Les employées saoudiennes des appels d’urgence sont qualifiées dans plusieurs langues

Les femmes saoudiennes qui travaillent au Centre d'opérations de sécurité unifiée (911) se disent fières d'aider des personnes de différentes nationalités. (Archives/SPA)
Les femmes saoudiennes qui travaillent au Centre d'opérations de sécurité unifiée (911) se disent fières d'aider des personnes de différentes nationalités. (Archives/SPA)
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Publié le Jeudi 22 juillet 2021

Les employées saoudiennes des appels d’urgence sont qualifiées dans plusieurs langues

  • Les femmes du Centre d'opérations de sécurité unifiée racontent leur fierté d’occuper des postes autrefois réservés aux hommes
  • Les centres 911, qui sont directement liés au ministère de l'Information, ont reçu plus de 1348690 appels entre le 11 juin et le 10 juillet

LA MECQUE: Les femmes saoudiennes qui travaillent au Centre d'opérations de sécurité unifiée (911) se disent fières d'aider des personnes de différentes nationalités en occupant des postes qui étaient autrefois réservés aux hommes.

Le ministère de l'Intérieur emploie des centaines d'hommes et de femmes dans ses deux centres 911 à Riyad et à La Mecque. Ils opèrent dans le cadre du Centre national des opérations de sécurité (NCSO), qui fournit au ministère et aux organisations apparentées un éventail de services de sécurité, notamment des informations, des statistiques et des rapports.

Certaines des femmes travaillant au centre 911 de La Mecque ont parlé à Arab News de leur travail et du sentiment de fierté qu'elles ressentent de se trouver dans la position privilégiée de pouvoir aider les autres.

«Je suis titulaire d'une licence en langue anglaise, ce qui me permet de fournir l'assistance nécessaire aux nombreuses personnes anglophones vivant dans la région qui nous contactent», a affirmé l'opératrice Rana Tayeb à Arab News.

Sa collègue Ghadeer al-Sahafi a également été formée pour aider les étrangers qui appellent, notamment les germanophones.

«Je transmets généralement aux autorités compétentes les rapports que le centre reçoit des personnes qui appellent», a-t-elle précisé. «Nous avons reçu des formations intensives pour répondre à tous les appels que nous recevons quotidiennement de différents segments de la société.»

La francophone Ohoud al-Sulaimani, qui est également opératrice, s'est dite fière de son travail au centre. En sus des appels quotidiens normaux, cela lui permet également d'aider les pèlerins pendant le Hajj, a-t-elle ajouté.

Le porte-parole du NCSO, le lieutenant-colonel Ahmed ben Hamdan Sharaf, a affirmé à Arab News que de nombreuses employées effectuaient désormais les mêmes tâches que leurs collègues masculins.

«Les femmes reçoivent des appels d'urgence de citoyens et de résidents des deux régions, où elles apportent aide et assistance dans tous les services requis», a-t-il affirmé. «Les centres, qui fonctionnent 24 heures sur 24, ont rassemblé près de 105 centres d'opérations gouvernementaux différents en une seule unité.»

Certaines des employées sont hautement qualifiées et travaillent comme techniciennes, professionnelles dans l'assurance qualité et expertes en intelligence d'affaires qui collectent et analysent des données, a-t-il affirmé.

«Certaines d'entre elles sont des employées des ressources humaines; elles effectuent des tâches administratives et des services bureaucratiques, alors que d’autres contrôlent les caméras de surveillance de la sécurité des rues», a ajouté Sharaf. «Elles sont présentes, en fait, dans tous les services des centres.»

«Comme leurs collègues masculins, elles reçoivent régulièrement des formations qui visent à améliorer et à mettre à jour leurs compétences en communication.»

Les femmes reçoivent également une formation professionnelle pour les aider à s’entretenir le plus efficacement possible avec les personnes qui appellent, en particulier les femmes et les enfants, a-t-il expliqué.

