La moitié des Européens complètement vaccinés, la Covid de retour à Wuhan

La résurgence du virus, qui frappe des pays qui pensaient avoir surmonté le pire, est favorisée par des taux de vaccination en baisse et de nouvelles mutations plus dangereuses. (Photo, AFP)
La résurgence du virus, qui frappe des pays qui pensaient avoir surmonté le pire, est favorisée par des taux de vaccination en baisse et de nouvelles mutations plus dangereuses. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 04 août 2021

La moitié des Européens complètement vaccinés, la Covid de retour à Wuhan

  • Sur l'ensemble de la planète, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 4 238 582 morts
  • L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le bilan pourrait être deux à trois fois plus élevé

PARIS: La moitié de la population de l'UE est désormais complètement vaccinée contre la Covid-19, alors que les autorités chinoises ont décidé de dépister tous les habitants de la ville où la maladie était apparue, Wuhan, touchée par quelques nouveaux cas de coronavirus.

Au moment où le variant Delta, hautement contagieux, pousse un nombre croissant de pays à imposer de nouvelles restrictions, 223,8 millions de citoyens de l'Union européenne ont reçu deux doses de vaccin, une seule dose après avoir guéri ou un vaccin à dose unique, selon un comptage réalisé à partir de sources officielles mardi à 11H00 GMT.

Sur l'ensemble de la planète, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 4 238 582 morts et contaminé près de 200 millions de personnes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le bilan pourrait être deux à trois fois plus élevé.

La résurgence du virus, qui frappe des pays qui pensaient avoir surmonté le pire, est favorisée par des taux de vaccination en baisse et de nouvelles mutations plus dangereuses.

Variant Delta en Chine

La Chine, où l'épidémie était apparue fin 2019 dans la métropole de Wuhan (centre), pensait l'avoir pratiquement éradiquée, ne relevant plus aucune contamination locale depuis des mois. 

Les habitants avaient renoué avec une vie normale et l'économie avait rebondi. 

Le regain épidémique touche désormais des dizaines de villes chinoises. La souche Delta se répand à travers le pays après avoir contaminé des employés nettoyant des avions à l'aéroport de Nankin (est).

À Wuhan, première ville du monde à avoir été placée en quarantaine dès le 23 janvier 2020, et pour 76 jours, l'ensemble des 11 millions d'habitants vont être dépistés.

À travers la Chine, le régime communiste a ressorti un arsenal de mesures radicales similaires à celles de début 2020, avec le confinement de certaines villes, une limitation des déplacements et un dépistage généralisé.

En Australie, des militaires ont été déployés dans les rues de Sydney (sud-est), la plus grande ville du pays, entrée dans sa sixième semaine d'un confinement prévu jusqu'à la fin du mois. Les autorités s'efforcent de freiner la propagation du variant Delta. Plus de 3 600 cas ont été enregistrés dans l'agglomération depuis mi-juin.

Seulement environ 15% de la population australienne, qui compte 25 millions d'habitants, a reçu deux doses de vaccin et la stratégie des autorités consiste à confiner afin de limiter la propagation du virus.

Celui-ci continue de toucher des pays où les programmes de vaccination ont été relativement efficaces. 

Aux États-Unis, frappés par une nouvelle vague liée au variant Delta, les hospitalisations atteignent ainsi des niveaux comparables à ceux du pic de l'été dernier.

Pour contenir cette résurgence du virus, New York, l'un des premiers épicentres de la pandémie dans le pays, a annoncé mardi que serait désormais exigée une preuve de vaccination pour se rendre au restaurant, dans les salles de spectacle et celles de sport, avec de premiers contrôles prévus mi-septembre.

Les États-Unis avaient atteint la veille, avec un mois de retard, l'objectif fixé par le président Joe Biden de 70% d'adultes ayant reçu au moins une dose de vaccin. À New York, ce taux s'élève à 71,8%, selon la mairie.

Impossible d'éradiquer le virus

Le ralentissement de la campagne de vaccination américaine au printemps, en particulier dans les régions traditionnellement conservatrices du Sud et du Midwest, ainsi que parmi les populations les plus jeunes, paupérisées, et les minorités ethniques avait empêché le pays d'atteindre cet objectif.

Les États-Unis ont cependant observé un rebond du taux de vaccination ces dernières semaines, notamment dans les régions les plus touchées par la flambée de l'épidémie. 

Face au variant Delta, certains pays ont d'ailleurs commencé à proposer une dose de rappel de vaccin. Selon des laboratoires, une injection supplémentaire assure une protection immunitaire renforcée, notamment vis-à-vis du variant Delta.

L'Allemagne a annoncé lundi qu'elle allait proposer dès le 1er septembre l'administration d'une dose de rappel aux populations âgées et vulnérables, ainsi qu'aux personnes n'ayant pas reçu de vaccin à ARN messager.

Cette décision est "dans l'intérêt des soins de santé préventifs", a souligné le ministère de la Santé.

