L'Olympia rouvre à plein volume avec le festival des Inrocks

L'Olympia Music Hall avant le spectacle de la chanteuse et artiste française Brigitte Fontaine le 6 septembre 2020 à Paris.(AFP)
L'Olympia Music Hall avant le spectacle de la chanteuse et artiste française Brigitte Fontaine le 6 septembre 2020 à Paris.(AFP)
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Publié le Mercredi 09 juin 2021

L'Olympia rouvre à plein volume avec le festival des Inrocks

  • La jauge sera de 65%, soit 1 200 personnes autorisées, assises avec masque, sans bar ni vestiaire
  • La dernière fois que L'Olympia avait rouvert ses portes au public pour un concert, c'était pour Vincent Delerm en octobre 2020 (dans la foulée d'une permière réouverture avec Brigitte Fontaine un mois plus tôt)

PARIS : Sept mois que L'Olympia n'avait pas accueilli de concert en public: la salle parisienne mythique remet le son en accueillant le festival des Inrocks, jeudi et vendredi, avec La Femme, Yelle ou encore Chilly Gonzales. 

Et le premier groupe dans l'ordre de passage sera... Catastrophe. Le nom de ce collectif déjanté est un beau pied de nez à une soirée qui a, au contraire, tout du rêve pour un secteur des musiques actuelles après plus d'un an de cauchemar.

"Cet évènement, c'est une grande satisfaction et elle est symbolique: le festival des Inrocks est le premier festival en intérieur à repartir en France alors qu'il fut, bien malgré lui, en mars 2020, le dernier en intérieur, le Covid-19 ayant éteint ensuite la lumière dans toutes les salles", commente pour l'AFP Ruddy Aboab, programmateur du festival.

Ce n'est pas encore le monde d'avant. La jauge sera de 65%, soit 1 200 personnes autorisées, assises avec masque, sans bar ni vestiaire. "On s'adapte en fonction de la réglementation, il faudra gérer le pass sanitaire sans oublier qu'on est toujours sous régime Vigipirate, ça fait beaucoup mais on le fait", décrit à l'AFP Christian Soulabaille, l'un des directeurs généraux de L'Olympia. 

"Rouvrir L'Olympia, ça nous émeut", confie à l'AFP Blandine Rinkel, cheffe de bande de Catastrophe. "Ça nous donne envie de nous dépasser; on a appris la possibilité de ce festival au dernier moment, c'est comme un karma qui se renverse puisque jusqu'ici on était toujours empêchés dans nos mouvements au dernier moment", poursuit-elle.

"Plus vivant" 

"Catastrophe, c'est le bouleversement en grec; le mot fait sens, il y a eu beaucoup de détresse pendant cette année et demie, avec son lot de précarité, de peine, de mort, on ne sait pas comment sera la suite mais on essaye d'ouvrir un ensuite plus vivant", développe l'artiste.

Ce groupe a été choisi pour lancer la fête avec son sens du show entre musique, chanson, danse, scénographie et lumières. "C'est un groupe merveilleux sur scène, fort, émouvant, romantique et lucide sur l'époque", dépeint Ruddy Aboab.

Catastrophe est couvé par le label Tricatel du producteur-dandy Bertrand Burgalat, "hyper heureux", comme il le dit à l'AFP, de voir ses protégés programmés en premier. "D'autant que le dernier festival des Inrocks en mars 2020 s'était fini avec Chassol", un autre de ses poulains, comme il le rappelle amusé.

La dernière fois que L'Olympia avait rouvert ses portes au public pour un concert, c'était pour Vincent Delerm en octobre 2020 (dans la foulée d'une permière réouverture avec Brigitte Fontaine un mois plus tôt). Depuis, en dépit des reconfinements, la célèbre salle aux lettres rouges sur la façade n'était pas restée inactive, recevant, entre autres, la cérémonie des Césars. Sans oublier des tournages, comme celui d'un clip de Grand Corps Malade au titre emblématique, ironique et revendicatif pour le secteur culturel, "Pas essentiel". 

"C'était important pour nous, pendant toute cette période, d'être un des porte-paroles d'un monde de la culture qui a souffert", souligne auprès de l'AFP Laurent de Cerner, autre directeur général de L'Olympia. "Avec le festival, on sent une vraie appétence du public, on est ravis, on sent que ça va repartir", se réjouit-il.

La programmation a le mérite de ne pas proposer que des artistes français, alors que les internationaux ont toujours du mal ou des réticences à se déplacer. Chilly Gonzales, showman né, est un Canadien qui réside en Allemagne (après avoir vécu un temps à Paris), tandis qu'Altin Gün est un groupe basé aux Pays-Bas qui revisite le rock psychédélique turc. Bonnie Banane, présentée comme une héritière de Catherine Ringer et Brigitte Fontaine, complète l'affiche. La Femme, le premier soir, devrait faire beaucoup de bruit avec son single "Foutre le bordel", hymne du lâcher prise cher aux habitués des concerts. 

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".