«Nous croyons fermement que les membres du personnel des deux sexes devraient toujours être prêts à traiter tous les appels d'une manière professionnelle qui apporte un plus à leur qualification universitaire et à leurs préparatifs militaires», a-t-il précisé. «La plupart des membres de notre équipe sont titulaires d’un baccalauréat et d’une maîtrise.»

Sharaf a ajouté que les opératrices étaient hautement qualifiées pour recevoir des appels et les traiter de manière professionnelle en diverses langues, dont l'anglais, le français, l'allemand, l'ourdou et l'indonésien.

Il a affirmé que les centres 911, qui sont directement liés au ministère de l'Information, ont reçu plus de 1 348 690 appels entre le 11 juin et le 10 juillet, la plupart provenant de personnes à la recherche d'aide ou d'informations.

«En sus des services humanitaires, les centres reçoivent également des appels de citoyens, de résidents et de touristes qui signalent des accidents de la circulation et cherchent des informations et des conseils sur la sécurité», a-t-il conclu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Au Koweït, le malaise au sein de la communauté iranienne face à la guerre

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères. (AFP)
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  • Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale
  • Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé

KOWEIT: Dans l'émirat du Koweït, particulièrement visé par les frappes de Téhéran, un réputé restaurant persan a préféré enlever de son nom toute référence à l'Iran, reflet du malaise ressenti par l'importante communauté iranienne.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la République islamique a pris pour cible dans le Golfe des installations pétrolières, infrastructures civiles et bases militaires américaines.

Après une accalmie en août, le Koweït a de nouveau été frappé ces derniers jours, avec notamment une attaque ayant provoqué un incendie dans un complexe résidentiel de la capitale.

Avant même ce nouveau regain d'hostilités, la direction du restaurant "Abshar El Kuwait" a décidé de retirer le mot Iran de son nom en raison de la sensibilité" de la situation, explique à l'AFP un employé.

L'activité, toutefois, "n'a pas été affectée par la guerre", souligne-t-il, alors que des Koweïtiens et des étrangers font la queue devant l'établissement.

"Tristes" 

Même si d'autres Iraniens disent ne pas avoir subi de préjudice, ils ne cachent pas leur angoisse, Hussein faisant état d'une "période extrêmement difficile".

"Nous sommes tristes", témoigne ce commerçant de 35 ans qui préfère utiliser un pseudonyme pour protéger son identité. Lui qui a vécu 18 ans au Koweït dit en effet considérer cet Etat comme son "deuxième pays".

Quelque 52.000 Iraniens vivent dans l'émirat de près de cinq millions d'habitants, la plupart travaillant dans le secteur de la pêche, sur des marchés ou dans des boulangeries. D'autres sont des commerçants prospères, vendant notamment des tissus et des tapis.

Hussein, qui dirige une importante entreprise de textile, s'affaire dans le marché historique de Moubarakiyah, au cœur de la capitale, où les Iraniens représentent environ 40% de la main-d'œuvre.

"Nous vivons ici depuis de nombreuses années et nous ne voulons pas de problèmes entre les deux pays", insiste-t-il.

Il explique qu'il ne peut plus retourner en Iran, où vit sa fille, alors que le trafic aérien a été fortement perturbé entre les deux pays après le 28 février, début des frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Les échanges commerciaux entre le Koweït et l'Iran sont importants, atteignant environ 300 millions de dollars en 2024, selon un responsable de la chambre de commerce irano-koweïtienne cité par des médias locaux.

Les exportations iraniennes vers le Koweït comprenaient principalement des produits alimentaires et agricoles, des tapis et des matériaux de construction.

Malgré la guerre, "nos relations avec les clients koweïtiens sont toujours bonnes", assure Hussein. Deux autres commerçants ont tenu le même discours à l'AFP. Mais la tension est palpable.

"Sentiment général d'inquiétude" 

Les autorités koweïtiennes ont accentué la répression vis-à-vis des personnes soupçonnées d'appartenir à des cellules liées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Elles ont aussi fermé la seule école iranienne du pays le mois dernier, a indiqué à l'AFP une source au ministère de l'Education, sans fournir d'explication.

