec les autorités chargées de la sécurité et des points de contrôle. Toute infraction sera sanctionnée.

Ces mesures s'inscrivent dans le cadre du plan opérationnel de l'autorité pour le Hajj, qui vise à garantir la conformité, la sécurité et le bon déroulement du transport des pèlerins autorisés, reflétant ainsi la qualité des services pendant la saison.

Parallèlement, le ministère des transports et des services logistiques et ses organes affiliés ont annoncé qu'ils étaient prêts pour la saison du Hajj, assurant une coordination sans faille entre les secteurs aérien, maritime, terrestre et ferroviaire afin de fournir des services de premier ordre, conformément au rôle du Royaume au service des deux saintes mosquées.

L'Autorité générale de l'aviation civile a confirmé plus de 3 millions de sièges sur des vols charters et réguliers pour les pèlerins nationaux et internationaux à l'arrivée et au départ.

Les équipes de surveillance ont renforcé le contrôle des performances dans les aéroports et parmi les prestataires de services afin de maintenir les normes de qualité, selon la SPA.

Matarat Holding Co. a achevé les préparatifs dans 11 salons réservés aux pèlerins, avec l'aide de 18 000 employés. Les services comprennent l'initiative "Voyageur sans bagage", qui facilite la manutention des bagages, et la distribution d'eau Zamzam dans les résidences.

La compagnie aérienne Saudia a confirmé qu'elle est prête avec plus d'un million de sièges et 2 000 vols sur sa flotte de 158 avions, tandis que flynas devrait transporter plus de 120 000 pèlerins sur 294 vols au départ de 15 destinations internationales.

En ce qui concerne les transports terrestres, l'Autorité générale des transports a déployé 25 000 bus et 9 000 taxis, avec 180 superviseurs postés dans 20 endroits clés près de La Mecque, de Médine et des lieux saints pour faire respecter les normes de sécurité et de service.

L'Autorité générale des routes a achevé l'entretien de plus de 7 400 km de routes menant aux lieux saints et a inspecté 247 ponts pour en vérifier la sécurité. Plus de 300 contrôleurs routiers et 20 technologies de pointe ont été déployés pour la surveillance.

Dans le domaine du transport ferroviaire, les Chemins de fer saoudiens ont organisé plus de 2 000 voyages pour le métro Al-Mashaaer Al-Mugaddassah, transportant plus de 2 millions de passagers entre Mina, Muzdalifah et Arafat.

La ligne ferroviaire à grande vitesse Haramain, composée de 35 trains électriques circulant à 300 km/h, transportera les passagers entre La Mecque et Médine, et comprendra une station à l'aéroport international du Roi Abdulaziz, l'une des plus grandes stations reliées à un aéroport au monde.

Dans le domaine du transport maritime, l'Autorité portuaire saoudienne a déployé 436 personnes au port islamique de Djeddah pour gérer l'arrivée d'environ 5 000 pèlerins, en coordonnant l'accueil et la logistique.

Le Centre national de sécurité des transports a annoncé qu'il est prêt à mettre en œuvre un plan opérationnel par étapes avec des ressources humaines et techniques pour répondre aux accidents majeurs dans tous les modes de transport, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, de Djeddah aux lieux saints pendant la période de pointe du Hajj.

Ces efforts reflètent l'engagement du Royaume à améliorer l'expérience des pèlerins et à soutenir les objectifs de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite en fournissant des services exceptionnels tout au long du voyage du Hajj.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.