Virus: les dirigeants de l'APEC promettent de coopérer sur la vaccination

Dans une déclaration commune, les dirigeants de l'Apec ont indiqué qu'ils «redoubleraient d'efforts pour développer la fabrication de vaccins et leur approvisionnement». (Photo, AFP)
Dans une déclaration commune, les dirigeants de l'Apec ont indiqué qu'ils «redoubleraient d'efforts pour développer la fabrication de vaccins et leur approvisionnement». (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 17 juillet 2021

Virus: les dirigeants de l'APEC promettent de coopérer sur la vaccination

  • La réunion n'a donné lieu qu'à peu d'engagements précis, bien que le président chinois ait promis une aide de 3 milliards de dollars pour aider les pays en développement face au coronavirus
  • Les Etats-Unis ont également souligné qu'ils faisaient don de plus de 500 millions de vaccins «sûrs et efficaces» dans le monde

WELLINGTON : Les dirigeants de la région Asie-Pacifique ont promis vendredi de redoubler d'efforts pour la production et la distribution de vaccins contre le Covid-19, lors d'une réunion extraordinaire pour élaborer un plan d'action face à la pandémie.

Ces discussions inédites ont réuni les chefs d'Etat des 21 pays du Forum de Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), dont le président américain Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'Apec, les dirigeants se sont réunis pour une réunion extraordinaire exclusivement consacrée au Covid-19 et à la manière dont notre région peut sortir de la pire crise sanitaire et économique dont on puisse se souvenir", s'est félicitée la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, qui a organisé en urgence cette rencontre virtuelle.

"Pour les dirigeants, il s'agit avant tout d'assurer un accès généralisé aux vaccins dans le monde entier et de travailler en collaboration pour les fournir à tous dès que possible", a-t-elle ajouté, décrivant ces discussions comme "riches" et comme une base solide pour le sommet annuel des dirigeants de l'Apec en novembre.

Certains pays de la région sont durement touchés par la résurgence de la pandémie, avec des poussées incontrôlées du variant Delta, plus contagieux, en Indonésie, en Thaïlande ou en Russie, tandis que l'Australie peine à contenir une nouvelle flambée du Covid-19, avec des confinements à Melbourne et Sydney.

La réunion n'a donné lieu qu'à peu d'engagements précis, bien que le président chinois ait promis une aide de 3 milliards de dollars pour aider les pays en développement face au coronavirus. 

Il a indiqué que la Chine avait déjà fourni aux pays en développement plus de 500 millions de doses de vaccins, et les Etats-Unis ont également souligné qu'ils faisaient don de plus de 500 millions de vaccins "sûrs et efficaces" dans le monde.

M. Biden "a expliqué que les Etats-Unis faisaient don de (leurs) vaccins et ne les vendaient pas, et souligné l'importance de ne pas poser de conditions politiques ou économiques", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

«Passeport vaccinal»

Dans une déclaration commune, les dirigeants de l'Apec ont indiqué qu'ils "redoubleraient d'efforts pour développer la fabrication de vaccins et leur approvisionnement". 

Mme Ardern a ajouté qu'il y avait également une volonté de réduire les droits de douane sur les vaccins et les équipements médicaux. Les discussions "nous ont permis de dépasser le nationalisme en matière de vaccins", s'est-elle réjouie. 

La dirigeante néo-zélandaise a indiqué aussi que les pays membres de l'Apec, qui produisent 60% du PIB mondial, allaient travailler sur la question des documents numériques permettant de rationaliser l'organisation des voyages internationaux et du commerce.

"Nous faisons pression pour que des solutions pratiques et collaboratives soient trouvées pour permettre de se reconnecter avec le monde en toute sécurité, en continuant à explorer des options telles que les passeports vaccinaux" ou "les bulles de voyage sans quarantaine", a-t-elle affirmé.

Le président russe Vladimir Poutine, qui a également participé à la réunion, a souligné que la vaccination était une priorité absolue. 

"Nous sommes prêts à coopérer étroitement avec les partenaires de l'Apec dans des domaines aussi urgents que l'organisation de la vaccination de masse de la population", a-t-il dit.

Alors que Washington accuse Pékin de manque de transparence sur les origines de la pandémie, et que les deux pays connaissent des différends commerciaux et sur la question du traitement de la minorité ouïghoure en Chine, Mme Ardern a affirmé qu'il n'y avait pas eu de signes de tensions entre les présidents chinois et américain.

Tous les dirigeants étaient "totalement concentrés sur les problèmes auxquels nous devons faire face en tant que région", a-t-elle assuré.

Le communiqué de la Maison Blanche a cependant précisé que M. Biden avait "réitéré son engagement en faveur d'une (région) indo-Pacifique libre et ouverte", une attaque claire contre la Chine.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.