"Nous voulons simplement vivre et gagner notre vie", souligne Ali, un Iranien d'une trentaine d'années qui a aussi choisi un pseudonyme et qui comme les autres Iraniens interrogés par l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaires sur la politique de son pays.

"Nous n'avons subi aucun préjudice et nous n'avons pas été harcelés, mais il y a un sentiment général d'inquiétude. C'est naturel en temps de guerre", dit-il sur le marché de l'or de la ville, où il regarde un écran affichant l'évolution des cours à travers le monde.

"Nous avons le sentiment d'être pris entre deux feux", résume le jeune homme.

A Moubarakiyah, des commerçants iraniens vendent des pâtisseries, notamment à base de tahiné, attirant un flot régulier de clients.

"Les Iraniens sont partout ici", note une Koweïtienne d'une cinquantaine d'années, préférant elle aussi taire son nom.

"Ils font partie de l'histoire du Koweït, et il est impossible d'imaginer se passer d'eux".


Le CICR remet au Liban un homme libéré par Israël 

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours". (AFP)
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  • Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP
  • Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024

BEYROUTH: Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a remis jeudi aux autorités libanaises un homme qui était détenu en Israël, a indiqué une source de l'armée libanaise à l'AFP, une source du CICR à Jérusalem confirmant que l'opération était "en cours".

Lors de ses dernières négociations avec Israël, le Liban a demandé la libération d'un premier groupe de Libanais capturés par Israël depuis la guerre précédente avec le Hezbollah pro-iranien en 2024. Un comité de proches de Libanais enlevés par Israël estime leur nombre à plus d'une trentaine.

 

 


Deux Palestiniens tués par l'armée israélienne en Cisjordanie

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé
  • Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès

RAMALLAH: Des soldats israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens en Cisjordanie occupée dans la nuit de mercredi à jeudi, a rapporté le ministère palestinien de la Santé, l'armée israélienne disant avoir ouvert le feu lors d'une "émeute".

L'incident ayant conduit à la mort des deux Palestiniens a débuté par le vol de moutons par des colons israéliens, selon un habitant, ce que conteste l'armée israélienne.

Omar Mohammed Naji al-Nassan, 19 ans, et Khalil Rassem Khalil Shahada, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens dans le village d'al-Mughayyir, au nord-est de Ramallah, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, ils ont été grièvement blessés par des tirs à balles réelles lors de heurts, le premier au cou et le second dans le dos, avant d'être transférés vers deux hôpitaux de Ramallah, où les médecins ont prononcé leur décès.

Un journaliste de l'AFP présent au Complexe médical de Ramallah a vu des personnes endeuillées rassemblées autour de l'une des dépouilles.

Selon Amin Abou Alia, chef du conseil du village d'al-Mughayyir, "des colons israéliens (...) ont tenté de voler des moutons" et à la suite d'une confrontation, "l'armée israélienne a imposé un siège au village avant d'y faire une descente".

M. Abou Alia a déclaré à l'AFP que des tireurs d'élite avaient été positionnés dans le secteur, "ouvrant le feu à balles réelles sur les habitants qui tentaient de s'opposer aux colons".

L'armée israélienne, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, a affirmé que les moutons qui se trouvaient dans le secteur du village appartenaient à des Israéliens, indiquant avoir "sécurisé l'entrée du village" pour permettre leur retour à leurs propriétaires.

Sur place, une "émeute" a éclaté, pendant laquelle "des terroristes ont lancé des parpaings et des pierres" sur les soldats, d'après l'armée. Ces derniers ont ouvert le feu afin "d'éliminer la menace", a-t-elle ajouté.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, avec des attaques quasi-quotidiennes de colons et des raids réguliers sur des villages palestiniens.

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales par l'ONU au regard du droit international.

Selon un décompte de l'AFP fondé sur les données du ministère palestinien de la Santé, les soldats ou colons ont tué au moins 1.105 Palestiniens - combattants et civils - depuis le 7 octobre 2023.

Selon les chiffres israéliens, sur la même période, au moins 48 Israéliens - civils et membres des forces de sécurité - ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes.