Le coronavirus «n'est pas encore vaincu», record de contaminations en Russie

Le président américain Joe Biden prend la parole lors d'un barbecue organisé pour célébrer la fête de l'indépendance sur la pelouse sud de la Maison Blanche le 4 juillet 2021. (Photo, AFP)
Le président américain Joe Biden prend la parole lors d'un barbecue organisé pour célébrer la fête de l'indépendance sur la pelouse sud de la Maison Blanche le 4 juillet 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 05 juillet 2021

Le coronavirus «n'est pas encore vaincu», record de contaminations en Russie

  • La Covid-19 a fait au moins 3,974 millions de morts depuis son apparition fin 2019, selon un bilan établi dimanche
  • Le président américain a appelé ses compatriotes à se faire vacciner, «l'action la plus patriotique qui soit»

La Covid-19 "n'est pas encore vaincu", a averti dimanche le président américain Joe Biden, alors que les inquiétudes continuent de monter face au variant Delta, qui frappe de plein fouet plusieurs pays dont la Russie et pourrait entraîner une nouvelle vague de la pandémie.

L'épidémie a accéléré cette semaine dans toutes les régions du monde, sauf en Amérique latine. En Asie, certains pays ont reconfiné toute ou partie de leur population.

La Covid-19 a fait au moins 3,974 millions de morts depuis son apparition fin 2019, selon un bilan établi dimanche.

Dans ce contexte, le président américain a appelé ses compatriotes à se faire vacciner, "l'action la plus patriotique qui soit", dans un discours prononcé à l'occasion de la fête nationale à la Maison Blanche, alors que le nombre de nouveaux cas de la Covid-19 ne baisse plus aux États-Unis depuis la mi-juin et que le faible taux de vaccination dans certaines régions inquiètent les experts.

Concernant la gestion internationale de la pandémie, la prix Nobel d'économie Esther Duflo a estimé dimanche que les pays riches avaient commis plusieurs "erreurs", ce qui inquiète au moment où la coopération est nécessaire face à l'urgence climatique.

Selon elle, les pays occidentaux ont laissé passer plusieurs "occasions d'agir" pour sortir la planète de la pandémie, notamment en ne permettant pas aux pays plus pauvres de vacciner massivement leur population.

À ce propos, le président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé un ultimatum au programme Covax visant à garantir un accès équitable aux vaccins anti-Covid 19, assurant que son pays a payé ces vaccins mais ne les a toujours pas reçus.

"Le système Covax a échoué. Nous avons rempli notre part (...) ou on nous envoie les vaccins ou on nous rend l'argent", a déclaré dimanche M. Maduro à la télévision nationale, précisant que son pays avait payé 120 millions de dollars au système de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sans rien recevoir.

Selon des précédentes déclarations du président Maduro, les États-Unis ont bloqué 10 millions de dollars, dernier paiement de son pays pour bénéficier de Covax, en raison des sanctions notamment américaines prises contre le Venezuela pour l'évincer du pouvoir. 

Nouveau record russe

La Russie, qui continue d'être frappée de plein fouet par une nouvelle vague de la Covid-19 portée par le variant Delta, a annoncé dimanche avoir recensé 25 142 nouvelles contaminations lors des dernières 24 heures, un record depuis le 2 janvier.

Le pays avait déjà enregistré cette semaine des records de morts de la Covid pendant cinq jours d'affilée, avec 697 décès annoncés samedi. Le bilan pour les dernières 24 heures s'établissait dimanche à 663 morts.

Le Kazakhstan voisin a annoncé un bilan de 3 003 nouveaux cas en 24 heures, un record pour ce pays d'Asie centrale.

Face à la progression du variant Delta, le débat enfle en Europe sur la vaccination des soignants. En Italie, trois cents d'entre eux ont saisi la justice en vue d'obtenir la levée de l'obligation qui leur est faite de se vacciner contre la Covid-19, selon la presse.

En France, à l'inverse, une centaine de médecins ont demandé au gouvernement de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants des hôpitaux et des maisons de retraite avant début septembre afin d'"éviter une quatrième vague".

Au Luxembourg, le Premier ministre Xavier Bettel, 48 ans, a été placé dimanche sous observation à l’hôpital pour 24 heures "par précaution" afin d'effectuer des analyses complémentaires, une semaine après avoir été testé positif à la Covid-19, selon un communiqué du gouvernement.

En Grande-Bretagne, le Premier ministre Boris Johnson doit dévoiler lundi ses projets pour lever l'essentiel des dernières restrictions sanitaires à partir du 19 juillet. Initialement prévue le 21 juin, cette échéance avait été repoussée d'un mois en raison de la flambée du variant Delta.

La reine Elizabeth II a décerné au service public de santé britannique, le NHS, mis à rude épreuve par la pandémie de Covid-19 et qui fête lundi ses 73 ans, la Croix de George, plus haute distinction civile du Royaume-Uni.

«Pression énorme» au Bangladesh

En Asie, l'Indonésie a imposé samedi pour deux semaines un confinement partiel dans la capitale Jakarta, sur l'île principale de Java, et à Bali, face à une vague sans précédent d'infections à la Covid-19. Les mosquées, les restaurants et les centres commerciaux ont été fermés, et le système de santé est au bord de l'asphyxie. 

Au Bangladesh, confiné depuis jeudi, les hôpitaux et familles des victimes n'arrivent plus non plus à faire face au rythme de contaminations dans la ville de Khulna (sud-ouest), devenue l'épicentre de la nouvelle vague de contagions à la Covid-19.

Manifestations au Brésil

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde avec plus de 520 000 morts, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi contre le président Jair Bolsonaro, qui fait l'objet d'une enquête préliminaire, soupçonné d'avoir omis de signaler une tentative de corruption dans l'achat de vaccins.

"Bolsonaro génocidaire", "Ce n'est pas du négationnisme, c'est de la corruption" ou "Oui aux vaccins", pouvait-on lire sur des pancartes brandies dans une  manifestation à Sao Paulo.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.