L'Arabie saoudite veut booster son secteur hôtelier pour répondre à une demande exponentielle

Plus de 1 000 leaders mondiaux du tourisme, investisseurs et opérateurs se sont réunis à Riyad pour le Future Hospitality Summit. (AN photo by Loai El-Kelawy)
Plus de 1 000 leaders mondiaux du tourisme, investisseurs et opérateurs se sont réunis à Riyad pour le Future Hospitality Summit. (AN photo by Loai El-Kelawy)
IHG Hotels & Resorts et Ashaad Co. ont signé un accord pour développer trois nouveaux hôtels à Jeddah et Alkhobar. (AN photo by Loai El-Kelawy)
IHG Hotels & Resorts et Ashaad Co. ont signé un accord pour développer trois nouveaux hôtels à Jeddah et Alkhobar. (AN photo by Loai El-Kelawy)
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Publié le Lundi 12 mai 2025

L'Arabie saoudite veut booster son secteur hôtelier pour répondre à une demande exponentielle

  • Les principaux accords signés dimanche comprenaient de nouveaux développements hôteliers à Jeddah, Madinah et Qassim.
  • Rien qu'en Arabie saoudite, un investissement de 110 milliards de dollars dans le secteur devrait permettre de créer 362 000 chambres d'hôtel d'ici à 2030.

RIYAD : Le secteur de l'hôtellerie en Arabie saoudite a été stimulé le jour de l'ouverture du Future Hospitality Summit, avec plus de 1 000 nouvelles clés d'hôtel annoncées dans le cadre de plusieurs accords de premier plan.

Les principaux accords signés dimanche comprenaient de nouveaux développements hôteliers à Jeddah, Madinah et Qassim, soulignant la confiance soutenue des investisseurs dans les ambitieux plans d'expansion du tourisme du Royaume.

Parmi les annonces notables, citons le partenariat de BWH Hotels avec Optimal Real Estate et Rsoukh Trading Co. pour développer cinq nouvelles propriétés à Jeddah et Madinah. Cette initiative marque une étape importante dans la stratégie d'expansion régionale du groupe.

"Nous avons signé cinq hôtels entre Djeddah et Médine", a déclaré Mujahid Pasha, directeur du développement pour le Moyen-Orient chez BWH Hotels, lors d'une interview accordée à Arab News en marge de l'événement.
"Le partenariat ne porte que sur cinq hôtels, mais ces cinq hôtels représentent environ 1 000 clés au total", a ajouté M. Pasha.

La pièce maîtresse de l'annonce de BWH est une propriété Best Western Premier de 540 chambres à Médine, située à seulement 600 mètres de la Mosquée du Prophète. 

"C'est l'un des grands hôtels que nous venons de signer aujourd'hui", a déclaré M. Pasha. "Nous parlons d'une offre supérieure, haut de gamme, qui est notre marque Best Western Premier.

Un autre point fort est une propriété de luxe WorldHotels Elite sur King Road à Jeddah - souvent appelé le "Golden Mile" en raison de son emplacement privilégié. Le projet comprendra 215 chambres et environ 300 bureaux dans le cadre d'un complexe à usage mixte.

"WorldHotels est notre offre de luxe et de haut de gamme", a déclaré Pasha. "La King Road n'a pas d'offre de luxe, c'est pourquoi nous avons voulu utiliser cette marque. 

L'événement comprend des tables rondes, des présentations d'investissements et des signatures stratégiques qui façonnent l'avenir de l'hôtellerie. AN photo by Loai El-Kelawy
L'événement comprend des tables rondes, des présentations d'investissements et des signatures stratégiques qui façonnent l'avenir de l'hôtellerie. (AN photo by Loai El-Kelawy) 

Trois autres hôtels seront lancés sous la marque SureStay de BWH - son portefeuille économique et de milieu de gamme - dont deux studios SureStay et un hôtel SureStay.

