La Cisjordanie au bord du gouffre alors qu’Israël poursuit son « annexion de facto », met en garde l’ONU

L’ONU a recensé plus de 1 430 attaques commises par des colons cette année, qui ont fait des victimes ou causé des dégâts matériels dans environ 260 communautés palestiniennes. (Archives/AFP)
L’ONU a recensé plus de 1 430 attaques commises par des colons cette année, qui ont fait des victimes ou causé des dégâts matériels dans environ 260 communautés palestiniennes. (Archives/AFP)
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Publié le Mercredi 12 août 2026

La Cisjordanie au bord du gouffre alors qu’Israël poursuit son « annexion de facto », met en garde l’ONU

  • Ramiz Alakbarov, envoyé spécial adjoint pour la paix au Moyen-Orient, décrit un schéma selon lequel les communautés palestiniennes sont déplacées de force et les colons s’emparent de leurs terres
  • Les enfants sont les premiers touchés par la détérioration des conditions de vie en Cisjordanie, a déclaré Hannan Sulieman, directrice exécutive adjointe de l’UNICEF, devant le Conseil de sécurité

NEW YORK: La Cisjordanie est au bord de l'effondrement et Israël poursuit une « annexion de facto » du territoire en accélérant la construction de colonies, en procédant à des déplacements massifs de population et en recourant à des niveaux records de violence de la part des colons, ont déclaré mardi de hauts responsables de l'ONU devant le Conseil de sécurité.

Ramiz Alakbarov, coordinateur spécial adjoint des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, a déclaré que la crise qui frappe le territoire occupé était éclipsée par d’autres événements dans la région, alors même qu’elle atteint un point de basculement après des décennies de conflit non résolu.

« Alors que le fragile cessez-le-feu à Gaza et les tensions régionales accaparent une grande partie de l’attention de la communauté internationale, la Cisjordanie est au bord de la rupture », a-t-il déclaré, décrivant un schéma selon lequel des communautés palestiniennes sont déplacées de force de leurs villages avant que des colons ne s’installent sur les terres ainsi libérées.

Soixante-seize Palestiniens, dont 18 enfants, ont été tués par les forces israéliennes ou des colons en Cisjordanie depuis le début de l’année, et trois Israéliens ont trouvé la mort lors d’affrontements avec des Palestiniens et d’une attaque présumée à la voiture bélier. Environ 127 communautés palestiniennes ont été confrontées à un déplacement total ou partiel depuis janvier 2023, dont 47 ont été entièrement anéanties, ce qui a touché plus de 6 390 personnes.

Rien qu’en 2026, environ 3 800 Palestiniens, dont près de la moitié sont des enfants, ont été déplacés à la suite de violences commises par des colons, de démolitions ou d’expulsions.

L’ONU a recensé plus de 1 430 attaques perpétrées par des colons cette année, qui ont fait des victimes ou causé des dégâts matériels dans environ 260 communautés palestiniennes, a déclaré M. Alakbarov. Bon nombre d’entre elles ont eu lieu en présence des forces israéliennes.

Il a notamment évoqué une vague de violence survenue le 24 juillet dans le gouvernorat de Naplouse, au cours de laquelle des colons ont attaqué le village de Tell, déclenchant des affrontements qui ont fait quatre morts parmi les Palestiniens et deux parmi les forces de sécurité israéliennes. Ces événements ont été suivis d’autres attaques contre les villages d’Urif et de Sarra.

La violence des colons, autrefois concentrée dans la zone C de la Cisjordanie, qui est sous contrôle militaire et civil israélien total, est désormais de plus en plus signalée dans les zones A et B, a-t-il ajouté, lesquelles sont sous contrôle civil palestinien total et sous contrôle sécuritaire palestinien partiel.

Entre le 5 et le 7 août, les forces israéliennes ont mené une opération de grande envergure dans le camp de réfugiés de Qalandia, au cours de laquelle des dizaines de personnes ont été blessées et plus de 60 ont été arrêtées ou placées en détention.

Les forces israéliennes ont également pénétré sans autorisation dans le centre de formation de Kalandia de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) le 27 juillet alors que les cours avaient lieu, ce qui constitue une violation de l’inviolabilité des locaux de l’ONU, a déclaré M. Alakbarov.

Parallèlement à ces violences, les autorités israéliennes chargées de l’aménagement du territoire ont fait avancer ou approuvé la construction d’environ 12 360 logements en Cisjordanie cette année, dont 7 200 dans la zone C et 5 160 à Jérusalem-Est, a-t-il ajouté.

