IAPB: l’Arabie saoudite joue un rôle clé dans la lutte contre la cécité

L’Arabie saoudite, par l’intermédiaire du Centre d’aide humanitaire  et de  secours  du roi Salmane, organise régulièrement des campagnes dans le monde entier pour lutter contre la cécité et d’autres maladies oculaires (SPA/Archive)
L’Arabie saoudite, par l’intermédiaire du Centre d’aide humanitaire  et de  secours  du roi Salmane, organise régulièrement des campagnes dans le monde entier pour lutter contre la cécité et d’autres maladies oculaires (SPA/Archive)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

IAPB: l’Arabie saoudite joue un rôle clé dans la lutte contre la cécité

  • En 2006, à l’initiative de la délégation saoudienne, l’Assemblée mondiale de la santé de l’OMS a inclus la prévention de la cécité dans ses priorités
  • Selon l’IAPB, la région doit redoubler d’efforts et de coopération, en particulier en regard du manque d’études sur les causes des déficiences visuelles au Moyen-Orient

DJEDDAH: Le Royaume joue un rôle de pionnier en soutenant les équipes qui luttent contre la cécité dans le monde, a déclaré le responsable de la région de la Méditerranée orientale à l’Agence internationale pour la prévention de la cécité (IAPB). 

Le Dr Abdel Aziz al-Rajhi a expliqué à l’Agence de presse saoudienne (SPA) que l’IAPB – une organisation à but non lucratif enregistrée en Angleterre avec un conseil d’administration comprenant des représentants des chefs régionaux – est un groupe de coordination englobant toutes les organisations à but non lucratif travaillant dans le domaine de la santé oculaire. 

Il comprend des représentants de sept régions, similaires à celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Al-Rajhi a indiqué que la région de la Méditerranée orientale comprend les pays arabes (à l’exception de l’Algérie) ainsi que l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan, soit au total 22 États membres. 

Il a ajouté que le bureau régional de l’IAPB, basé à l’Hôpital oculaire du roi Khaled, renforcera la coopération entre les pays de la région et améliorera le niveau des services d’ophtalmologie et d’optométrie, tant sur les aspects curatifs que préventifs. 

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Le rôle clé du Royaume dans la promotion de la lutte contre la cécité reflète son rayonnement régional et international. Dr Abdel Aziz al-Rajhi. Haut responsable de l’IAPB 

Il a en outre souligné que l’hôpital joue un rôle prédominant dans ce contexte grâce au soutien du ministre saoudien de la Santé, le Dr Tawfiq al-Rabiah, et du conseil d’administration de l’hôpital. 

Al-Rajhi a déclaré que le bureau mènera des activités avec une équipe spécialisée au sein de l’hôpital, connu pour ses programmes de formation pour les ophtalmologistes et l’un des plus grands pôles de recherche médicale de la région. 

Il a déclaré que le bureau pourra compter sur les ressources en termes de formation fournies par les équipes techniques, administratives et médicales afin de soutenir les efforts visant à améliorer les services d’ophtalmologie et d’optométrie. 

La région de la Méditerranée orientale doit redoubler d’efforts, de travail et de coopération, a-t-il insisté, en particulier en regard du manque d’études sur les causes de la déficience visuelle ou de la cécité au Moyen-Orient. 

Al-Rajhi a ajouté que, pour améliorer la situation, il faudra collecter autant d’informations précises que possible par la coopération entre les représentants des programmes de prévention de la cécité des ministères de la santé de chaque État membre. 

EN BREF

  • La région de la Méditerranée orientale comprend les pays arabes (à l’exception de l’Algérie) ainsi que l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan, soit au total 22 États membres. 
  • L’IAPB cherche également à forger un partenariat avec KSrelief. 

Le bureau régional poursuit la tradition d’accueillir un atelier deux fois par an et de sélectionner des sujets liés à la région en coopération avec le bureau régional de l’OMS. 

Dans le cadre de l’atelier, des spécialistes du monde entier discutent des moyens d’améliorer les services d’ophtalmologie et d’optométrie. 

La prochaine étape pour l’IAPB vise à développer des programmes de formation en ophtalmologie destinés aux zones reculées et à entamer des discussions hebdomadaires à l’hôpital pour en faire un centre d’échanges pour tous les pays de la région, a-t-il déclaré. 

Al-Rajhi a ajouté que les connaissances seront diffusées grâce aux visites du personnel médical, y compris les voyages des médecins et des optométristes de l’Hôpital spécialisé du roi Khaled vers les pays qui ont besoin de former le personnel local. 

L’IAPB cherche également à collaborer avec le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief) afin de créer un partenariat entre le bureau régional, le centre et l’hôpital afin de fournir des services de secours et de formation aux États membres si nécessaire, a déclaré Al-Rajhi. 

En 2006, l’Assemblée mondiale de la santé de l’OMS a accepté d’inclure la prévention de la cécité dans ses plans stratégiques et ses priorités pour les opérations futures, à l’initiative de la délégation saoudienne. La campagne a mis plus de dix-huit mois pour être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée.  

Le rôle clé du Royaume dans la promotion de la prévention de la cécité reflète son rayonnement, tant au niveau régional qu’international, a-t-il ajouté. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.