Retour des saisons de divertissement en Arabie saoudite au quatrième trimestre de 2021

Les festivals organisés dans le cadre de la Saudi Seasons s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à enrichir la vie des Saoudiens et des expatriés. (Fourni)
Les festivals organisés dans le cadre de la Saudi Seasons s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à enrichir la vie des Saoudiens et des expatriés. (Fourni)
Les festivals organisés dans le cadre de la Saudi Seasons s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à enrichir la vie des Saoudiens et des expatriés. (Fourni)
Les festivals organisés dans le cadre de la Saudi Seasons s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à enrichir la vie des Saoudiens et des expatriés. (Fourni)
Les festivals organisés dans le cadre de la Saudi Seasons s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à enrichir la vie des Saoudiens et des expatriés. (Fourni)
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Publié le Lundi 14 juin 2021

Retour des saisons de divertissement en Arabie saoudite au quatrième trimestre de 2021

  • Le programme débutera avec le retour du festival de Riyad et proposera des événements et des activités artistiques et culturelles
  • Le festival Saudi Seasons contribuera également à la diversification de l'économie du pays et à offrir des opportunités d'investissement attrayantes

DJEDDAH: En Arabie saoudite, le tourisme et les saisons de divertissement sont attendus au quatrième trimestre de 2021, avec des activités toujours plus passionnantes et des événements de plus grande envergure, comme l'a annoncé dimanche Visit Saudi, la plate-forme de l'Autorité du tourisme.

La plate-forme touristique saoudienne Visit Saudi a annoncé que les saisons de divertissement débuteront cette année avec le retour de la Riyadh Season («la Saison de Riyad»), et devraient séduire toutes les couches sociales grâce à une importante variété d'activités de divertissement, d’art et de culture.

C’est la première fois que le public est invité à participer à l'élaboration du programme de divertissement, en partageant ses opinions et ses suggestions sur le site www.2years.sa.

Une campagne promotionnelle a précédé cette annonce et a été initiée voici une semaine. Les rues de la ville de Riyad et les réseaux sociaux ont affiché le slogan suivant: «We will compensate you for the two past years» («Nous vous dédommagerons pour les deux années passées»).

«Cette campagne promotionnelle a été une véritable réussite dans la mesure où elle a suscité la curiosité et l'impatience des gens afin de découvrir de quoi il s’agissait», explique à Arab News Yara Khalil, originaire de Riyad. «Nous sommes tous impatients de retrouver le dynamisme que nous vivions avant la pandémie.»

Norah Salem, elle aussi originaire de Riyad, confie à Arab News que le teaser l'a attirée. «Le slogan était affiché dans tous les coins et dans toutes les rues. S'agissait-il vraiment de la nouvelle édition de la Riyadh Season? Impossible!»

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«Je me réjouis de voir que les choses reprennent leur cours normal, et j'ai hâte de jeter tous mes masques», ajoute-t-elle.

Les festivals organisés dans le cadre de la Saudi Seasons s'inscrivent dans la lignée de la Vision 2030 du Royaume, qui vise à enrichir la vie des Saoudiens et des expatriés, améliorer la qualité de vie, promouvoir les destinations touristiques et mettre en lumière les richesses culturelles, sportives et de divertissement du Royaume.

La Covid-19 continue toutefois de susciter des craintes pour la santé chez certains, qui craignent une nouvelle vague traumatisante.

Fahad Mohammed, de Riyad, explique à Arab News que «le retour des saisons de divertissement signifie que notre pays a réussi à surmonter cette crise et à la gérer correctement. Néanmoins, je ne suis pas certain de vouloir y participer. J'espère que nous maintiendrons les résultats actuels et que la reprise des rassemblements et des activités sociales ne déclenchera pas une nouvelle flambée du coronavirus en Arabie saoudite.»

En bref

  • La plate-forme touristique saoudienne Visit Saudi a annoncé que les saisons de divertissement devraient séduire toutes les couches sociales grâce à une importante variété d'activités de divertissement, d’art et de culture.

 

  • Le public est invité à participer à l'élaboration du programme de divertissement en partageant ses opinions et ses suggestions sur le site www.2years.sa.

 

  • Une campagne publicitaire a précédé cette annonce et a été initiée voici une semaine dans les rues de la ville de Riyad et sur les réseaux sociaux.

Cette annonce encourage en outre d’autres personnes à se faire vacciner. Osama Adel raconte à Arab News avoir pris rendez-vous pour se faire vacciner uniquement dans le but de participer à la Riyadh Season.

«Quand je pense au festival de Riyad cette année, je me sens optimiste et enthousiaste, car j'ai énormément apprécié la saison précédente», explique-t-il. «Cette année, le festival sera encore plus passionnant après tout ce que nous avons vécu au cours de cette année éprouvante.»

Le festival Saudi Seasons contribuera également à la diversification de l'économie du pays et à offrir des opportunités d'investissement attrayantes. Ces dernières stimuleront la croissance dans de multiples domaines et permettront au secteur privé de jouer son rôle dans la mise en œuvre des festivités et des événements; ce qui créera à son tour des opportunités d'emplois saisonniers et permanents.

En 2019, Saudi Seasons a aidé à la croissance sociale et économique dans tout le pays en proposant un calendrier diversifié d'événements et d'activités comportant plus de 390 événements phares.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.