Canicule: les incendies font rage dans l'Ouest du Canada et en Californie

Les flammes entourent un lac Shasta frappé par la sécheresse lors du « feu de sel » à Lakehead, en Californie, le 2 juillet 2021, à la suite d'une vague de chaleur et de plusieurs éclairs. (Josh Edelson / AFP)
Les flammes entourent un lac Shasta frappé par la sécheresse lors du « feu de sel » à Lakehead, en Californie, le 2 juillet 2021, à la suite d'une vague de chaleur et de plusieurs éclairs. (Josh Edelson / AFP)
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Publié le Vendredi 02 juillet 2021

Canicule: les incendies font rage dans l'Ouest du Canada et en Californie

Les flammes entourent un lac Shasta frappé par la sécheresse lors du « feu de sel » à Lakehead, en Californie, le 2 juillet 2021, à la suite d'une vague de chaleur et de plusieurs éclairs. (Josh Edelson / AFP)
  • Le village de Lytton, à quelque 250 km au nord-est de Vancouver, désormais célèbre pour avoir enregistré cette semaine un record national de chaleur à 49,6° Celsius, a été presque entièrement détruit
  • Dans le nord de la Californie, les autorités ont appelé à l'évacuation de vastes étendues d'un comté où un important incendie a brûlé quelque 20.000 hectares

VANCOUVER, Canada : Des dizaines d'incendies faisaient rage dans l'Ouest du Canada et en Californie vendredi, sans espoir d'amélioration de la situation en raison d'une vague de chaleur inédite qui a fait des centaines de morts.

Un millier de personnes ont été évacuées jeudi en Colombie-Britannique, dans l'Ouest du Canada, où un incendie de forêt a brûlé près de 90% du village de Lytton.

Les experts estiment que cette vague de chaleur, qui a déclenché des alertes à la canicule dans des zones où habitent des millions de personnes et a fait près de 500 morts au Canada et au moins 16 aux États-Unis, a été provoquée par le réchauffement climatique.

Le village de Lytton, à quelque 250 km au nord-est de Vancouver, désormais célèbre pour avoir enregistré cette semaine un record national de chaleur à 49,6° Celsius, a été presque entièrement détruit. Les 250 habitants avaient été évacués mercredi soir en raison d'un feu qui s'est propagé très rapidement.

L'ordre d'évacuation avait ensuite été étendu, dans la nuit de mercredi à jeudi, aux résidents d'une centaine de propriétés au nord de Lytton.

"90% du village est brûlé, y compris le centre-ville", a déclaré jeudi en début Brad Vis, député de la circonscription, sur Facebook.

La Colombie-Britannique a enregistré 62 nouveaux incendies au cours des 24 dernières heures, avait indiqué le Premier ministre de la province, John Horgan, lors d'un point presse jeudi.

"Je ne peux qu'insister sur le fait que le risque d'incendie est actuellement extrême dans presque toutes les régions de la Colombie-Britannique et j'exhorte les Britanno-Colombiens à écouter attentivement les autorités et à suivre les directives", a-t-il souligné.

John Horgan a précisé avoir demandé des renforts auprès du gouvernement fédéral de Justin Trudeau.

"Les dernières 24 heures ont été dévastatrices pour les résidents de Lytton. Nos @ForcesCanada (Forces armées canadiennes, ndlr) sont prêtes à aider les résidents", a confirmé le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, sur Twitter.

Les autorités provinciales n'ont pour le moment pas annoncé de blessés ni de décès liés à ces incendies, qui étaient notamment recensés au nord de la ville de Kamloops, située à 350 km au nord-est de Vancouver.

Durée inquiétante

Jeudi en fin d'après-midi, les services d'incendie de Colombie-Britannique ont précisé qu'ils s'attendaient à "une autre journée très difficile avec des incendies de forêt", en raison des "conditions chaudes et sèches sans précédent rencontrées au cours des derniers jours".

"La durée de cette canicule est inquiétante, car il y a peu de répit de la chaleur la nuit en raison des températures nocturnes élevées", avait de son côté indiqué Environnement Canada, dans un bulletin publié tôt jeudi matin, pour la région de Prince George, en Colombie-Britannique.

Jeudi, la vague de chaleur continuait de se déplacer vers l'est, dans les prairies du centre du Canada. Outre la Colombie-Britannique, des avertissements de canicule ont été lancés pour les provinces de l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, ainsi qu'une partie des territoires du Nord-Ouest, et désormais au nord de l'Ontario.

Les États américains de Washington et de l'Oregon, de l'autre côté de la frontière, ont également étouffé cette semaine sous des températures record.

Dans le nord de la Californie, les autorités ont appelé à l'évacuation de vastes étendues d'un comté où un important incendie a brûlé quelque 20.000 hectares, et n'était contrôlé qu'à 20% vendredi, selon les autorités locales.

Le feu fait rage depuis une semaine, après avoir été déclenché par un éclair, a déclaré un service d'alerte incendie du gouvernement.

Des images de la région montraient des collines et des forêts en feu et le ciel rempli de fumée, alors que les pompiers tentaient d'éteindre les flammes. Une douzaine d'incendies différents ont été signalés à travers la Californie, qui a été touchée par certains des pires incendies de forêt de son histoire l'année dernière.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.