Virus: record de contaminations en Russie, le variant Delta inquiète

Des volontaires de la Croix-Rouge russe discutent avec les habitants du centre de Moscou le 3 juillet 2021 alors que la Russie a signalé 697 décès de Covid-19 au cours des dernières 24 heures (Photo, AFP)
Des volontaires de la Croix-Rouge russe discutent avec les habitants du centre de Moscou le 3 juillet 2021 alors que la Russie a signalé 697 décès de Covid-19 au cours des dernières 24 heures (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 04 juillet 2021

Virus: record de contaminations en Russie, le variant Delta inquiète

Des volontaires de la Croix-Rouge russe discutent avec les habitants du centre de Moscou le 3 juillet 2021 alors que la Russie a signalé 697 décès de Covid-19 au cours des dernières 24 heures (Photo, AFP)
  • La Russie a enregistré de nouveaux records: elle a recensé dimanche son nombre de contaminations à la Covid-19 le plus élevé depuis janvier
  • La pandémie a accéléré cette semaine dans toutes les régions du monde, sauf en Amérique latine. En Asie, des restrictions strictes ont été imposées en Indonésie, où les hôpitaux sont au bord de la rupture, et au Bangladesh

MOSCOU: La Russie a enregistré de nouveaux records: elle a recensé dimanche son nombre de contaminations à la Covid-19 le plus élevé depuis janvier, alors que les inquiétudes montent dans le monde face au variant Delta, qui pourrait entraîner une nouvelle vague de la pandémie. 

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Nombre de cas et décès liés au Covid-19 officiellement recensés en Russie, au 4 juillet (Graphique, AFP)

La pandémie a accéléré cette semaine dans toutes les régions du monde, sauf en Amérique latine. En Asie, des restrictions strictes ont été imposées en Indonésie, où les hôpitaux sont au bord de la rupture, et au Bangladesh. 

La Covid-19 a fait au moins 3,974 millions de morts depuis son apparition fin 2019, selon un bilan établi dimanche par l'AFP à 10H00 GMT.  

La Russie, qui continue d'être frappée de plein fouet par une nouvelle vague de Covid-19 portée par le variant Delta, a annoncé dimanche avoir recensé 25.142 nouvelles contaminations à la Covid-19 lors des dernières 24 heures, un record depuis le 2 janvier.  

Le pays avait déjà enregistré cette semaine des records de morts dus au coronavirus pendant cinq jours d'affilée, avec 697 décès annoncés samedi. Le bilan pour les dernières 24 heures s'établissait dimanche à 663 morts. 

Le Kazakhstan voisin a annoncé dimanche un bilan de 3 003 nouveaux cas en 24 heures, un record pour ce pays d'Asie centrale. 

Face à la progression du variant Delta, le débat enfle en Europe sur la vaccination des soignants. En Italie, trois cents d'entre eux ont saisi la justice en vue d'obtenir la levée de l'obligation faite au personnel médical et sanitaire de se vacciner contre la Covid-19, selon la presse. 

En France, à l'inverse, une centaine de médecins ont demandé au gouvernement de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants des hôpitaux et des maisons de retraite « avant le début du mois de septembre » afin d'« éviter une quatrième vague ». 

Face à une campagne vaccinale anti-Covid s'essouffle dans le pays, le « Monsieur Vaccin » du gouvernement français, Alain Fischer, a averti que ceux qui attendent « commettent une erreur ». Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a, lui, mis en garde dimanche contre la « fracture vaccinale » qui pourrait provoquer « du ressentiment entre les Français » vaccinés et les autres. 

« Pression énorme » au Bangladesh  

En Asie, l'Indonésie a imposé samedi un confinement partiel dans la capitale Jakarta, sur l'île principale de Java et à Bali, face à une vague sans précédent d'infections à la Covid-19. Les mosquées, les restaurants et les centres commerciaux ont été fermés. 

Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les rues pour faire respecter les nouvelles mesures en vigueur jusqu'au 20 juillet, et des centaines de postes de contrôle ont été mis en place. 

Le pays a enregistré un nouveau record samedi de cas quotidiens, à 27 913, et son système de santé est au bord de l'asphyxie.  

Des tentes sont installées sur des parkings pour prendre en charge les patients, les couloirs des hôpitaux débordent de malades allongés sur des brancards, et certains sont refusés. 

Au Bangladesh, qui a imposé depuis jeudi un confinement face à une hausse « inquiétante et dangereuse » du nombre de cas, les hôpitaux et familles des victimes n'arrivent plus non plus à faire face au rythme de contaminations dans la ville de Khulna (sud-ouest), devenue l'épicentre de la nouvelle vague de contagions à la Covid-19. 

« Nous faisons face à une pression énorme au niveau des admissions », a reconnu Niaz Muhammad, médecin en chef du gouvernement pour la région de Khulna. 

Des témoignages décrivent la mort de proches qui n'ont pas pu recevoir d'oxygène. 

Dans cette ville proche de l'Etat indien du Bengale Occidental, les cimetières sont incapables de gérer l'afflux soudain de décès dans les villes voisines, telles que Satkhira. 

Manifestations au Brésil 

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé après les Etats-Unis avec plus de 520 000 morts, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi contre le président Jair Bolsonaro, qui fait l'objet d'une enquête préliminaire, soupçonné d'avoir omis de signaler une tentative de corruption dans l'achat de vaccins. 

« Bolsonaro génocidaire », « Ce n'est pas du négationnisme, c'est de la corruption » ou « Oui aux vaccins », pouvait-on lire sur des pancartes brandies dans une  manifestation à Sao Paulo. 

Aux États-Unis, pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas (605 493 décès pour 33 713 912 cas recensés), Joe Biden savoure dimanche la fête nationale américaine, malgré les inquiétudes liées au très contagieux variant Delta. 

Le président américain a convié un millier de soignants, employés exposés, militaires et leurs familles, à célébrer avec lui à la Maison Blanche la fête de l'Indépendance du 4 juillet, alors que les Etats-Unis sont devenus un modèle de rétablissement sanitaire et de rebond économique, même si l'objectif d'une première dose administrée à 70% de la population adulte n'a pas été atteint. 

Le petit Etat américain du Vermont, frontalier du Canada, détient le taux de vaccination contre le Covid-19 le plus élevé des Etats-Unis, avec désormais 82% des plus de 12 ans au moins partiellement vaccinés, loin devant la moyenne nationale de 64%. 

 


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.