Cinema: "Ibrahim" de Samir Guesmi rafle quatre récompenses à Angoulême

Le festival a attiré 23.000 spectateurs sur les 28.000 places disponibles, une jauge sciemment allégée par rapport au cru 2019 (47.000) (Photo, AFP).
Le festival a attiré 23.000 spectateurs sur les 28.000 places disponibles, une jauge sciemment allégée par rapport au cru 2019 (47.000) (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 03 septembre 2020

Cinema: "Ibrahim" de Samir Guesmi rafle quatre récompenses à Angoulême

  • "Ibrahim" narre l'histoire d'un jeune homme qui se cherche entre un père sérieux et réservé et un copain de lycée spécialiste des coups fourrés
  • "Petit Pays" remporte le Valois de la meilleure actrice pour Isabelle Kabano tandis qu'"Un triomphe" labellisé "Cannes 2020", s'est vu attribuer les prix du meilleur acteur pour Sofian Khammes et Pierre Lottin

ANGOULEME: "Ibrahim" du Français Samir Guesmi a raflé quatre récompenses, dont celles du meilleur film et de la mise en scène, mercredi à la clôture du festival du film francophone d'Angoulême (FFA), premier festival cinématographique français d'importance à se tenir depuis l'annulation de Cannes au printemps.

Labellisé "Cannes 2020" pour avoir fait partie de la sélection officielle de la Croisette, "Ibrahim" narre l'histoire d'un jeune homme qui se cherche entre un père sérieux et réservé et un copain de lycée spécialiste des coups fourrés. Après une bêtise qui tourne mal et porte préjudice à son père, Ibrahim tente de se racheter.

Petit Pays

Parmi les dix long-métrages français, belges et marocains en compétition pour un "Valois" ont également été distingués "Petit pays" d'Eric Barbier, d'après le roman à succès de Gaël Faye sur la perte de l'innocence de l'enfance sur fond de guerre civile au Burundi, et "Un triomphe" d'Emmanuel Courcol, avec Kad Merad en acteur qui anime un atelier théâtre en prison.

"Petit Pays" remporte le Valois de la meilleure actrice pour Isabelle Kabano tandis qu'"Un triomphe" labellisé "Cannes 2020", s'est vu attribuer les prix du meilleur acteur pour Sofian Khammes et Pierre Lottin ainsi que le prix du public.

Une soixantaine de films ont été projetés pendant ce festival qui donne souvent la tendance cinéma de la rentrée et a par le passé récompensé, ou lancé, de futurs succès populaires, comme "Intouchables" (2011) ou "Guillaume et les garçons, à table !" (2013).

Cette 13e édition du FFA, coprésidée par Benoît Délépine et Gustave Kervern, s'est tenue dans un cadre sanitaire strict avec pré-réservation obligatoire, masque dans les salles et siège vacant entre spectateurs, sans file d'attente, ni bains de foule.

Le festival a attiré 23.000 spectateurs sur les 28.000 places disponibles, une jauge sciemment allégée par rapport au cru 2019 (47.000). Pour les organisateurs, l'objectif a été atteint, avec un public au rendez-vous, "content de revenir en salles", a estimé Julien Cournil, coordinateur général. "On est fiers du résultat car on partait d'une situation complexe".

Palmarès 2020:

  • Valois de diamant: "Ibrahim" de Samir Guesmi
  • Valois de la mise en scène: Samir Guesmi pour "Ibrahim"
  • Valois du scénario: Samir Guesmi pour "Ibrahim"
  • Valois de l'actrice: Isabelle Kabano dans "Petit Pays" d'Éric Barbier
  • Valois de l'acteur: Sofian Khammes et Pierre Lottin (ex aequo) dans "Un triomphe" d'Emmanuel Courcol
  • Valois du public: "Un triomphe"
  • Valois Magelis (jury des étudiants francophones): "Slalom" de Charlène Favier
  • Valois de la musique: Raphaël Eligoulachvili pour "Ibrahim"
  • Valois du meilleur court métrage d'animation: "Machini" de Tétshim et Frank Mukunday et "Le Mal du siècle" de Catherine Lepage (ex aequo)

Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".