"Ces marques ne sont pas présentes dans la région. Le premier dans la région sera en Arabie saoudite", a indiqué M. Pasha, confirmant que deux des établissements SureStay se trouveront à Jeddah et un à Médine.

BWH Hotels, qui exploite 18 marques dans le monde, s'appuie sur son portefeuille diversifié pour cibler un large éventail de voyageurs et de budgets.

Par ailleurs, Amsa Hospitality a annoncé un nouveau projet d'hôtel quatre étoiles à Qassim en collaboration avec Alkayan Alarabi. La propriété sera située dans le centre commercial Al-Kayan Avenue sur Al-Imam Al-Bukhari Road.

"Il s'agit d'un nouvel hôtel, récemment développé, avec 174 chambres dont des suites, des salles de réunion, une salle de sport, deux restaurants et un spa", a déclaré Muin Serhan, PDG d'Amsa.

Conçu pour répondre aux besoins des voyageurs d'affaires et de loisirs, "l'hôtel est actuellement en cours de développement et devrait être achevé d'ici la fin de l'année, l'exploitation officielle étant prévue pour le premier trimestre de l'année prochaine", a ajouté Serhan.

Pour compléter les annonces de la journée, IHG Hotels & Resorts et Ashaad Co. ont signé un accord pour développer trois nouveaux hôtels à Jeddah et Alkhobar, complétant ainsi le portefeuille hospitalier croissant du Royaume.

Au-delà des transactions immobilières, le sommet a mis en lumière l'importance croissante accordée par le secteur au développement des talents. Les organisateurs ont lancé le premier forum d'investissement NextGen, qui vise à relever les défis en matière de main-d'œuvre dans les secteurs du tourisme et de l'hôtellerie.

"Pour la première fois au FHS Saudi, nous sommes fiers de présenter le NextGen Investment Forum, une nouvelle plateforme consacrée à l'un des problèmes les plus critiques et des défis les plus urgents de notre histoire - l'investissement dans notre personnel", a déclaré Jonathan Worsley, président-directeur général de The Bench, qui organise l'événement sur l'hôtellerie.

M. Worsley a souligné l'impact économique mondial du secteur de l'hôtellerie et de la restauration.
"L'hôtellerie et le tourisme sont une industrie massive, une force massive dans la contribution actuelle au produit intérieur brut mondial", a-t-il déclaré.

"C'est le troisième secteur économique mondial", a ajouté M. Worsley, citant 357 millions d'emplois dans le monde et une contribution de 1,1 billion de dollars au PIB mondial.

Selon les chiffres du sommet, l'industrie aura besoin de 100 millions d'emplois supplémentaires au cours des cinq prochaines années pour répondre à la demande croissante. Rien qu'en Arabie saoudite, un investissement de 110 milliards de dollars dans le secteur devrait permettre de créer 362 000 chambres d'hôtel d'ici à 2030.

"Nous avons besoin d'un million d'emplois supplémentaires dans le Royaume d'ici à 2030", a déclaré M. Worsley. "Les fondements d'une croissance durable doivent commencer par l'éducation et la formation.

Le forum NextGen vise à combler le fossé entre l'éducation et l'industrie en encourageant le dialogue sur la formation, l'investissement et la rétention des talents.
"Nous comblons le fossé entre le monde universitaire et les besoins de l'industrie, en explorant les possibilités de financement et d'investissement dans l'enseignement de l'hôtellerie et de la restauration, et en renforçant l'attrait de l'industrie pour retenir les talents et réduire le taux de rotation", a déclaré M. Worsley.

Au cours d'une table ronde sur les tendances mondiales du tourisme, Harry Theoharis, membre du Parlement hellénique et candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies, a fait l'éloge de la transformation de l'Arabie saoudite.

"Les plans touristiques de l'Arabie saoudite sont l'une des plus grandes réussites", a-t-il déclaré.
"Nous avons vu l'Arabie saoudite se transformer d'un marché de niche très spécifique, le tourisme religieux, qui était la base de l'Arabie saoudite, en une destination très dynamique, très énergique, très orientée vers les jeunes et adaptée à la volonté de la jeune population", a ajouté M. Theoharis.

Plus de 1 000 leaders mondiaux du tourisme, investisseurs et opérateurs se sont réunis à Riyad pour le Future Hospitality Summit, qui s'est tenu du 11 au 13 mai au Mandarin Oriental Al Faisaliah. Axé sur le thème "Where Vision Shapes Opportunity", l'événement comprend des panels, des présentations d'investissements et des signatures stratégiques qui façonnent l'avenir de l'hôtellerie en Arabie saoudite et au-delà. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Middle East Energy 2026: la France mise sur des réseaux électriques plus intelligents et résilients dans le Golfe

 La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. (Photo d'archive fournie)
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  • Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures
  • À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035

DUBAÏ : La France entend renforcer sa présence dans le secteur énergétique du Golfe à l’occasion de la 50e édition de Middle East Energy, qui se tiendra du 1er au 3 septembre au Dubai World Trade Centre. À travers un pavillon dédié de Business France, 13 entreprises françaises présenteront leurs technologies et leur expertise dans des domaines allant de la protection des réseaux à l’intégration des énergies renouvelables.

Cette participation intervient alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) accélèrent la transformation de leurs systèmes électriques. L’augmentation de la demande en électricité, le développement rapide des énergies renouvelables et la numérisation des économies régionales placent désormais les réseaux électriques au cœur des stratégies énergétiques.

Pour la France, cette évolution ouvre un espace important pour ses entreprises spécialisées dans les infrastructures électriques, l’automatisation, la cybersécurité des systèmes industriels, le stockage et l’alimentation électrique critique.

Des investissements massifs dans les infrastructures électriques

Aux Émirats arabes unis, la stratégie énergétique à l’horizon 2050 prévoit entre 150 et 200 milliards de dirhams (40,8 à 54,5 milliards de dollars) d’investissements d’ici 2030, alors que le pays poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques et de ses réseaux intelligents.

À Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority (DEWA) prévoit notamment d’investir 7 milliards de dirhams dans son programme de Smart Grid jusqu’en 2035. L’objectif est de recourir davantage aux technologies numériques, à l’automatisation et à l’analyse des données afin d'améliorer la fiabilité et l’efficacité du réseau et de faciliter l’intégration des énergies renouvelables.

Le mouvement dépasse les frontières des Émirats. Dans l’ensemble du CCG, les interconnexions électriques et la flexibilité des réseaux deviennent des priorités à mesure que les capacités de production évoluent.

Parmi les projets structurants figure notamment l’interconnexion directe entre Oman et le réseau électrique du CCG, portée par la GCC Interconnection Authority. Le projet prévoit environ 530 kilomètres de lignes de transport à 400 kV, afin de renforcer les échanges d’électricité entre Oman et le réseau régional et d’accroître la résilience du système électrique.

Le réseau, nouveau pilier de la transition énergétique

La transformation du secteur énergétique du Golfe ne se limite plus à la construction de nouvelles capacités de production. Elle concerne désormais l’ensemble de l’infrastructure permettant de transporter, distribuer, contrôler et sécuriser l’électricité.

Cette évolution est particulièrement importante avec l’essor du solaire et d’autres sources renouvelables, dont la production peut être variable. Les réseaux doivent ainsi devenir plus flexibles et capables de gérer des flux d’électricité plus complexes.

À l’échelle mondiale, les besoins d’investissement sont considérables. Selon le rapport Electricity 2026 de l’Agence internationale de l’énergie, les investissements annuels dans les réseaux électriques devront augmenter d’environ 50 % d’ici 2030, par rapport à leur niveau actuel d’environ 400 milliards de dollars, pour suivre la croissance de la demande mondiale.