Il a souligné qu’Israël avait alloué environ 431 millions de dollars à la construction de 34 nouvelles colonies approuvées cette année, un financement qui, selon des responsables de l’ONU, sert à renforcer l’emprise d’Israël sur la Cisjordanie et fait obstacle à la création d’un État palestinien.

M. Alakbarov a également signalé ce qu’il a qualifié de mesure sans précédent : un arrêté de saisie militaire israélien visant des terrains privés situés dans la zone A, près de Qabatiya, au sud de Jénine, afin de construire une route reliant deux colonies récemment approuvées. Il s’agit de la première saisie de terrains signalée dans la zone A explicitement destinée à des infrastructures de colonisation.

Il a averti que la crise financière à laquelle l’Autorité palestinienne est confrontée aggravait l’instabilité ; les autorités israéliennes retiennent environ 6 milliards de dollars de recettes fiscales et d’autres droits qu’elles perçoivent pour le compte des Palestiniens, ce qui empêche l’Autorité palestinienne de verser l’intégralité des salaires des fonctionnaires ou d’assurer les services de base.

Il a également mis en garde contre une autre menace qui pèse sur la stabilité financière palestinienne à compter du 1er septembre, après que les banques israéliennes ont annoncé leur intention de mettre fin aux accords de services bancaires de correspondance pour le traitement des transactions en shekels. Ces services sont essentiels car l’économie palestinienne repose sur le shekel israélien mais ne dispose pas d’un accès direct à une chambre de compensation monétaire centrale.

« Il s’agit de mesures interdépendantes, et non d’événements isolés », a déclaré M. Alakbarov. « Elles sont en train de remodeler la Cisjordanie, d’affaiblir la gouvernance palestinienne et de faire avancer une annexion de facto. »

Il a appelé à la mise en œuvre intégrale de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, qui a entériné le plan mené par les États-Unis visant à mettre fin à la guerre à Gaza, ainsi que de la Déclaration de New York de l’Assemblée générale des Nations unies sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux États.

Il s’est également félicité des préparatifs en vue des élections législatives palestiniennes prévues le 28 novembre.

Hannan Sulieman, directrice exécutive adjointe de l’UNICEF, a déclaré au Conseil que les enfants subissaient de plein fouet la détérioration de la situation en Cisjordanie.

Elle a rapporté qu’une grand-mère avait confié aux agents de l’UNICEF qu’elle avait peur de sortir les ordures en raison des attaques quasi quotidiennes menées par des colons, et qu’elle avait recouvert ses fenêtres de tôle ondulée après qu’un engin incendiaire eut été lancé dans sa cuisine alors que ses petits-enfants s’y trouvaient.

Il a été établi que 174 enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, entre janvier 2024 et fin juillet de cette année, soit une moyenne de plus d’un par semaine, a précisé Mme Sulieman, et que plus de 1 500 ont été blessés, dont près de la moitié par des balles réelles. Trois enfants israéliens ont été tués et 15 blessés au cours de la même période.

Plus de 800 000 enfants se heurtent à des obstacles pour accéder à une éducation en toute sécurité en raison de la fermeture des écoles, de l’insécurité et des infrastructures endommagées, a-t-elle ajouté, et plus de 900 barrières supplémentaires à la circulation ont été érigées à travers la Cisjordanie au cours des deux dernières années et demie, restreignant l’accès aux soins de santé et à l’eau potable.

Au moins 355 enfants palestiniens de Cisjordanie sont détenus par l’armée israélienne, a déclaré Mme Sulieman, soit le chiffre le plus élevé depuis huit ans, dont 164 sont placés en détention administrative sans inculpation ni procès. Les enfants détenus ont fait état de violences, d’autres mauvais traitements et de conditions de vie entraînant une perte de poids extrême et des infections par la gale, a-t-elle ajouté.

« Derrière chaque statistique se cache un enfant… un enfant qui a peur d’aller à l’école à pied… un enfant qui se remet d’une blessure par balle… un enfant placé en détention », a déclaré Mme Sulieman en appelant les États membres de l’ONU à protéger les enfants, à mettre fin aux déplacements forcés, à garantir l’accès aux services essentiels et à veiller à ce que les opérations humanitaires puissent atteindre ceux qui en ont besoin.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.