Le Conseil de sécurité de l'ONU sous forte pression pour mettre fin à l'effusion de sang à Gaza

Antonio Guterres. (AP)
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Publié le Mercredi 24 septembre 2025

Le Conseil de sécurité de l'ONU sous forte pression pour mettre fin à l'effusion de sang à Gaza

  • Le chef de l'ONU : "Qualifier cette situation d'intenable et d'indéfendable d'un point de vue moral et juridique ne suffit pas à rendre compte de l'ampleur des souffrances humaines"
  • L'envoyé saoudien dénonce "l'absence de responsabilité et la prévalence de l'impunité" et exhorte le Conseil de sécurité à "assumer ses responsabilités"

NEW YORK : Le monde est confronté à "l'un des chapitres les plus sombres du conflit israélo-palestinien", a déclaré mardi le secrétaire général de l'ONU, avertissant que près de deux ans après les "horribles attaques terroristes du Hamas" du 7 octobre et la "réponse militaire israélienne dévastatrice", la violence n'a fait que s'aggraver dans les territoires occupés, posant de graves menaces à la paix et à la sécurité régionales et mondiales.

L'assaut israélien sur la ville de Gaza aggrave une crise humanitaire déjà catastrophique, a déclaré Antonio Guterres.

"La famine est une réalité, la population étant constamment contrainte de se déplacer et souffrant de la faim", a-t-il déclaré lors d'une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. "Qualifier cette situation d'intenable et d'indéfendable d'un point de vue moral et juridique ne suffit pas à rendre compte de l'ampleur de la souffrance humaine.

L'impunité prévaut "et notre crédibilité collective est mise à mal", a-t-il déclaré, ajoutant que la violence s'étend de Gaza à la Cisjordanie occupée et au-delà, y compris dans plusieurs pays de la région, et tout récemment au Qatar.

"Les efforts visant à obtenir un cessez-le-feu et un accord de libération des otages - menés par le Qatar, l'Égypte et les États-Unis - ont subi un coup dur le 9 septembre", a déclaré António Guterres.

"L'attaque israélienne (sur Doha) n'était pas seulement une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Qatar, elle menaçait également les normes et les mécanismes sur lesquels nous nous appuyons pour la diplomatie et la résolution des conflits.

M. Guterres a également averti que la viabilité d'une solution à deux États "s'érode régulièrement", atteignant son "niveau le plus critique depuis plus d'une génération".

Il a ajouté : "L'expansion incessante des colonies, l'annexion de facto, les déplacements forcés, les cycles de violence meurtrière - y compris de la part de colons extrémistes - ont enraciné une occupation israélienne illégale et nous ont poussés dangereusement près d'un point de non-retour".

M. Guterres a tiré la sonnette d'alarme concernant l'approbation récente par Israël de la construction de colonies dans la zone E1 qui, si elle était mise en œuvre, détruirait la contiguïté d'un État palestinien. "Les colonies israéliennes ne sont pas seulement une question politique, elles constituent une violation flagrante du droit international", a-t-il déclaré.

Entre-temps, l'Autorité palestinienne est confrontée à une crise existentielle, avec des pressions fiscales, politiques et institutionnelles qui sapent gravement sa capacité à fonctionner, a-t-il ajouté.

La rétention des recettes fiscales par Israël, l'effondrement de l'économie palestinienne et la baisse drastique de l'aide des donateurs ont rendu l'Autorité palestinienne incapable de payer les salaires ou de fournir des services de base, a indiqué M. Guterres.

Il a souligné le besoin urgent d'un soutien financier et politique international pour stabiliser l'Autorité palestinienne et la maintenir en tant que partenaire viable pour la paix.

Il a noté une "lueur d'espoir" avec la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux États qui s'est tenue lundi, félicitant la France et l'Arabie saoudite d'avoir coprésidé cette conférence et contribué à relancer l'élan politique.

M. Guterres s'est félicité de la reconnaissance internationale accrue du statut d'État palestinien, en particulier par la France et le Royaume-Uni, estimant qu'il s'agit de la voie la plus claire pour parvenir à une solution à deux États basée sur les frontières d'avant 1967 avec Jérusalem comme capitale partagée.

Il a exhorté la communauté internationale à profiter de cet élan, soulignant que l'avenir de Gaza doit être ancré dans le droit international, exempt de nettoyage ethnique et aligné sur une vision politique d'un État palestinien viable.

Il a appelé à un arrêt immédiat de l'expansion des colonies, de la violence et des menaces d'annexion, et a réitéré les demandes de la Cour internationale de justice pour qu'Israël mette fin à ses activités de colonisation et à sa présence illégale dans les territoires occupés.

Le représentant permanent de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies, Abdulaziz Alwasil, a décrit Gaza comme "une situation catastrophique qui se détériore de jour en jour" en raison de l'escalade militaire en cours et d'un siège prolongé.

Il a déclaré que les agressions israéliennes répétées et les violations du droit international découlent de "l'absence de responsabilité et de la prévalence de l'impunité", qui ont sapé la crédibilité de l'ONU et menacent la paix et la sécurité régionales et mondiales.

M. Alwasil a critiqué l'incapacité de la communauté internationale à décourager ces actions, avertissant qu'elle risque d'effacer la souveraineté nationale et d'aggraver le conflit régional.

Il a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à "assumer ses responsabilités" en appliquant des mesures de responsabilisation à l'encontre d'Israël afin de rétablir la paix et de préserver la légitimité internationale.

Il a condamné l'intransigeance et les politiques expansionnistes continues d'Israël, y compris les violations de la souveraineté de pays régionaux tels que le Qatar.

Soulignant le besoin urgent d'une résolution juste, M. Alwasil a insisté sur le fait que la paix ne peut être obtenue que par une approche globale basée sur "la mise en œuvre d'une solution à deux États et l'établissement d'un État palestinien indépendant selon les lignes de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale".

La ministre slovène des affaires étrangères, Tanya Fajon, a déploré la paralysie du Conseil de sécurité de l'ONU et son incapacité à remplir ses obligations en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Elle a averti que lorsque des hommes politiques accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité sont libres alors que des juges sont soumis à des sanctions, la communauté internationale ne peut pas rester silencieuse sans devenir complice par complaisance.

Mme Fajon a souligné que l'effondrement des règles et des obligations qui sous-tendent le système international constitue une menace directe pour la paix et la sécurité mondiales.

"Gaza est devenu un exemple typique de l'échec de la communauté internationale", a-t-elle déclaré. "Elle est devenue un lieu où les gens redoutent la tombée de la nuit et craignent ce que le jour nouveau apportera.

"Gaza est devenu l'endroit le plus meurtrier pour les enfants, le plus meurtrier pour les travailleurs humanitaires et médicaux, le plus meurtrier pour les journalistes, le lieu de la première famine proclamée au Moyen-Orient.

"Marquée par des offensives et des frappes incessantes contre des hôpitaux, des écoles, des maisons, des abris et des lieux saints, elle est définie par la mort et le désespoir, où les otages souffrent et les civils comptent les battements de cœur qu'il leur reste."

M. Tajon a déclaré aux membres du conseil que "Gaza est une catastrophe provoquée par l'homme, diffusée en direct dans le monde entier et soutenue par ceux qui agissent en contradiction avec tout ce que nous défendons".

Le ministre danois des affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a déclaré au Conseil de sécurité des Nations unies qu'il était essentiel qu'Israël change immédiatement de cap et que la guerre à Gaza prenne fin.

Il a souligné que le Conseil, chargé de maintenir la paix et la sécurité internationales, devrait être en mesure de formuler cette exigence comme un strict minimum.

"Cela signifie que chacun d'entre nous, chaque membre, doit travailler de concert et faire cause commune pour atteindre cet objectif. Cela signifie qu'il faut mettre de côté les différences politiques pour sauver des vies", a-t-il déclaré.

M. Rasmussen a déploré le veto américain de la semaine dernière, le sixième depuis le début de la guerre, à une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat et la libération des otages israéliens.

S'adressant directement aux Américains, M. Rasmussen a cité le président Donald Trump, qui a déclaré que la guerre à Gaza devait être arrêtée immédiatement.

"Le Danemark continue de soutenir les efforts dévoués des États-Unis, du Qatar et de l'Égypte pour atténuer les effets d'un cessez-le-feu", a-t-il déclaré.

"Votre engagement inébranlable à trouver un chemin vers la paix est essentiel dans le contexte, mais nous comptons également sur vous au sein de ce conseil. Votre leadership est essentiel dans nos aspirations communes à apporter la paix et la stabilité dans la région."

La ministre britannique des affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré que la "reconnaissance historique" de la Palestine par son pays s'inscrivait dans le cadre d'une action visant à protéger la viabilité de la solution à deux États, seule voie "vers une paix juste et durable", et dans le cadre du "rejet des idées extrémistes de tous bords, qui impliquent trop souvent des fantasmes de destruction de l'État d'Israël ou d'expulsion de la population palestinienne".

Mike Waltz, représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, a réitéré la demande de Washington que le Hamas libère immédiatement tous les otages restants, "cesse de mettre les civils en danger, cesse de sacrifier son propre peuple à des fins de propagande", "désarme" et "se rende", ajoutant : "Cette guerre pourrait prendre fin aujourd'hui si cela était fait par le Hamas : "Cette guerre pourrait prendre fin aujourd'hui si cela se produisait.

Waltz a déclaré qu'il n'y avait pas de partenaire palestinien crédible pour la paix, ajoutant que les dirigeants de l'Autorité palestinienne s'étaient vu refuser des visas pour se rendre à New York cette semaine parce qu'ils "n'avaient pas respecté leurs engagements d'Oslo".

Il a ajouté : "Les engagements étaient fondamentaux : "Les engagements étaient fondamentaux : renoncer au terrorisme, renoncer à la violence, résoudre les problèmes par des négociations directes avec Israël.

"L'Autorité palestinienne n'a même pas réussi à franchir ces obstacles, et ses tentatives de contourner les négociations par ce qu'il faut bien appeler une guerre juridique, y compris devant la CPI (Cour pénale internationale) et la CIJ, et ses pressions en faveur d'une reconnaissance unilatérale du statut d'État ... cette mascarade est décevante. Elle est clairement alimentée par la politique intérieure et a donné au Hamas une récompense pour son refus de se rendre".


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.