La résilience des infrastructures, leur capacité à intégrer les énergies renouvelables et leur numérisation deviennent ainsi des enjeux stratégiques, aussi bien pour les économies développées que pour les marchés du Golfe.

Un partenariat franco-émirati qui s’élargit

La présence française à Middle East Energy s'inscrit également dans le renforcement des relations économiques entre Paris et Abou Dhabi.

Les Émirats arabes unis constituent le premier client de la France dans le Golfe. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 10,8 milliards d’euros en 2025, contre 8,5 milliards en 2024 et 7,4 milliards en 2023.

La coopération bilatérale s’étend désormais à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique, les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

En février 2025, Masdar, TotalEnergies et 2PointZero ont notamment signé un accord-cadre visant à favoriser le développement de l’accès aux énergies propres dans les marchés émergents, dans le cadre du UAE-France High-Level Business Council.

Cette coopération s’appuie également sur le Partenariat stratégique global dans le domaine de l’énergie, établi entre la France et les Émirats en 2022.

Treize entreprises françaises au rendez-vous

Le pavillon français réunira 13 entreprises couvrant plusieurs segments de la chaîne de valeur électrique.

Dans le domaine de la protection et de la résilience des réseaux, CITEL-2CP, France Paratonnerres, INDELEC, OBSTA et SERGI Transformer Protector présenteront notamment des solutions de protection contre les surtensions et la foudre, de prévention des explosions et incendies de transformateurs, ainsi que des technologies destinées aux infrastructures critiques.

Sur le volet de la mesure, de la supervision et de l’automatisation, Chauvin Arnoux Middle East / Chauvin Arnoux Energy, AOIP et Straton Automation proposeront des solutions de surveillance des réseaux électriques, de test et mesure, d’étalonnage et d’automatisation industrielle.

Michaud Export, Transalpes Composite et SOC EXPL General Produits Industriels mettront pour leur part en avant leur expertise dans les réseaux de distribution basse tension, les supports de réseaux et les solutions industrielles isolantes.

Enfin, EnerSys, Infosec UPS System et Terracotta présenteront des solutions liées à l’alimentation électrique critique, notamment les batteries, les chargeurs, les systèmes d’alimentation sans interruption et les équipements électriques.

Au-delà de la diversité des technologies présentées, cette présence française illustre une volonté de se positionner sur l’ensemble de la transformation des réseaux électriques du Golfe.

Alors que les pays de la région cherchent à concilier croissance de la demande, déploiement des renouvelables et sécurité énergétique, la prochaine étape de leur transition pourrait bien se jouer moins dans la seule capacité de produire davantage d’électricité que dans celle de disposer de réseaux capables de la transporter, de la gérer et de la sécuriser plus intelligemment.


La carte Visa marque le retour de la Syrie dans le système financier mondial: Al-Sharaa utilise sa carte pour acheter un café

« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
« En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? ». (AFP)
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  • Les États-Unis ont retiré la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme après 47 ans
  • « Prêts à reconstruire la nation », déclare Ahmad Al-Sharaa

RIYAD: « En espèces ou par carte, Monsieur le Président ? »

D’un simple geste sur un terminal de paiement à Damas, le président Ahmad Al-Sharaa a marqué le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme et le retour de ce pays arabe au sein du système financier mondial.

Dans une vidéo diffusée tôt jeudi matin, Al-Sharaa a utilisé une carte Visa pour payer un café alors qu’il était assis aux côtés de Safwat Raslan, le gouverneur de la banque centrale de la République arabe syrienne.

Raslan a publié la vidéo sur X, en déclarant : « Assister à ce moment aux côtés de Son Excellence le président Ahmad Al-Sharaa, et voir le premier paiement par carte Visa s'effectuer au cœur de Damas le lendemain du retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, est pour moi un sentiment difficile à exprimer avec des mots. »


Lundi, les États-Unis ont franchi une étape historique en retirant la Syrie de cette liste après 47 ans, libérant ainsi ce pays arabe des graves conséquences économiques liées à cette désignation.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré dans un communiqué : « La mesure prise aujourd’hui contribuera à favoriser de nouveaux investissements en Syrie afin de promouvoir la stabilité politique et économique. »

Les rebelles menés par Al-Sharaa ont renversé Bachar al-Assad, qui dirigeait la Syrie depuis longtemps, en décembre 2024, au terme d’une guerre civile dévastatrice qui a duré 13 ans.