La Suède a elle aussi indiqué prévoir de proposer une dose de rappel à "une grande partie de la population" en 2022, même si elle pourrait commencer par des populations vulnérables dès l'automne.

"Notre évaluation est qu'il n'est pas possible d'éradiquer le virus et que le travail de vaccination devrait donc être à long terme et centré sur la réduction des maladies graves et de la mortalité", a souligné l'épidémiologiste en chef suédois, Anders Tegnell.


Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête

Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
Des débris jonchent le sol autour de maisons endommagées à la suite d’une attaque signalée près d’un rassemblement de mariage à Kuhistik, Sirik, en Iran, le 2 septembre 2026. (Reuters)
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  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran reprennent dans le Golfe, avec de nouvelles frappes iraniennes contre des positions militaires américaines
  • Téhéran accuse Washington d’une frappe ayant tué quatre personnes lors d’un mariage. Les États-Unis enquêtent mais se disent sceptiques

TEHERAN: L'Iran a de nouveau visé jeudi des cibles militaires américaines dans le Golfe, jurant de venger l'attaque qui a tué quatre personnes lors d'un mariage mardi soir, frappe pour laquelle Washington a annoncé une enquête.

Les Etats-Unis, qui ne s'étaient jusqu'ici pas exprimés officiellement sur cette attaque, mènent "une enquête approfondie", a indiqué devant la presse le vice-président américain JD Vance, tout en se disant "sceptique".

"Je dirais que les médias d'Etat iraniens n'ont pas vraiment rendu compte de manière fiable de ce qui s'est passé dans ce conflit jusqu'à présent, je suis donc extrêmement sceptique à ce sujet", a-t-il déclaré.

Après un mois d'accalmie, les affrontements entre Washington et Téhéran ont repris dimanche à l'initiative de l'armée américaine, qui a dit vouloir empêcher des roquettes chargées de mines marines d'être tirées dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a répondu en ciblant ses voisins du Golfe, comme depuis le début du conflit déclenché par une offensive américano-israélienne fin février.

Pour autant, le vice-président américain s'est refusé de parler d'"une guerre", alors que le conflit est un sujet de mécontentement pour les électeurs américains à l'approche des élections législatives de novembre.

"Je n'appellerais pas ça une guerre. En ce moment, il n'y a pas d'échange de tirs", a-t-il dit.

- Vidéos partagées -

La frappe ayant ciblé un mariage, imputée par l'Iran aux Etats-Unis, s'est produite dans le district de Sirik (sud-est), et a également blessé près de 70 personnes.

Les vidéos montrant des décorations de fêtes au milieu de débris et de taches de sang ont été largement partagées en Iran. Le New York Times, qui a analysé les témoignages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux et interrogé des experts militaires, affirme qu'il s'agissait bien d'une frappe américaine.

"Le sang pur de ces martyrs (...) ne restera pas impuni et sera certainement vengé", a assuré jeudi Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, puissante armée idéologique iranienne.

Au total dans la nuit de mardi à mercredi, au moins 19 personnes dont sept membres des forces armées ont été tuées lors de bombardements en Iran, l'un des bilans les plus élevés de ces derniers mois.

L'Iran a aussi annoncé jeudi la mort de six membres de sa marine dans des frappes américaines, sans qu'on sache s'ils comptaient parmi les 19 personnes tuées.

Jeudi, son armée a notamment visé des "hangars d'avions de combat de l'armée terroriste américaine dans la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït", selon un communiqué militaire.

Aux Emirats arabes unis, ce sont les systèmes radar américains qui ont été visés sur la base aérienne al-Minhad, d'après la même source.

Le Koweït a dénoncé une "ignoble agression". Les Emirats n'ont pas confirmé avoir été ciblés, et on ne connaît pas l'étendue d'éventuels dégâts.

- "A tout moment" -

Le même scénario se répète depuis le début de la guerre, tandis que les négociations pour y mettre fin restent dans l'impasse.

Au cœur du conflit, le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures que l'Iran verrouille désormais depuis des mois.

Les Etats-Unis appliquent en représailles un blocus naval sur les ports iraniens. Jeudi, JD Vance a affirmé que le passage de pétrole et de gaz avait "presque" retrouvé ses niveaux d'avant-guerre dans le détroit.

Washington n'a de son côté pas bombardé l'Iran ces dernières heures, même si Donald Trump a averti que les Etats-Unis restaient prêts à frapper "à tout moment".

Alors que Donald Trump peine à trouver une issue à ce conflit impopulaire et coûteux, l'administration américaine mise aussi sur la pression économique, avec par exemple l'annonce de divers nouvelles sanctions à venir contre les partenaires commerciaux de Téhéran.

Les cours du pétrole sont repartis à la hausse ces derniers jours du fait du regain de violences, le Brent, référence mondiale, évoluant au-dessus de 95 dollars.

Les investisseurs restent sceptiques "quant à une normalisation prochaine des flux énergétiques transitant par le détroit d'Ormuz", observe Jim Reid, économiste pour la Deutsche Bank.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.