Al-Sharaa a salué cette décision en déclarant : « La Syrie se débarrasse d’une tache sombre et tourne la page sur un chapitre douloureux de son passé pour s’engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du renouveau. »


Le ministre saoudien de l’Investissement : «Notre économie offre d’importantes opportunités aux entreprises françaises»

 Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, et le ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, Roland Lescure. Asharq Al-Awsat
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  • M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.
  • Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne

PARIS: Le ministre saoudien de l’Investissement, Fahad Al-Saif, a déclaré lundi que les investissements directs étrangers (IDE) français en Arabie saoudite avaient atteint 16,3 milliards d’euros, soulignant que la France était la quatrième source d’IDE du Royaume.

Il a ajouté que la présence des entreprises françaises en Arabie saoudite s’étendait désormais à plus de 18 secteurs.

S’exprimant lors de l’ouverture de la Table ronde franco-saoudienne sur l’investissement organisée à Paris, à laquelle participait également Roland Lescure, ministre français de l’Économie, des Finances, de l’Industrie, de l’Énergie et de la Souveraineté numérique, M. Al-Saif a indiqué que les entreprises françaises détenaient environ 650 licences d’investissement dans le Royaume.

Selon lui, cela reflète l’ampleur de l’activité des entreprises françaises et les opportunités croissantes offertes par l’économie saoudienne.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle en France du prince héritier et Premier ministre Mohammed ben Salmane. Organisée par le ministère de l’Investissement, elle rassemble des responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des dirigeants de grandes sociétés des deux pays.

Les discussions portent sur les opportunités d’élargir les partenariats dans des secteurs tels que l’industrie, les transports et la logistique, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, entre autres. La signature de nouveaux accords et protocoles d’accord est également prévue.

L’énergie, domaine phare de la coopération

Le ministre de l’Investissement a souligné que le secteur du pétrole et du gaz figurait parmi les industries les plus susceptibles de bénéficier du renforcement des relations saoudo-françaises, compte tenu de la présence de longue date des entreprises françaises dans le secteur énergétique du Royaume.

La coopération s’étend également à l’ensemble du paysage énergétique, notamment aux énergies renouvelables, à l’hydrogène et aux infrastructures de réseau, tandis que les entreprises françaises continuent de renforcer leur présence dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, des transports, de la construction, de l’eau et des services.

L’énergie reste l’un des domaines phares de l’engagement français en Arabie saoudite, parallèlement aux opportunités croissantes dans de nouveaux secteurs étroitement liés à la dynamique de diversification économique du Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

De l’énergie et de l’industrie à l’intelligence artificielle

Le partenariat d’investissement entre les deux pays s’étend de plus en plus au-delà des secteurs traditionnels pour s’orienter vers la nouvelle économie, en particulier l’intelligence artificielle, les infrastructures numériques, la culture, les industries créatives et l’exploitation minière.

L’intégration de ces secteurs à l’ordre du jour de la table ronde reflète les efforts des deux parties pour transformer des liens économiques bien établis en partenariats d’investissement dans certains des secteurs connaissant la croissance la plus rapide, en tirant parti de la demande croissante sur le marché saoudien et des capacités technologiques et industrielles des entreprises françaises.

Les entreprises françaises sont déjà présentes dans des secteurs tels que les transports et la logistique, les services liés à l’eau et à l’environnement, l’hôtellerie et la santé. À mesure que l’économie saoudienne poursuit son expansion, de nouvelles opportunités apparaissent dans les domaines des technologies de pointe et de l’industrie manufacturière.